Tempête de neige par Elizaza





Chapitre 1






Driiiiiiiiiiing !!!!!!!! Driiiiiiiiiiing !!!!!!!! Driiiiiiiiiiiiing !!!!!!!!!!!!!

- Allô ? Hatori Sôma à l’appareil.

- Hatori, c’est Mei. Ayumi est avec moi, rejoins moi au parc, s’il te plait, on doit te parler. Bip,bip,bip………clic.

Hatori resta quelques minutes abasourdi sous la nouvelle, elles étaient revenues .

Il vaut mieux que je ne dise rien à Akito, il en ferait une attaque », pensa t’il.

Il retira sa blouse et s’en alla presque en courant ; dehors il faisait chaud, l’été était là.

Il arriva au parc et ne chercha pas longtemps car il vit de loin les longs cheveux bouclés d’Ayumi.

- Mei ! Ayumi ! cria t’il de loin en faisant un signe de la main, il arriva à leur hauteur.

Mei est une charmante femme d’une trentaine d’années aux cheveux courts noires et au teint livide.

Elle ressemble toujours autant à un vampire », se rappela Hatori.

Ayumi, elle, est une jeune adolescente aux airs de princesse avec sa longue chevelure blonde et sa peau dorée.

- Cela va faire sept ans qu’on ne s’est pas vu, Hatori-San, fit Ayumi d’une voix douce.

- Oui, sept ans. Je n’ai plus vingt ans….

- Et moi, je n’ai plus neuf ans.

- Hatori, on vient de loin, on aimerait se reposer…, fit Mei.

- Oh, oui, bien sur ! Quel temps fait il à Hokkaido ?

- Il pleut.

- Tu nous emmènes pas au manoir, hein ? Chez un de tes amis peut-être ? reprit Mei.

- Euh, chez Shiguré.

Elles restèrent pétrifiées.

- Oui, euh, il n’a pas changé depuis 7 ans. Venez ma voiture est garée par là.



Chez Shiguré


- Regarde un peu où tu marches, idiot de rat !

- Imbécile de chat, t’as qu’à pas laissé traîner tes affaires !!

- Les garçons, on est en train de déjeuner, je ne vois pas du tout pourquoi vous faites vos valises à ce moment là !

- C’est parce qu’on part demain, Shiguré ! Toi je suis sûr que tu ne les as toujours pas faites ! répliqua Kyô légèrement en colère.

- Ha, ha, Kyô ! J’ai toute la journée devant moi.

- Shiguré au fait, tu devais pas rendre cinq cent pages à ton éditeur pour aujourd’hui ?demanda Yuki.

- On verra, ha ha !

- Inconscient ! siffla Yuki et Kyô en même temps.

- Shiguré-san, votre journal, murmura Tohru en le lui tendant.

- Merci Tohru, toi au moins tu penses à moi. Tu ne voudrais pas m’aider à faire mes valises ?

- Mais bien sûr, avec pl…

- Surtout pas !! Tohru laisse-le ! Il est assez grand pour les faire lui même !! s’écria Kyô.

Ding- dong, ding-dong !!

- Ah, on sonne à la porte, je vais voir, s’écria Tohru.

Elle accourut à la porte d’entrée et l’ouvrit.

- Ah, bonjour Hatori-san !!

- Bonjour Tohru, je peux voir Shiguré?

- Oui, il est dans le salon…

- Merci, fit Hatori.

Il entra suivit de deux femmes.

- « Qui est-ce ? » se demanda Tohru, elle s’en alla dans la cuisine pour faire du thé.

- Hatori ! fit Shiguré la mine réjouit en le voyant, il s’assombrit brusquement en voyant la suite.

- Mei ?! Et… Ayumi ? murmura t’il surpris.

Kyô et Yuki les regardèrent surpris ainsi que Tohru qui venait d’entrer, un plateau couvert de tasses dans les mains.

- Vous êtes revenues ?

- Oui, mais nous sommes dans l’incapacité d’entrer au manoir et…

- C’est pourquoi j’ai pensé à toi, finit Hatori.

- Penser à moi ?

- Pour les héberger.

- Juste quelques jours, le temps de voir Akito, enfin s’il le veut bien.

- Euh oui, d’accord. Mais nous partons à la mer demain et …euh…Oh ! Tohru, les garçons je vous présente Mei et Ayumi Sôma. Mei est la plus jeune

tante d’Akito et Ayumi est une lointaine cousine.

- Bonjour, je m’appelle Tohru Honda.

- Bonjour, murmura Ayumi en faisant un grand sourire.

- Comment ce fait t’il qu’on n’ait jamais entendu parler de vous ? demanda Yuki.

- Oh, c’est à cause d’un gros problème, répondit Mei.

- A cause de moi, pour tout vous dire, ajouta Ayumi, ce que j’ai fait n’a pas plu à Messire Akito.

- Ayumi, gronda Hatori.

- Laisse, je ne dirai rien.

- Bon, je vous laisse, si je m’absente trop longtemps, Akito va soupçonner quelque chose, fit Hatori et il s’en alla.

- Euh, Tohru, tu peux aller te promener avec Ayumi ? demanda Shiguré, j’ai à parler avec Mei.

- D’accord, répondit Tohru.



Dans le bois.



- Alors, vous habitez où, mademoiselle Sôma ? demanda Tohru.

- Dans une petite ville d’Hokkaido.

- Hokkaido ! C’est loin ! Il fait beau là-bas en ce moment, melle Sôma ?

- Non, il pleut ;mais tu peux m’appeler Ayumi, tu sais ! Alors ça fait combien de temps que tu habites chez Shiguré ?

- Euh, depuis presque un an et demi !

Ayumi s’appuya contre un arbre et regarda en direction de la maison.

- Et tu t’y plais ?

- Oh, oui ! Je suis très bien chez eux, il ne faut pas s’inquiéter !

- Je ne m’inquiète pas ni pour eux ni pour toi. Donc tu dois bien être au courant de leur secret ? Demanda Ayumi.

- Au sujet du Junnishi ? Oui ! Et vous…euh…toi aussi ?

- Oui.

Tohru resta quelques secondes silencieuse.

- …Euh…mais pourtant, Hatori m’a dit un jour qu’il y avait très peu de personne qui le savait au sein de la famille Sôma et toi Ayumi, tu es une
lointaine cousine…comment peux-tu savoir leur secret ?

- Tu n’es pas aussi bête qui n’y paraît ! Fit Ayumi surprise, et bien, … je ne pense pas que j’ai le droit de te le dire.

