Kyo a le champ libre! par Titi chan





Note de l'auteur
: Stage des membres du conseil des lycéens. Yuki, Kakeru… seront absents pendant deux jours.
Tohru et Kyô vont seuls en cours le matin et il va la chercher le soir à son travail.

 

Veille du départ de Yuki.

Il est en train de fermer la petite valise qui contient ses affaires. Tohru se présente à la porte ouverte.
Tohru (^_^) : Le dîner est prêt ! Oh je vais t ‘aider !
Yuki : Merci Tohru mais ça va aller.
Il range la valise dans un coin de sa chambre et sort. Dans le couloir il percute Kyô qui descendait aussi pour manger.
Kyô : Eh ! Tu peux pas regarder où tu marches Yuki ?
Pensée Tohru : Yuki ? Il l’a appelé Yuki ? Pas sale petit rat, ni rongeur ? Qu’est-ce qu’il lui prend ?
Yuki aussi est surpris et ne sait pas quoi répondre, son insulte reste coincée dans sa gorge.
Kyô : Alors ? Tout est prêt ?
Yuki semble perdu, il va au salon. Kyô se tourne vers Tohru.
Kyô : Qu’est-ce qu’il a ?
Tohru : Euh…je…
Kyô : Bon, ben moi j’ai faim !
Pensée Thoru : Kyô est vraiment bizarre. Depuis ce matin il n’a insulté personne, pas même Yuki et il n’a pas non plus hurlé. Je dois dire que je n’y comprends rien…

A table.

Shiguré : Alors, Yuki, tu es prêt ?
Yuki : Mmm… (il a la bouche pleine)
Kyô : Tohru, c’est excellent !
Pensée Tohru (0_0) : Pourtant c’est le même Kyô puisqu’il n’a pas touché aux poireaux.
Yuki arrête de mâcher et Shiguré éclate de rire.
Shiguré : Ca fait plaisir de te voir te décoincer un peu !
Kyô devient tout rouge et baisse la tête.
Pensée Yuki : Il a un comportement très étrange. Est-ce que serait à cause de moi ?
??? : Guten Abend* ! * Bonsoir !
Tohru : Momiji !
Il rentre et s’installe à côté de Tohru. Il pose sa tête sur son épaule. Personne ne réagit mais tout le monde surveille discrètement Kyô.
Kyô : Je peux prendre la dernière boulette de riz ?
Tohru a un petit rire nerveux et l’y autorise.
Shiguré : Alors Momiji tu as ce que je t’ai demandé ?
Momiji : Oui !
Il sort de sa poche un paquet qu’il donne à Shiguré.
Kyô (la bouche pleine) : Ché pour cha que tu es venu jusqu’ici ?
Momiji : Non, j’étais au travail de Papa et puis je voulais voir Tohru et dire au revoir à Yuki aussi.

Le jour du départ – Vendredi matin.

Ils sont devant le bus et ils embarquent les bagages. Yuki a un air triste et Tohru aussi. Kyô a disparut.
Tohru : Fais très attention à toi Yuki, j’espère que tout va bien se passer !
Yuki : Merci de t’inquiéter pour moi Tohru, mais je crois que ça va aller !
Elle baisse la tête les larmes aux yeux. Yuki lui relève le menton en la regardant tendrement. Il l’embrasse sur le front et lui fait un signe de la main en montant les marches du bus. Elle le suit des yeux quand il démarre.

Un peu plus tard

Kyô : Alors, il est parti ?? Tu es triste ?? Il va sûrement beaucoup te manquer, non ?
Tohru :Euh…
Kyô : Vous vous entendiez très bien ces temps-ci, pas vrai ?
Tohru :Qu’est ce que tu veux dire ?
Kyô : Non, laisse tomber…
Tohru : En tout cas, je suis contente de rester avec toi !
Kyô (gêné) : La cloche va sonner, tu viens ?
Il la prend par la main et l’entraîne vers les classes.
Hana (qui les observe de loin) : Kyô va avoir le champ libre maintenant !
Elles suivent Kyô et Tohru.
En entrant en classe, Arisa murmure a l’oreille de Kyô : Eh, t’as intérêt à prendre soin d’elle, compris carotte !
Kyô : Tu me prend pour qui, yankee ?
Hana : Oh, bravo, tu as réussi à te maîtriser !
Kyô : La ferme, sorcière !

Le soir dans la maison de Shiguré.

