La Légende d'Uzume par Yume





Présentation de l'auteur
: Hajimemashite, Aurora Yume desu ^^
J’ai 23 ans et je vis à Metz(57); c’est ma 1ère fic, mais est-il besoin de le préciser (lol)
Pour les commentaires : aurora.yume@wanadoo.fr

Disclaimer : Non, pitié ! Aie ! Ne frappez plus, snif, j’avoue tout ce que vous voulez : les personnages de Fruits Basket ne sont pas à moi ; ils appartiennent à Takaya-sensei … Je les emprunte pour jouer un peu avec ^_^ (voilà, vous êtes contents, je l’ai dit ! Vous pouvez arrêter les tortures). En revanche, Kimiko est « ma chose » (niark niark niark !!!)

Note de l'auteur : dans la religion Shintoïste, Uzume est la déesse de l’allégresse.
L’histoire se passe alors que Tohru a déjà vu la 3ème forme de Kyo
Les pensées des personnages sont entre * bla-bla-bla *





Chapitre 1





Dans une rue déserte, au petit matin, une jeune lycéenne portant l’uniforme bleu et blanc de Kaibara, marche, perdue dans ses pensées. Il est tôt, beaucoup trop tôt pour aller au lycée, néanmoins c’est bien là qu’elle se rend. Songeuse, elle ne remarque pas le paysage urbain qui défile sous ses yeux, lesquels semblent comme voilés… Elle se contente d’avancer, un pas après l’autre, lentement, avec regrets.
Pourtant, c’est une magnifique journée d’automne, le genre de journée qui met de bonne humeur et donne envie de sourire que l’on se sente heureux ou non. Le temps était doux et calme. L’air fleurait bon après l’orage déchaîné de la nuit passée, une vraie débauche de senteurs : l’odeur de la terre, riche et grasse, couverte de rosée matinale ; l’herbe humide des pelouses avoisinantes, parsemées d’odorantes fleurs sauvages ; l’arrière goût sucré de résine coulant le long des arbres aux feuilles bruissantes ; le tout relevé de la petite pointe aigre de l’asphalte, présente mais non désagréable. Le soleil, encore baignant dans des nuages crémeux aux nuances de roses et de dorés, n’était pas très haut, mais suffisamment riant pour illuminer toutes les teintes rouilles de la saison, embrasant les rouges de ce kaléidoscope de couleurs, les rendant incandescents.
Cependant, la jeune fille ne souriait pas, insensible à toute cette beauté, continuant de marcher, indifférente, se laissant guider par ses pas. Plus elle approchait du lycée, plus son allure ralentissait. Mais elle n’avait pas conscience de cette réticence à avancer…


VLAM !!!


Jeune fille : Aie !!! Mais qu’est-ce que… (incrédule) * Je suis rentrée dans un mur ! ..* (se reculant un peu et relevant la tête) * L'enceinte du lycée… je suis arrivée…* ( esquissant un sourire sans joie) * Bon, allons explorer les lieux…*


Et elle sauta souplement par-dessus le mur d’enceinte, lequel mesurait près de 2m50, sans se laisser impressionner par son aspect infranchissable.

__________

Au lycée Kaibara, le matin

Le prof : Bien que nous soyons en cours d’année scolaire (ndY : la rentrée a eu lieu il y a plus d’un mois), aujourd’hui nous accueillons une nouvelle élève ; j’espère que vous lui ferez bon accueil…
Momiji ( qui a bondit de sa chaise) : OUAAAH ! ! ! UNE NOUVELLE ! ! J’espère qu'elle est gentille!!
Haru ( qui regarde par la fenêtre, l’air détaché) : Calme-toi.
Le prof (visiblement habitué aux interventions intempestives et bruyantes du lapin) : Soma-san, asseyez-vous ! ! (se tournant vers la porte de la classe) Mademoiselle, vous pouvez entrer… Voici Kimiko Akamoshi, qui sera votre nouvelle camarade à compter d’aujourd’hui…


La jeune fille, qui jusqu’alors avait attendu angoissée dans le couloir, se ressaisit, serra les poings et s’avança sur l’estrade pour se présenter.


Kimiko (pensées en vrac) : * Qu’est-ce qui m’a pris de venir ici ? ! (ndY : la question que je me pose chaque matin en allant en cours^^ )… bon, c’est vrai qu’il l’aurait voulu, …après tout rien ne m’oblige à côtoyer qui que ce soit…mais qu’est-ce qu’ils ont à me fixer comme çà ! ?! Ah oui ! c’est vrai qu’il faut que je me présente ! Euh, qu’est -ce que je vais leur dire ? * (s’incline) Hajimemashite, Akamoshi Kimiko desu.
Le prof (soupir) : *On n’aurait pas pu faire plus court*
Haru : ( regarde toujours dehors, ne se sentant pas concerné) *hm, bonjour le glaçon*
Momiji ( lui la regarde avec attention, très curieux) : * Whaouu ! ! Elle est trop mignonne *


De fait, elle était très jolie : 15 ans, petite et mince (162cm, 50,8 kg) mais néanmoins gracieuse et bien proportionnée, elle avait de longs cheveux noirs et lisses qui lui tombaient souplement en bas des reins, deux mèches plus courtes encadrant l’ovale délicat de son visage. La seule chose qui détonnait dans son apparence typiquement asiatique étaient ses yeux : fendus en amandes et d’un bleu soutenu mais limpide ; ils trahissaient une ascendance européenne. Tout en elle était harmonieux, mais son regard restait grave.
Murmures admiratifs de la part de la gent masculine et coups d’œil assassins des filles (ndy : mdr).