- Ce n’est pas grave !! Bon, on rentre ? Je pense que Shiguré et Melle Mei Sôma ont fini de discuter.

- Oui, tu dois avoir raison.





Chapitre 2





Chez Shiguré


- Ah, Tohru et Ayumi reviennent ! claironna Shiguré tout joyeux, Yuki, Kyô, vous pourriez parler un peu à votre cousine, non ?

Mei se leva et prit son manteau.

- Quant à moi, il faut que j’aille voire Akito. Je reviendrai le plus tôt possible.

Tohru et Ayumi entrèrent au moment où Mei partie.

- Amuse toi bien, Mei ! Lui dit Ayumi en lui faisant une tape dans le dos.

- Ouais, bah, on verra.

- Dis donc toi, c’est Ayumi ton prénom, hein ? Comment ça se fait qu’on ait jamais entendu parler de toi ? L’interpella Kyô.

- T’es le chat, c’est ça ? C’est Kyô ton prénom ? demanda Ayumi.

Kyô hocha la tête à toutes les questions.

- Moi, j’ai déjà entendu parler de toi quand j’étais petite.

- Comment ça ?

- Mon père était le grand frère de ta mère, déclara tranquillement Ayumi.

- Quoi ?! De ma mère !! Mais je n’ai jamais entendu parler ni de toi ni de ton père !Ca voudrait dire que j’ai un oncle ?

- Que tu avais un oncle, le reprit Ayumi.

Elle se tourna vers Tohru .

- C’est vrai que vous partez demain à la mer ?

- Euh ? Oui, répondit Tohru.

- Eh ! Ayumi, ne change pas de sujet, pourquoi tu as dit que j’avais un oncle ? coupa Kyô énervé.

- Parce qu’il est mort, t’es débile ou tu le fais exprès ? Demanda Ayumi légèrement furieuse.

- Quoi, moi débile ?! Qui c’est qui t’a permis de me parler ainsi, idiote ! hurla Kyô très en colère.

- Tu veux ma main dans ta figure, tas de puces ? Arrête de m’emmerder ! hurla Ayumi encore plus fort.

- Il n’y a pas de doute, murmura Yuki entre eux deux, vous êtes vraiment très proche niveau caractère.

- De quoi tu causes, crétin de rat ?! cria Kyô.

- De rien, de rien, souffla Yuki.

- Ayumi, Kyô, calmez-vous, je ne tiens pas à avoir la police sur le dos, réprima Shiguré le sourire aux lèvres.

- Excuse-moi Shiguré-san, murmura Ayumi les yeux baissés.

- Ce n’est pas grave, Ayumi, je me souviens encore de toi quand tu étais petite, tu étais si…

- Mignonne ? Hasarda Tohru.

- Je pense que le mot qu’il cherche c’est « chiante » ou « exaspérante », fit Kyô avec une mine boudeuse.

- TOI !! J’vais te faire la peau, chat de gouttière ! s’écria Ayumi en lui chopant le col de sa chemise.

- Arrgh ! Laisse-moi tranquille ! Cria Kyô en s’échappant de l’emprise d’Ayumi.

(Pendant cette brève bagarre Yuki et Tohru en ont profité pour aller se promener dans le jardin.)

- Et bien, murmura Shiguré en soupirant, les vacances à la mer vont être vraiment pénible avec ces deux là !



Au Manoir Sôma


- Melle Mei, vous êtes revenu ? Demanda un vieille servante d’une voix pointue.

- Oui, je dois parler à mon neveu.

- Votre neveu ? AH !! Vous voulez dire à Mr Akito.

- Oui.

- Il ne veut recevoir personne, je suis désolée… Où allez vous Melle Mei ? Redemanda la servante en la poursuivant.

- Voir Akito, c’est urgent ! Je me fiche qu’il ne veuille voir personne, c’était prévisible !

- Mais, Melle Mei ! Il va être très en colère !

Mei ouvrit brusquement une porte coulissante et entra dans la pièce.

- Quoi ?! Qui ose entrer ainsi ? S’écria Akito en se levant l’air furax.

- Mr Akito, j’ai fait ce que j’ai pu pour l’empêcher d’entrer mais…,commença la servante.

- Sors ! coupa Akito en pointant du doigt la porte.

La vieille servante sortie en s’excusant.

- Bonjour Akito.

- …Tante Mei ? ça va bientôt faire sept ans, murmura Akito d’un ton doucereux.

- Sept ans, oui, depuis ce fameux jour.

Akito grimaça.

- Pourquoi êtes-vous ici, ma tante ?

- La promesse sera bientôt réalisable, non ? Vous n’avez pas oublié Akito ?

- Je n’oublie jamais rien ! Lança t’il sèchement.

- C’est bien…

- Elle est toujours à Hokkaidô, hein ?

- Non, Ayumi est venue avec moi.

Akito lança un coup d’œil effaré vers la porte.

- Elle n’est pas venu au Manoir. Elle n’a pas exprimé le désir de vous voir.

- Tu es juste venu me rappeler cette promesse, Mei ? Gronda Akito, ne t’inquiète pas voyons, je te ferais rien.

Il prit le visage de Mei entre ses mains.

- Dans 4 pleines lunes, Akito ! N’oublie pas que tu en a fais la promesse à ta mère !

Il la poussa en arrière.

- Laisse-moi ! Va t’en ! Ne viens plus me torturer ici ! Demain, tous le monde part à la mer ! Va avec eux !

Mei se releva et s’éloigna.

- N’oublie pas Akito !

Il se mit à gémir de colère et fracassa une vitre avec un tabouret.





Chapitre 3





Chez Siguré le soir


- Demain, c’est le grand jour, demain c’est le grand jour, chantonna Shiguré tout heureux en lisant son journal.

Pendant se temps Ayumi et Tohru sont dans la cuisine en train d’essuyer la vaisselle.

- Je sens qu’on va bien s ‘amuser demain ! dit Tohru un grand sourire sur les lèvres.

- Uhm…

- Tu n’aimes pas la mer, Ayumi ? demanda Tohru.

- Je n’y suis jamais aller . A Hokkaidô, il n’y a que la neige en hiver.

- Oh ! Donc on peut dire que c’est une grande première pour toi !

- On peut dire ça .

Kyô entra dans la cuisine, ouvrit le frigidaire et prit une bouteille de lait.

- Pour toi aussi, ce sera la première fois, Kyô ? demanda Tohru.

- De quoi tu parles ? demanda Kyô en buvant.

- Voyons, Tohru ! Il n’y a qu’à le regarder ! Tout est une première fois pour Kyô ! Hahahahaha ! se moqua Ayumi.