Tohru : Ca fait un peu vide sans Yuki !
Shiguré : C’est aussi plus calme
Kyô : on peut savoir ce que tu sous-entend ?
Shiguré (^_^) : Moi ? Mais rien, rien du tout !T’es parano Koko !
Kyô : M’appelle pas comme ça ! >.<
Shiguré : Allez , tu vas pas t’énerver alors qu’une opportunité se présente enfin !
Kyô : je vois pas de quoi tu parle !
Tohru : Il y a un problème Kyô ?
Kyô : Oui, je voudrais que ce baka inu* dégage de là ! *stupide chien
Shiguré: Allons, Kyô , si je ne suis pas là pour te surveiller, qui sais dans quel état on retrouvera Tohru !
Kyô (tout rouge) : Je vois pas ce qu’elle fait au milieu de tout ça !
Shiguré: Ne fait pas l’innocent, tu…
*BLAM !*
Kyô vient d’assommer Shiguré qui est complètement sonné (x_x)
Tohru : Le repas est prêt ! A table !

Dans le bus.

Yuki a les yeux rivés sur le paysage. Kakeru s’appuie sur le dossier du siège de Yuki.
Kakeru : Ben alors, t’es déjà nostalgique ?
Yuki : Laisse moi tranquille !
Kakeru : Oulaa !T’es de mauvaise humeur toi !Tu pense à Tohru, c’est ça ?
Yuki : Mais, non, arrête de te mêler de mes affaires !
Kakeru : Ton cousin va profiter de ton absence , hein ?
Pensée Yuki : Il a raison, peut-être que j’aurais dû rester là-bas…
Kakeru : Allez, n’y pense plus, des dizaines de filles sont collées à toi, tu vas vite l’oublier !
Pensée Yuki : Comme si c’était possible…

Dans le potager.

Tohru entretient les légumes de Yuki. Kyô la cherche et la trouve à genoux et pleine de terre.
Kyô : Mais qu’est-ce que tu fous ?
Elle s’essuie le front avec le dos de la main et se met de la terre.
Tohru : Comme Yuki est parti, je m’occupe du potager à sa place.
Kyô : Arrête de penser a lui tout le temps, il s’en occupera quand il rentrera, ce n’est que deux jours !
Tohru : Mais…
Kyô : Allez viens, il est tard, tu vas attraper froid.
Il essuie la terre de son front et de ses joues avec sa manche.
Kyô : Euh…dis-moi Tohru,…euh… tu n’as pas envie d’aller au ciné demain matin ? Tout….Tout seuls…tous les deux…
Tohru : Ouah ! Ce serait trop chouette ! Merci, merci Kyô !
Elle est tellement contente qu’elle le prend dans ses bras pour le remercier.
*POUF ! * Chat !
Thoru : Oh ! Je suis désolée Kyô ! Je suis bête, je n’y ai pas du tout pensé ! J’étais tellement contente !
Kyô : Mais tu ne peux pas faire un peu attention quand mê…. Bon, ça ne fait rien.
Elle ramasse les habits de Kyô et le chat qu’elle serre contre elle pour qu’il ne se retransforme pas.

Samedi matin.

Tohru fait la vaisselle. Shiguré est dans son bureau.
Kyô : Tu veux que je t’aide ?
Pensée Tohru : Il a vraiment changé depuis… en fait depuis que Yuki est parti…
Tohru : Bien sûr !
Shiguré entre dans la cuisine et trouve Kyô le torchon à la main.
Shiguré : Si c’est pas mignon de voir ça !
Tohru rougit et Kyô se met en colère.
Kyô : Retourne travailler ! >.<
Shiguré : Au fait, Tohru, je ne mangerais pas ici à midi. Je dois me rendre quelque part.
Tohru : Ah…euh… OK.
Shiguré: Profitez-en bien !
Kyô : Dégage !!
Il envoie violemment le chiffon dans sa direction mais Shiguré disparaît en souriant.
Kyô : Grrr… Baka !
Tohru : Allons Kyô, ne te fâche pas, il n’a rien dit de mal ! (Elle murmure) Bon qu’est-ce que je vais faire à midi ?
Pensée Tohru : Voyons… Je crois qu’il avait bien apprécier les crêpes la dernière fois…
Kyô (tout gêné) : Euh…Tohru ?
Tohru : Oui ?
Kyô : Je me disais…
Pensée Kyô : Faut que je me lance, sinon elle me prendra pour un parfait idiot !
Kyô : Comme la séance est en début d’après-midi, je me disais qu’on aurait pu aller au restaurant…ou…
Tohru contemple la mousse dans l’évier.
Pensée Tohru : Il m’invite au restaurant ? Ah ! Peut-être qu’il n’aime pas ce que je prépare et qu’il se force à manger pour ne pas me vexer ?!
Comme elle ne répond rien, Kyô s’alarme.
Kyô : Eh ! Mais si tu veux pas c’est pas grave ! Si tu n’as pas envie, ça fait rien !
Pensée Tohru : Ca n’a peut-être rien à voir avec ma cuisine au fond…
Tohru (^_^) : Au contraire, cela me ferait très plaisir !
Dans son coin Kyô sourit, soulagé.