- Ayumi, ton rire est vraiment crispant … Mais j’ai décidé de ne plus me mettre en colère contre toi puisqu’on est très proche cousin.

- Pitié ! Tu es plus marrant quand tu te mets en colère ! En fait, je sais maintenant ton surnom Kyônkyôn !

- Qui…qui te l’as dit ?

- Tohru.

- Désolé, Kyô, elle me posait des questions sur toi et j’ai pas pu m’en empêcher, murmura Tohru en rougissant.

- C’est pas grave, Tohru ! En fait, moi aussi, j’ai des questions à te poser Ayumi !

- Ah ?

- Comment est mort mon oncle ?

- Pourquoi tu veux savoir ça ?

- Bah, je ne le connaissais pas.

Ayumi resta silencieuse.

- Ca fait longtemps qu’il est mort ?

- J’avais 4 ans.

- Mais tu vis toujours avec ta mère, non ? demanda Tohru compatissante.

- Non, elle est morte avec lui.

- Oh, je suis désolée !!

- J’étais petite…je me souviens presque plus d’eux…, murmura Ayumi perdu dans ses pensées.

- Tohru ! cria Shiguré du seuil de la cuisine.

Ayumi sursauta et fit tomber l’assiette qu’elle était en train d’essuyer.

CRAAC !! L’assiette explosa en mille morceaux.

- Excusez-moi, murmura Ayumi en se baissant pour ramasser les débris.

- Fait attention Ayumi, tu vas te blesser !! s’écria Tohru.

- Aïe ! Je me suis coupé au doigt… Ne t’inquiète pas Tohru je vais me soigner tout à l’heure.

- Tohru, reprit Shiguré, tu as Saki au téléphone.

- Saki ? J’y vais, dit Tohru en sortant de la pièce.

- Ayumi, tu es dans les vapes ? demanda Shiguré.

- Hein ? Non, je pensais à quelque chose.

- Il est bientôt 23 H, demain on part tôt ! Vous devriez aller vous couchez !

- D’accord, murmura Ayumi en sortant à son tour.

- Shiguré, tu as fait ta valise, hein ? demanda Kyô soupçonneux.

- Une valise c’est vite fait !

- Tu veux dire que tu l’as pas encore fait ?! s’écria Kyô.

- Bonne nuit, Kyônkyôn ! fit Shiguré en sortant.



Dans la bibliothéque


- Tu t’es blessée Ayumi ? Attends je vais te mettre un pansement, fit Mei en ouvrant une boîte à pharmacie.

- Oh, ça saigne plus, répondit Ayumi.

Elle regarda silencieusement Mei en train de la soignée.

- Mei, dis, comment ils sont morts mes parents ?

- Hein ? Euh, tu le sais bien voyons !

- Ils sont morts en pleine mer, je sais…On me le répète depuis que je suis petite…mais…

- Mais ?

- Laisse tomber ! Bonne nuit ! murmura Ayumi en se couchant.

Mei soupira et se coucha à son tour.





Chapitre 4





Le lendemain matin, cinq du matin.



- On était obligé de se lever si tôt ? demanda Yuki à moitié endormi.

- Oui, à cause des embouteillages, répondit Hatori en rangeant une énième valise dans le coffre.

Ayumi et Tohru arrivèrent avec des glacières.

- Il y a quoi dedans ? demanda Kyô.

- Des têtes de poissons avariés, répondit Ayumi.

- Quoi ?! redemanda Kyô.

- On a pensé à toi.

- Tu rigoles, Ayumi ! J’manges pas des têtes de poissons avariés ! Tohru, c’est une blague j’espère !

- Oui, Kyô, on a fait des repas à emportés pour manger pendant le trajet, répondit à sa place Ayumi.

- Ayumi a même fait une recette d’Hokkaidô ! ajouta Tohru en souriant.

- TOHRU BONJOUR !! cria une voix joyeuse.

- Momiji, tu es en pleine forme dès le matin, c’est bien ! s’exclama Tohru.

- J’suis tellement impatient d’aller à la mer avec toi Tohru !! Euh … Qui étes vous ?

- Oh ! Momiji, je te présente ta cousine Ayumi Sôma.

- Ayumi ?, Momiji la regarda de coté, tu as un faux air de Kyô comme ça.

- QUOI ?! C’EST PAS VRAI !! s’écrièrent Kyô et Ayumi en même temps.

- Si, si, c’est vrai.

- Le physique et le caractère, ça va bientôt devenir intolérable ici ? murmura Yuki.

- QUOI ?! Qu’est ce que t’as dit sale rat ? demanda Kyô furieux.

Yuki lui tourna le dos.

- GRRR, gronda Kyô.

- Dépêchons nous, on doit partir à six heure et il est cinq heures et demi, rappela Hatori en fermant le coffre.

- Kisa et Hiro vont bientôt arriver, je les ai appelés, fit Momiji une sucette à la main.

- En fait Hatori, on n’a qu’une seule voiture, demanda Yuki, est ce que ça va aller ?

- Oui, ajouta Tohru, il y a Shiguré, vous, Mei, Yuki, Kyô, Momiji, Ayumi, Kisa, Hiro et moi, cela fait 10 personnes et la voiture ne contient que cinq places.

- Hatsuharu, m’a prévenue qu’il viendrait par son propre moyen, ajouta Momiji.

- Avec son vélo ? demanda Tohru naïve.

- Non, en voiture.

- Bon, lâcha Hatori, on a un sérieux problème, à part moi personne d’autres sait conduire.

- Moi si, fit Ayumi, j’ai eu mon permis il y a 3 mois.

- T’as de la chance, s’écria Momiji.

- Au moins tu te laisses pas aller comme Shiguré, fit Hatori.

- Pourquoi tu dis ça ?

- Quand t’était petite, tu disais vouloir ressembler à Shiguré.

- Ah bon, c’est mignon ! s’écria Tohru.

- Ouais, bon on va le chercher où la deuxième voiture ?

- Je vais demander à une personne du Manoir de nous en amener une, s’écria Shiguré en courant vers le téléphone.

Hatori regarda sa montre en soupirant.

- On va être en retard.

- Bonjour ! fit une petite voix timide.

- Bonjour Kisa ! Oh, Hiro tu es là aussi ! s’écria Tohru toute heureuse.

- Oui, où voudrais tu que je sois ? Les personnes comme toi posent toujours des questions idiotes ou c’est dans leurs natures ?

- Euh ? fit Tohru en sueur, Ah !! Je vous présente votre cousine Ayumi Sôma !

- Bonjour.

- Elle est très gentille ! dit Tohru en souriant.