Dans la rue.

Kyô : Bon on va où ?
Tohru : Là-bas, ils ne font que du poisson, ça te va ?
Il hoche la tête. Tohru toute excitée par cette sortie, l’attrape par le bras et trottine vers le restaurant.
Pensée Kyô : Je suis au moins sûr d’une chose, c’est que ça lui fait plaisir.

Durant tout le repas, Tohru rit. De temps à autres, Kyô s’autorise un sourire lui aussi.
Pensées Kyô & Tohru : Ca fait du bien de la/le voir rire.
Pensée Kyô : Elle est vraiment incroyable ! Elle a un enthousiasme à toute épreuve !
Pensée Tohru : J’ai honte maintenant d’avoir pensé, un jour, qu’il ne savait donner que des coups et hurler.
Kyô : J’ai bien mangé. Et toi ?
Tohru : Moi aussi, c’était excellent !
Kyô : On devrait y aller sinon on va être en retard.

Ils marchent en papotant jusqu’au cinéma. Quand ils sont installés, Tohru est tellement impatiente qu’elle saute comme une puce sur son siège.
Tohru : Ah ! Ca commence !
Pensée Kyô : Jamais je ne me serais cru capable de faire tout ça. Finalement l’absence de Yuki n’a que des avantages. NON ! Je me défends de penser à lui ! Est-ce qu’elle y pense, elle ?
Il se tourne vers Tohru. Elle est obnubilée par le film.
Pensée Kyô : Non, sûrement pas en ce moment. Et même depuis ce matin elle n’y a pas fait allusion…
Vers la fin du film, il regarde toujours Tohru. Celle-ci a les larmes aux yeux. Il sort un mouchoir de sa poche et le lui donne.

Après la séance, dehors.

Tohru : Ouah ! Il était trop bien ! Encore mieux que le premier qu’on est allé voir avec Kagura !
Pensée Kyô : Elle a complètement zappé Yuki…
Elle fait de grands gestes en torturant le mouchoir de Kyô.
Tohru : Merci pour le mouchoir.
Kyô : Tu sais, tu ne devrais pas regarder des films qui te font pleurer. Je ne vois pas l’intérêt.
Tohru : Ca ne t’a pas plu ?
Kyô : Oui…euh..je…
Pensée Kyô : Ca raconte quoi ? J’ai passé mon temps à la regarder et voilà où j’en suis !
Il secoue la tête.
Kyô : Il t’a plu à toi ?
Tohru (^_^) : Bien sûr ! Enormément !
Kyô (^_^) : Alors il m’a plu aussi !

Ils continuent de discuter quand Tohru s’arrête devant une vitrine. Elle est émerveillée par la robe qui s’y trouve.
Tohru : Ouuaah !! Elle est magnifique !!
Kyô : Je ne comprends pourquoi les filles s’émerveillent juste pour un bout de tissu.
Tohru : Tu ne la trouve pas jolie ?
Kyô : De toutes façons j’y comprends rien à ces trucs !
Tohru : En tout cas je peux te dire que c’est la plus jolie que je n’ai jamais vu !
Il réfléchit.
Kyô : Ca te plaît de faire les boutiques ?
Tohru : Euh… oui je le faisais souvent avec maman et puis aussi avec Uo et Hana.
Kyô : Allez viens, on continue, alors.
Tohru : Tu aimes aussi ?
Kyô : Non, pas spécialement mais si on rentre trop tôt, on va devoir supporter Shiguré !
Tohru : Ah… D’accord.
Ils se dirigent vers le grand centre commercial.
Kyô : Non pas là bas. Il y a trop de monde dans les grands centres commerciaux, je me transformerais comme un rien ! On fait plutôt les petites boutiques !

Ils marchent tout en jetant un coup d’œil sur les vitrines. Tohru pousse des exclamations émerveillées à chaque fois qu’elle voit quelque chose.
Pensée Kyô : Je pensais pas que c’était si fatigant de faire du shopping… Elle va me tuer si elle continue comme ça…
Tohru : Je m’amuse comme une folle !

Kyô : Mouais…
Pensée Kyô : Je pensais pas qu’elle serait si contente. Elle rit tout le temps mais là je dois dire que c’est rare de la voir aussi joyeuse.
Ils continuent de marcher.