- Pas tant que ça .

- Ca c’est sûr.

- Quoi ?! T’as dit quelque chose sale chat ?

- Ouais, t’es … , il se tut ne trouvant pas ses mots.

- A court de cervelle Kyô ? demanda Ayumi sarcastique.

- Je pense que Kyô s’est trouvé une rivale, fit Momiji.

TUUUUUUUUUUUUT TUUUUUUUUUUUUUUUUUUUT !!

- Ah, la voiture arrive, ! fit Shiguré.

- On a entendu ! s’écrièrent Kyô et Ayumi.

Une jeep pénétra dans l’allée et se gara ; la personne qui la conduisait entra dans une deuxième voiture qui suivait et qui s’en alla.

- Je vais conduire une jeep, OUAH ! murmura Ayumi émerveillée.

- Si tu fais attention !! recommanda Hatori.

- Je fait toujours attention ! Qui veut venir avec moi ?

- Je veux bien, dit Tohru en s’avançant.

- Moi aussi, ajouta Momiji.

- J’vous accompagne, fit Yuki en ouvrant une portière.

- Et moi…, commença Kyô.

- Non, Kyô, toi tu viens avec nous ! s’écria Shiguré.

- Et pourquoi ?

- Ayumi et toi, vous passez votre temps à vous chamailler si vous faites ça pendant qu’elle conduit…

- Je serai sage, coupa Kyô en montant dans la voiture.

- C’est bon on est cinq, fit Ayumi guillerette.

- Ayumi, je sais que tu conduis bien mais fait quand même attention, prévint Mei.

- Mais oui, dit Ayumi en s’asseyant au volant.

Elle démarra la voiture.

- Vous partez devant ! Je vous suis !

- D’accord , fit Hatori en démarrant.





Chapitre 5





Sur la route


- Hatori ! Il est lent ! Avance plus vite ! supplia Ayumi les larmes aux yeux.

- Ayumi on est à cent trente km/h ! rugit Kyô.

- Ah, bon ? Oh, on va vite quand même .

- Franchement, t’as apprit à conduire où ?

- A Hokkaidô…Ce qu’il est lent.

- On est sur une route secondaire, c’est déjà interdit de conduire si vite, fit Yuki en regardant dehors.

- Allez !! On va mettre la radio, s’écria Ayumi en détournant son regard de la route.

- Ayumi !!Regarde la route !! rugissa Kyô en lui agrippant la tête.

- Aïe !! Kyô, tu me fais mal !!

Kyô la lâcha en grommelant .

- Tohru, tu peux mettre la radio s’te plaît ?

- Oui, bien sûr ! murmura Tohru toute blanche.

- Tohru, ça va pas ? demanda Momiji.

- Ça va…

- Tu as envie de vomir ? demanda Ayumi.

- Ce serait compréhensible vu t’as façon de conduire, répliqua Kyô.

- Tu veux qu’on s’arrête, Tohru ? demanda Yuki inquiet.

Tohru alluma la radio sans rien dire, une musique rock en sortit leurs cassant les tympans.

- Sont cinglés !! hurla Ayumi en baissant le volume.

- AYUMI !! Hatori à tourner là, prévint Tohru en montrant du doigt un petit chemin de terre sur la gauche.

- Merci !!fit Ayumi en tournant brusquement le volant.

La voiture dérapa mais pénétra quand même sur le chemin.

- Ayumi ! T’es folle de faire ça !! hurla Kyô une bosse au front.

- Les vacances commencent bien, murmura Yuki en se frottant la tête.

- Je vais bien !! s’exclama Momiji.

- Kyô, t’avais qu’à mettre ta ceinture ! La sécurité avant tout ! dit Ayumi.

Le chemin de terre déboucha sur une allée puis sur la cour d’une très belle maison.

- Ralentis, Ayumi !! s’écria Kyô, Hatori est garé devant nous !!

Ayumi freina si brusquement que les têtes de Kyô et se Yuki se rencontrèrent.
(Note de Taoun : PTDR ce passage ;) J‘en ris encore^^)

- Aïe !! s’écrièrent t’ils tous les deux .

Ayumi sortit tranquillement de la voiture et ouvrit le coffre, elle se mit à sortir les valises ; les quatre autres passagers restèrent dans la voiture encore
sous le choc.

Puis Kyô bondit hors de la voiture et s’approcha très en colère d’Ayumi .

- T’es complètement folle !! On aurait pu avoir un grave accident, espèce d’inconsciente ! se mit t’il a crié.

- Kyô, doit je comprendre que tu n’aimes pas ma façon de conduire ? fit Ayumi en lui tendant sa valise.

- On aurait pu y rester !!

- Kyô, Ayumi est vice-championne junior d’Hokkaidô en rallye. L’année prochaine, elle rentre dans la catégorie adulte, lui dit Mei.

- Tu fais du rallye ?! Tu te croyais où en pleine course ? lui demanda Kyô.

- C’est étonnant, murmura Shiguré, ce n’est pas courant qu’une jeune fille fasse ça !

- C’est plus marrant que de faire de la danse classique comme voulait que je fasse Mei ! répliqua Ayumi.

- Dis Hatori, elles sont où nos chambres ? demanda Momiji en sautillant.

- Ah oui, c’est vrai ? Vous n’avez qu’à choisir.

- Chouette !!





Chapitre 6





Deux heures plus tard , les valises étaient défaites et tout le monde était sur la plage en maillots de bain.

- Ouah ! L’eau est chaude ! s’exclama Momiji.

- Tu ne viens pas dans l’eau Ayumi ? demanda Tohru en rentrant dans la mer avec Kisa.

- Non, non. Je reste ici pour bronzer !

- Dis plutôt que tu ne sais pas nager ! répliqua Kyô.

- Et c’est reparti, murmura Yuki.

- M’emmerde pas Kyônkyôn !!

- J’aimes pas ce surnom ! Sale vipère !

SLASH ! Kyô reçut une poignée de sable dans les yeux.

- Aïe ! Ca fait mal !

- Bien fait !

- Très bien ! Je te lance un défi, Ayumi !

- Aaaah ?

- Une course ! A la nage ! D’ici jusqu’à la pointe la bas et on revient. Héhé.

- Ça fait bien cinq cent mètres, t’as une bouée, matou ?

- Grrr !! T’es prête ?

Ayumi se leva et le rejoignit.

- Ayumi, demanda Mei, où vas tu ?

- Faire une course avec Kyô.

- Ayumi, tu sais pas bien nager.

- Pff ! Laisse moi, Mei.

Mei attrapa le bras d’Ayumi et l’emmena à part .