Tohru : Que c’est joli !
Pensée Kyô : J’ai soif.
Tohru : Je suis sûre que ça plairait à Hana, ça !
Pensée Kyô : J’ai mal aux pieds.
Tohru : Bah ! C’est vraiment horrible ce truc !
Pensée Kyô : J’ai chaud.
A un moment ils passent devant un fleuriste et Tohru voit des jonquilles.
Tohru : Oh ! C’était les fleurs préférées de Maman. Il y en avait toujours un bouquet dans la maison. Moi j’ai toujours préféré les roses…
Pensée Kyô : Des roses… Comment je peux faire pour l’éloigner un peu ?
Il voit un marchand de glaces, un peu plus loin.
Kyô : Tohru, tu veux une glace ?
Tohru (^_^) : Oui !
Il lui tend son portefeuille.
Kyô : Tiens. Tu vas les chercher ?
Tohru : Quel parfum tu veux ?
Kyô : Choisis pour moi.
Elle s’en va vers la petite boutique. Il sort quelques pièces de sa poches et les tend au fleuriste. Celui-ci lui donne une rose rouge.
Tohru : Et voilà, vanille !
Kyô : Je préfère la fraise (il se rend compte qu’il a fait une gaffe). Mais la vanille, ça va très bien !
Tohru commence à manger sa glace. Il a la sienne dans une main et la fleur, cachée dans son dos, dans l’autre. Il se décide enfin à la lui offrir. Il lui met la rose sous le nez sans dire un mot et sans la regarder.
Tohru : Qu’est-ce que c’est ?
Kyô : Une rose.
Tohru : Elle est pour moi ?
Kyô : Ben évidemment ! Tu as dit que tu préférais les roses.
Tohru (^_^) : Merci Kyô, merci beaucoup !
Kyô : Bon ça va ! Pas la peine d’en faire tout un plat.
Pensée Tohru : Kyô est maladroit mais il a un grand cœur. Il sait même être romantique. C’est vraiment une merveilleuse journée !
*Plic Ploc Plic Ploc*
Tohru : Tiens des gouttes. Il ne va pas pleuvoir maintenant quand même ?
Kyô : Je ne veux pas être mouillé, moi !
Tohru : C’est vrai, j’avais oublié que les chats n’aiment pas l’eau !
Kyô (>.<) : Ca n’a rien à voir avec ça, je veux rester sec, c’est tout !
Tohru : On a qu’à rentrer, je suis fatiguée en plus.
Le temps qu’ils arrivent, il pleuvait des cordes.

Shiguré: Ah ! Vous êtes rentrés ! Je m’inquiétais de ne pas voir revenir Tohru !
Kyô (tout mouillé) : Merci pour moi !
La jeune fille revient avec des serviettes. Une fois secs, Tohru prépare le dîner. Pendant le repas Shiguré leur annonce que, comme Yuki rentrera tard ce soir, que ce n’était pas la peine de l’attendre.
Kyô : De toutes manières on est trop fatigué pour l’attendre…
Tohru : C’est vrai mais ça lui aurait fait plaisir…
Shiguré : Tutu… C’est un ordre, vous allez vous coucher !

Pensée Kyô (dans son lit) : Je suis crevé… C’est trop fatigant, jamais je ne referais du shopping… Enfin, le fait d’avoir été auprès d’elle toute une journée, seuls, me fait oublier ma fatigue… Je pense que c’était le meilleur moyen de profiter du temps qu’il me reste…
Pensée Tohru (dans son lit) : Ouf ! Ca fait du bien de s’allonger enfin ! C’est vraiment étrange de voir Kyô comme ça, c’est un caractère qui lui va bien. Peut-être qu’il ne veut pas se montrer ainsi devant les autres parce qu’il se sent plus faible…
Tohru (seule dans sa chambre) : Je vais lire un peu, ça va me détendre.
Elle jette un regard attendrit à la rose rouge posée dans un vase sur le bureau. Elle soupire avant de se plonger dans sa lecture.

Très tard, dans la nuit.

Yuki est arrivé et Shiguré est allé le chercher. En rentrant, ils voient de la lumière dans la chambre de Tohru.
Shiguré : Elle t’aura finalement attendu…
Yuki monte et frappe. Comme personne ne lui répond, il entrouvre la porte et trouve la jeune fille endormie, la plupart de ses livres éparpillés sur le lit. Il entre pour éteindre la lumière. Au moment de sortir, il voit sur le bureau la fleur. Un instant il s’arrête puis s’en va, une expression triste sur le visage, en pensant avoir deviné d’où elle provenait.





FIN