- Dois je te rappeler que t’as faillit mourir deux fois comme ça ? Tu sais à peine nager et tu as une phobie des profondeurs, quand tu touches plus le fond tu paniques !

- Laisse moi, Mei ! Je le sais très bien.

Ayumi s’avança vers Kyô.

- Alors toujours prêt ?

- Bien sûr ! De quoi tu parlais avec Mei ?

- T’occupes !

Ayumi ramena ses longs cheveux en chignon.

- Yuki, tu donnes le départ ! cria Kyô.

- Pourquoi moi ? Je ne veux pas être mêlé à vos bêtises !

- Crétin de rat ! Tu le fais et tu te tais !

- C’est ça ! Et bien tu peux attendre longtemps, répondit Yuki en s’éloignant, idiot de chat !

- Hiro ! Tu le fais !

- Quoi ? s’exclama celui ci , euh … ouais d’accord.

- Bon on y vas ?

- 1…2…3… partez !

Ayumi et Kyô se jetèrent dans l’eau .

- Hé ! Ils vont vite tous les deux !

Ayumi était à mi-chemin quand elle avala sa première tasse et eu une crampe à l’orteil.

Kyô lui continuait sans rien voir. Ayumi continua à nager en se forçant.

Pourquoi se lançait t’elle dans ce genre de défi ? Elle savait très bien ce qui se passait à chaque fois…

Elle s’enfonça dans l’eau sans un cri.

- Je ne voit plus Ayumi ! S’écria Tohru.

- Bon sang ! Elle va pas se noyée une troisème fois ?! s’exclama Mei.

Yuki et Hatori plongèrent dans l’eau.

Kyô se retourna pour voir où en était Ayumi…

- Bah où est t’elle ?

Il plongea la tête sous l’eau et vit une forme floue à au moins vingt mètres de lui. Il nagea vers la forme, c’était Ayumi les yeux fermés. Il l’attrapa par les cheveux et la remonta à la surface. Yuki et Hatori le rejoignit à ce moment là.

- Elle respire encore, murmura Hatori, bon ramenons la sur la plage.

Ils déposèrent Ayumi sur le sable, elle ouvrit les yeux difficilement.

- Beurk, qu’est ce qui c’est passé ?

- T’as failli te noyer , espèce d’idiote ! cria Kyô.

- Ah bon ? Bah on dit bien jamais deux sans trois. Je me noierai plus comme ça. Haha !

Les personnages du Fruits Basket ne m’appartiennent pas (malheureusement),
les seuls personnages que j’ai inventé son Ayumi et Mei





Chapitre 7





Le soir. Dans le salon. Après manger


- La journée c’est super bien passée ! dit Ayumi d’une voix enjouée.

- Oui, à part ta noyade, répliqua Kyô.

- Oh, c’est bon, on va pas en parler pendant 107 ans quand même.

- Qu’est ce qu’on fait demain ?demanda Yuki coupant court à l’engueulade qui se préparait.

- Euh, une ballade ?proposa Tohru, et un pique-nique ?

- C’est très bien ça ! s’exclama Shiguré.

- Shiguré, tu ne penses qu’à ton ventre ! dit Kyô.

Shiguré alluma une cigarette et en tira une bouffée qu’il souffla sur le chat.

- Eh ! Arrête ça !! hurla celui-ci.

Yuki se mit à tousser la main devant la bouche.

- Shiguré, éteins la ! Tu ne veux pas que Yuki ai une crise d’asthme quand même, dit Hatori en buvant une gorgée de son thé.

- Je l’éteins, je l’éteins ! fit Shiguré en écrasant sa cigarette dans le cendrier.

- Ça va Yuki ? demanda Tohru inquiète.

- Oui, oui.

- Oh, c’est bon, il va pas en mourir pour si peu ! gronda Kyô.

- Kisa et moi, demain, on veut faire voler des cerfs-volants.

- Ouah, bonne idée ! s’écria Tohru.

- Juste tous les deux, ajouta Hiro.

- Mais si Tohru veut venir…., commença Kisa.

Elle sentit le regard oppressant d’Hiro sur elle et préféra changer de sujet.

- Oh ! Regardez ! La lune est pleine ce soir !

Tout le monde lança un regard par la fenêtre.

- Plus que 2 lunes si je comprends bien, murmura Ayumi.

- Pourquoi tu dis ça ? demanda Yuki.

- Pour rien, répondit elle.

Elle regarda la pendule.

- Il est 22h30, on devrait aller se coucher, non ?

- Oui…, fit Hatori, an faite comment avez vous fait pour la disposition des chambres ?

- Ah oui, c’est vrai !! s’exclama Momiji se réveillant tout d’un cou, en faite il n’y avait que 5 chambres donc on a du faire des assemblages.

- Des assemblages ? demanda Mei.

- Oui !! s’écria Momiji en sautant sur place tout heureux, je vais vous dire qui dort avec qui !

- J’ai peur ! Si au moins je pouvais me retrouver avec Tohru !! murmura à voix basse Shiguré.

Malheureusement pour lui ce n’était pas assez bas et il reçut 2 coups de poing qui l’envoya valdinguer jusqu’à l’entrée, il revint dans le salon l’air abattu.

- Bon ! Je vous donne la liste : 1ère chambre : Yuki, Kyô et…, commença Momiji.

- STOP !! T’as dit Yuki et Kyô ? demanda Kyô en roulant les yeux.

- Kyô, si tu l’interromps toutes les 5 minutes on n’est pas encore couché, réprima Hatori.

- Donc je disais : 1ère chambre : Yuki, Kyô et Hatsuharu !! 2ème chambre : Tohru, Ayumi et Kisa, 3ème chambre : Hiro et moi !! 4ème : Hatori et Shiguré et 5ème chambre : Melle Mei !

- Tu oublies une petite chose, fit Kyô.

- Laquelle ?

- Hatsuharu n’est pas là !! Ca veut dire que je vais être obligé de dormir avec ce sale rat !!

- Bonsoir.

Tout le monde sursauta et se tourna vers l’entrée où se tenait Hatsuharu habillé d’un jean et d’un T-Shirt déchirés.

- Hahu ?! Mais tu es là depuis quand ? demanda Yuki.

- Bah, d’puis une heure j’crois bien, j’étais au bord de la mer.

- Comment t’es arrivé ici ? demanda Kyô.

- Uhm, en auto-stop.

- Mais c’est dangereux, s’exclama Tohru en se levant d’un coup.

- Non, j’étais avec une femme, fit Hatsuharu.

- T’as vraiment de la chance, conclut Shiguré.

Il se tut sentant sur lui des regards menaçants.

- Tu dois avoir faim ! s’écria Tohru en courant vers la cuisine.

Hatsuharu jeta son sac sur la tête de Kyô et s’avachit à côté de Yuki un bras autour des épaules de la souris.

- Hé ! s’injurgea Kyô en rejetant le sac.

- Qui êtes vous ? demanda Hatsuharu en regardant Ayumi et Mei.

- Je suis une de tes cousines, je m’appelle Ayumi et elle c’est Mei, une tante d’Akito.

- Ah ! Enchanté de faire votre connaissance.

- Moi de même, répondit Ayumi.

- Dis donc Haru ! Tu sais plus t’habiller ? demanda Kyô en jetant un regard moqueur sur les frusques de son cousin.

- Kyô, Haru est white, tu ne devrais pas l’embêter, murmura Yuki en soupirant.

Tohru revint à ce moment là avec une assiette pleine d’onigiri.

- Bon appétit ! dit elle en la donnant à Hatsuharu.

- Merci.

- Moi, je vais me coucher, ça me fatigue de rester en face de ce sale rat ! fit Kyô d’un ton rageur.

Tout le monde alla se coucher sauf Shiguré, Hatori et Hatsuharu qui allèrent se coucher bien plus tard.





Chapitre 8





Le lendemain matin 6h00


Tohru se réveilla et décida de descendre pour préparer le petit déjeuner.
Elle s’habilla et jeta un regard attendri sur Kisa qui avait dormi avec elle. Elle s’approcha du lit d’Ayumi et constata que celui-ci était vide.

Elle descendit les escaliers et découvrit Ayumi dans la cuisine un café noir à la main.

- Bonjour !! lui dit Tohru avec un grand sourire.

- Bonjour Tohru.

- Tu veux que je te prépare quelque chose ?

- Non, je ne mange rien le matin, j’bois juste un café.

- Bonjour les filles !! Belle journée, n’est ce pas ? Dommage que la plage soit privée, je ne peux à cause de ça, me divertir en admirant les corps à moitiés dénudés de centaines de femmes ! dit Shiguré en une avalanche de mots.

- Bonjour Shiguré-san, répondit Ayumi en buvant une gorgée .

- ……à moitiés dénudées ? répéta Tohru sans comprendre.

- Oui, Tohru, toi aussi, tu étais à moitié dénu…

Il ne finit pas ça phrase car il reçut un coup de poing derrière la tête.

- Sale vicieux !! s’exclama Mei.

- Aïe !! Mei, tu vas pas t’y mettre toi aussi ! pleurnicha Shiguré en ce massant l’arrière du crâne.

Les uns après les autres, tous les Sôma présents descendirent prendre leur petits-déjeuners.



Midi


- C’est une super idée de faire un pique nique mais ça fait au moins une heure qu’on cherche un bon endroit, c’est fatigant à la fin ! se plaignit Ayumi.

- Ah ah ah ! Il faut choisir un endroit super ! dit Momiji en sautillant à côté d’elle un panier sur la tête.

- Ayumi , tu aurais le droit de te plaindre si au moins tu portais quelque chose ! s’écria Kyo les bras chargés de paniers.

- La ferme crétin ! T’es un mec ! C’est normal que tu portes !

- La ferme toi même idiote !!

Un peu plus loin.

- Qu’allez vous faire avec tout ce matériel ? demanda Haru en regardant Hiro.

- Des cerfs volants.

- Quel dommage qu’on ne reste que 2 jours ici, fit Shiguré en secouant son kimono plein de sable.

- C’est la fin de l’été, voilà tout, répondit Hatori, lundi (on est samedi) Yuki, Kyô, Tohru, Momiji et Haru retournent en cours.

- En faite, je ne vous l’ai pas dit mais j’ai inscrit Ayumi à leur lycée., leur dit Mei.

- Tu comptes t’installer longtemps ici ? demanda Shiguré.

- 2 mois, je repars ensuite , répondit Mei.

- Pourquoi rester un laps de temps aussi court ? demanda Hatori, Ayumi n’aura pas le temps de finir son année.

- Je n’ai pas dit qu’elle revenait avec moi, dit Mei en omettant de dire plus de détails.

- Elle reste ici ? demanda Shiguré surpris.

- Ah ! Je pense qu’ils ont enfin trouvé un endroit ! s’écria Mei en montrant le petit groupe composé de Tohru, Ayumi, Yuki, Kyô et Momiji qui étaient devant eux.

- C’est plein d’herbes, fit Hiro, c’est venteux et il y a une fourmilière là . Franchement vous n’auriez pas pu trouver mieux ? Vous croyez quoi ? Qu’il suffit de montrer du doigt un endroit en laissant le destin agir à votre place ?!

- Hiro, il est joli c’est endroit, murmura Kisa, regarde il y a des fleurs !

- Et puis, c’est bien s’il y a du vent pour les cerfs volants ! ajouta Tohru.

- C’est bon, fit Hiro en s’asseyant.

- Hiro tu t’es assis sur une ortie, glissa Kyô en lui louchant dessus.

- Aïe ! Vous n’auriez pas pu me le dire avant, ça pique ! s’écria Hiro en se relevant en vitesse.

- Du bist doof, murmura Momiji. ( Tu es bête en allemand).

- T’as dit quoi le lapin ?

- C’est à toi de regarder où tu t’assois, Hiro ! fit Ayumi en étalant avec l’aide de Tohru et de Kisa la nappe.

Shiguré sortit un petit livre de sa poche et l’ouvrit.

- C’est quoi ce livre, Shiguré ? demanda Hatori en sortant les couverts.

- Un recueil de poésie. Voyons, il feuilleta le livre, ah ! Ce petit haïku est très jolie « Feu d’hiver, braise de janvier, Ta chevelure. Ici brûle aussi mon cœur » (dixit « ça » de Stephen King).

- C’est mignon ! fit Tohru.

- Tu aimes ? Alors attends, j’en cherche un autre…

- Pourquoi pas « Coups et blessures, ta fainéantise : ici va être récompensée ? » ? proposa Ayumi en le regardant.

Shiguré soupira et rangea son livre.

- Plus personne ne comprend la poésie de nos jours.

Tohru déposa la nourriture sur la nappe.

- Ca à l’air délicieux, Tohru, murmura Mei.

- Merci.

- Qu’est ce que c’est que ça ?!hurla Kyô en désignant un plat du doigt.

- Ça ? Tohru regarda le plat désigné et piqua un fard, oh, désolée Kyô, j’avais oublié.

Tohru mit la plat le plus loin possible de Kyô.

- Qu’est ce que c’est ? demanda Ayumi en prenant un morceau avec ses baguettes.

- Des échalotes en salade, lui répondit Tohru .

- Et c’est à cause de ça que tu casses les tympans, Kyônkyôn ? fit Ayumi en mâchant.

- Je déteste les échalotes !!

- Pas la peine de hurler .

- Si tu veux j’ai fait des sobas, Kyô ! dit Tohru en lui présentant le plat.

- Moi, je vais reprendre un sushi !

- Puis je avoir un bol de riz ?

Le déjeuner ce termina dans un brouhaha complet.





Chapitre 9





Après le déjeuner Shiguré se coucha sur l’herbe et alluma une cigarette.

- Hum, quel bonheur, murmura t’il.

- Shiguré, tu aurais pu nous aider à débarrasser, lui dit Hatori sur un ton de reproche en s’asseyant près de lui.

Un peu plus loin.

- Où sont Kisa et Hiro ? demanda Tohru.

- Ils sont partis avec leurs cerfs volants, lui répondit Momiji.

- Quel dommage qu’on reprenne le lycée lundi, dit Hatsuharu.

- On a eu 1 mois de vacances, lui rappela Kyô.

- Oui, mais il a plu tout le temps !

- Tu vas repartir chez toi Ayumi ? demanda Tohru.

- Non, Mei m’a inscrite dans votre lycée.

- QUOI ?! demanda Kyô.

- Je suis inscrite dans votre lycée.

- Mais alors, ça veut dire que tu seras avec nous ? réalisa Kyô.

- Bien raisonné, Kyônkyôn !

- Oh, non !

- Je pourrais te présenter mes 2 meilleures amies ! s ‘exclama Tohru heureuse.

- Avec plaisir.

- Au moins, toi tu ne seras pas poursuivie par les fans de Yuki, dit Momiji en mâchouillant un brin d’herbe.

- Rien que d’y penser…ça me fait froid dans le dos, fit Haru.

Il se donna tout d’un coup une gifle sur la joue. Les 4 autres le regardèrent étonnés.

- Qu’est ce que tu as ? demanda Yuki.

- J’ai été piqué par une saleté d’abeille, lui dit Haru d’une voix dure.

Il retira sa main, sa joue commençait déjà à gonfler.

- Pauvre Hatsuharu, ça doit faire mal, le plaignit Tohru.

- Oui, crétine, ça fait mal ! lui cria dessus Haru.

- Pas besoin de l’insulter ! s’exclama Ayumi.

- Qu’est ce que tu as dit ?! lui demanda Haru une lueur mauvaise dans les yeux.

- T’as très bien entendu, à moins que tu n’ais oublié de te nettoyer les oreilles ce matin, répliqua Ayumi.

- Toi, tu n ‘attends rien pour…, dit Haru en s’approchant dangereusement d’Ayumi.

Celle ci leva la main et lui donna une claque monumentale.

White Haru reprit possession de son corps.

- Uhm, fit il en se frottant la joue.

- Tu te sens mieux ? demanda Ayumi.

- T’as joue est vraiment gonflé, dit Yuki.

- Ouais, j’espère que ce sera parti avant lundi.

Tohru vit Mei arriver et lui fit signe.

- Qu’est ce qui s’est passé ? demanda Mei, Shiguré, Hatori et moi on a entendu des cris et Shiguré pensait que Kyô…

- Hein ?! Qu’est ce qu’il a dit sur moi ? demanda Kyô.

- Enfin bref, il faut retourner à la maison, on n’a bien marché 1h pour trouver cet endroit et il est déjà 17h15, donc il faut se dépêcher avant que la nuit tombe.

- D’accord, fit Tohru en souriant, je vais aller chercher Kisa et Hiro.

Elle s’éloigna du groupe et disparu derrière des arbres.

Les autres rejoignirent Hatori et Shiguré.

- Qu’est ce que tu as à la joue Haru ? demanda Hatori.

- Une abeille m’a piqué .

- Tu as retiré le dard ?

Haru fit non de la tête. Hatori soupira, attrapa le menton d’Haru et regarda
sa joue.

- Pas jolie, je ne penses pas que ça parte avant lundi.

- Merde, jura Haru.

C’est à ce moment là qu’ils entendirent des éclats de voix.

- …je l’avais pas vu venir ! entendirent tous Hiro dire.

- Tu n’as pas trop mal à la tête Tohru ? demanda Kisa inquiète.

- Non, ça va Kisa, je vais très bien.

- Qu’est ce qui s’est passer ? demanda Kyô quand Tohru, Kisa et Hro furent près d’eux., Pourquoi Hiro boude ?

- Et bien, dit Kisa en tremblant, Hiro et moi on était en train de jouer aux cerfs volants quand Tohru est arrivée et le cerf volant d’Hiro lui est tombé sur la tête.

- Tohru ça va ? demanda Yuki.

- Oui, ça va , je vous assure !

- Hiro fait plus attention, gronda Kyô.

- Pauvre Tohru, tu veux un pansement ? Un médicament ? demanda Momiji.

- Je vais bien !

- Et bien rentrons, si tout va bien ! dit Shiguré.





Chapitre 10





A la maison au bord de la plage




Après un dîner rapide, ils avaient décidé de dormir à la belle étoile au bord de l’eau.

Kyô et Haru s’occupaient du feu tandis que Tohru et Yuki étaient assis tous les deux les pieds dans l’eau.

Ayumi, elle, ramenait des couvertures avec Mei. Elles étaient dans le couloir de la maison, les bras chargés quand Mei s’arrêta et dit à Ayumi :

- Tu devrais aller voir Akito.

- Quoi ?!

- Il ne reste plus que 3 lunes maintenant. Je pense que tu devrais aller le voir dans un tout autre contexte que ce jour qui arrive.

- Il a ses responsabilités et j’ai les miennes.

- Cela suffit à tout te faire oublier ?

- Mei, j’ai vécut 5 ans avec Akito, je ne penses pas pouvoir oublier ces 5 années, qu’elles fussent bonnes ou mauvaises.

- Mais Ayumi, tu devrais revoir ton jugement ! Ce….

Ayumi la fit taire d’un geste brusque.

- Ce n’est pas parce que je vis depuis que j’ai 9 ans avec toi que tu peux contredire mes choix et me désapprouver.

Sur ces mots, elle s’en alla, laissant Mei abasourdie.

Ayumi arriva près du feu et jeta la pile de couvertures sur Kyô.

- Héééé !! Fais gaffe ! gueula Kyô.

Il se calma en voyant le visage déprimé d’Ayumi.

- Ca ne vas pas ? demanda t’il tout bas .

A ces mots, elle se jeta dans ses bras et l’étreignit en sanglotant.

- Eh ! Fais attention, je vais me trans… Ah, bah non ! je ne me transforme pas ?

Ayumi continuait à pleurer dans ses bras, gêné il lui caressa le dos et lui tapota la tête, elle le lâcha et s’essuya les yeux.

- Qu’est ce qui ne va pas ? redemanda t’il.

- Non, ça va. C’est passé.

- Mais, qu’est ce qui t’a mise dans cet état ? Tu peux me le dire, je suis ton plus proche cousin quand même, dit il en touillant le sable de l’index.

Une grande flamme jaillit soudainement sur lui, ce qui le fit rouler en arrière en criant.

- Héééé !! Qu’est ce qui s’passe ? s’écria t’il en regardant de gauche à droite.

- Excuse moi , Kyô, dit d’un ton nonchalant Haru, j’ai juste secoué ma couverture, je ne pensait pas que ça allait faire c’est effet là. Mais maintenant que j’ai vu ta tête j’ai bien envie de réessayé.

- Espèce de !! hurla Kyô.

Il se leva, bondit au dessus du feu, attrapa la tête d’Haru et l’enfonça dans le sable.

- Kyô, tu ferais mieux de la lâcher, j’ai pas envie qu’il devienne Black, lui dit Hatori.

Kyô lâcha à contrecœur la tête du bœuf, celui-ci se redressa et éternua.

- Tu n’est pas Black, Haru ? demanda Tohru.

- Non…J’ai envie de dormir, dit il.

- C’est ce qu’on devrait tous faire, déclara Hatori, allez , tout le monde !! Demain, on part à 13h !

Tout le monde se coucha et entendit le bruit des vagues 2 ou 3 secondes avant d’entendre les cris de Kyô.

- Arrrgh ! Ca gratte !! hurla t’il en bondissant de ses couvertures, mais pourquoi ça me gratte autant ?!

Il se calma non sans mal et regarda les personnes autour de lui, tout le monde était assis sauf 2 qui pouffaient sous leurs couvertures.

- Haru !! Shiguré !! Qu’est ce que vous avez fait ?

Shiguré se leva hilare.

- Excuse-nous Kyô,! C’est un souvenir de camp que j’ai voulu renouveler !

- Quand est ce que tu as mis ça ?!

- Ben !! Quand tu t’occupais d’Haru ! Ha ha ! On avait prévu notre plan depuis ce matin !!

- Eh ! Les gamins ! Y en a qui aimerait dormir ! dit Yuki.

Kyô secoua sa couverture en pestant.

- Bande d’abrutis ! Crétins !!





Chapitre 11





Le lendemain au déjeuner


- Quel dommage, qu’on parte dans 1h, sanglota Shiguré, je n’ai pas eu le temps d’admirer Tohru dans son maillot de bain.

PAAAF !!!!! Shiguré se retrouva par terre en 1 seconde avec 2 bosses sur la tête.

- Qui c’est qui veut revenir avec moi dans la voiture ? demanda Ayumi, je conduirai prudemment.

- Tu conduis ? Je ne savais pas, dit Haru, je veux bien moi.

- Un passager ! Bon alors qui d’autres ?

Silence.

- Alors ?

Yuki donna discrètement un coup de poing dans le flanc de Kyô, celui-ci se leva d’un coup.

- Aïe !!

- Kyô ? Ca me fait 2 passagers !

- Non, attends ! Je ne voulais pas…

- Kyô, tu ne veux sûrement pas décevoir Ayumi quand même, fit Yuki d’une voix angélique.

- Non, dit Kyô en boudant.

- Je viens, Ayumi, dit Mei, je suis tellement habituée à ta façon de conduire que ça me fait plus rien.

- Dites vous qu’au moins, vous arriverez grâce à moi 1 heure en avance, déclara Ayumi.

- Où ça ? Au Paradis ? ironisa Kyô.

- Ah ah, très drôle, j’suis morte de rire…

- Moi je veux bien venir, dit Tohru.

- Mais tu étais malade à l’allée, dit Yuki inquiet .

- J’irais moins vite qu’à l’allée, s’écria Ayumi.

- J’espère bien, dit Kyô.

-

1 heure plus tard en voiture



- Alors, il est bien le lycée ? demanda Ayumi en passant la 5éme.

- L’est barbant ! laissa tombé Haru.

- Euh…non…moi…je…l’aime…bien, dit Tohru d’une voix entrecoupée.

- Ne t’inquiète pas Tohru on est à 10 minutes de la maison, la tranquillisa Mei.

Ayumi fit crisser ses pneus dans un virage, les visages des quatre passagers devinrent verdâtres.

- T’avais dit que t’allais moins vite au retour, lui rappela Kyô.

- Je ne vais pas vite, déclara Ayumi.

Elle s’engagea sur le chemin en terre qui menait chez Shiguré, et se gara, enfin, devant la maison.

Hatori se gara derrière elle.

Ayumi sortie en soupirant et ouvrit le coffre.

Après avoir pris leurs affaires, le groupe arriva au seuil de la maison.

Un objet insolite capta le regard d’Ayumi.

- Uhm ? Qu’est ce que c’est que ça ? demanda t’elle en tirant dessus, un lasso ?

Ce qu’elle tenait dans sa main était une corde avec une boucle au bout.

- Oh, non ! soupira Yuki une main sur son front en signe d’exaspération.

Kyô lui grogna et regarda et regarda les alentours .

- Shiguré, tu as bien rendu tes 500 pages à ton attaché d’édition, j’espère ? demanda Hatori.

- Ah ah ah ! C’est plus amusant ainsi !

- Bon Kisa, Momiji, Hiro et Haru en voiture ! On s’en va, je ne veux pas être mêlé aux idioties de Shiguré, annonça Hatori.

- Vous partez déjà ?! s’écria Tohru.

- Oui, à bientôt ! dit simplement Hatori en montant dans la voiture.

- A bientôt grande sœur, à bientôt Ayumi, à bientôt Melle Mei, à bientôt …., fit Kisa avant d’être coupée par Hiro qui la tira vers la voiture.

- Salut, dit Haru en serrant très fort Yuki dans ses bras.

- Lâche moi !

- A lundi !! cria Momiji en sautillant.

- A lundi, fit Tohru en lui faisant coucou de la main.

Ils entrèrent dans la maison sans voir l’attachée d’édition de Shiguré.





Pour la suite >> cliquez ici <<