Le prof : Vous pouvez aller vous asseoir derrière Sohma-san, la place est libre.
Momiji (qui a une nouvelle fois bondit, tout content ) : OUI, LA PLACE EST LIBRE DERRIERE MOI ! ! ^_^
Le prof ( résigné) : Sohma-san ! -_-‘


Kimiko, étonnée par le ton enjoué du garçon (il faut bien avouer que lorsque le lapin s’exprime, le niveau de décibels perçu par son interlocuteur est nuisible à son oreille interne) sursauta, regarda le joyeux blondinet droit dans les yeux et se figea. Puis à sa propre surprise elle finit par lui sourire timidement …


Kimiko : Hum. * Grand frère *


A partir de là, le cours de littérature se déroula à peu près normalement, ponctué de temps en temps par les bruyantes interventions de Momiji (s’assurant que la nouvelle avait tout le matériel nécessaire pour suivre), et les rappels à l’ordre résignés du prof.


A midi.

Ding dong

La cloche annonçant la pause déjeuner retentit…
Bruit de calvacade………………………………………………………………….
Et ce qui devait arriver arriva ! Kimiko se retrouva alors littéralement « assaillie » quand les garçons de sa classe se ruèrent sur elle au pas de charge, chacun voulant être le premier à lui parler.


Garçon1 : * Quel canon ! * Diis, je peux t’inviter à déjeuner ?
Garçon2 : * Waouh ! A celle là je lui sors la totale ! *(très lyrique) Tes yeux sont plus bleus que le plus profond des océans, tes cils tels deux ailes sombres caress… !
Garçon3 ( lui coupant la parole) : * Si elle dit oui, je laisse tomber l’autre.* Ca te tente une ballade, je connais un…(ndY : la pauvre drague à 2 balles, ou les inconvénients à être trop jolie !)


Haru, imperturbable, n’avait toujours pas bougé ; en revanche, Momiji sautillait tout autour de l’attroupement pour essayer de lui parler (bah oui, il est tout petit^^)


VLAM ! !
Kimiko boucla brusquement son sac, se leva et sortit de la salle de classe si rapidement que personne n’eut le temps de réagir !


Kimiko (courant ) : * Ouf, j’ai bien cru ne pas en réchapper…C’est quoi ce lycée ? ! Si tous les élèves d’ici sont comme çà, pff ! Non mais, quels idiots ! …* (s’arrêtant) * Oh non ! C’est pas vrai, j’ai oublié de préparer mon déjeuner… (soupir) C’est vrai qu’à Londres nous avions un self *. (avisant un rebord de fenêtre assez haut) * Tant pis, je n’ai qu’à m’installer ici, et lire un peu en attendant la reprise des cours… Ce garçon… Sohma-san, je crois… il avait l’air si… joyeux…grand frère…*

__________

Flash-back

Lain : Dépêche-toi un peu ou on arrivera en retard ! Tu sais bien que le maître nous a demandé de venir plus tôt aujourd’hui !
Kimiko : * Il a horreur d’être en retard * calme-toi grand frère, le dojo n’est qu’à 10 mins de marche après tout !
Lain (souriant avec indulgence à sa petite sœur) : Peut-être, mais je ne veux pas le faire attendre .
Kimiko : J’arrive, je…(s’arrêtant subitement) Oh non ! * c’était mon tour *
Lain : (…) tu as encore oublié de faire les sandwichs pour l’entraînement. -_-‘
Kimiko (baissant la tête) : Je suis désolée…
Lain : (…) T’inquiète, Miki, je les ai préparés (grand sourire)
Kimiko (se redressant) : Oh, tu es le meilleur ! ^_^
Lain : Ah ah ah ! je sais, je sais ^_^

Fin du flash-back

__________

 

Kimiko : * Tu es le meilleur, grand frère…*. Sous les paupières mi-closes, une larme perla et glissa doucement le long de sa joue. * Grand frère …*

- - - - - - - retour brutal à la réalité- - - - - - - -

Momiji : MAIS PUISQUE CELA ME VA BIEN ! (snif)
Kimiko ( sursautant ) : * Ca va pas d’hurler comme ça dans le couloir ! * o_0
Makoto Takeï (le président des élèves) : Comment cela pourrait vous aller alors que vous portez un uniforme de fille ? ! ! Vous êtes un garçon, n’avez vous donc aucune fierté ?
Momiji (perdant pied, les yeux pleins de larmes) : Date…, date…
Takeï : En tant que commandant des forces de défense du lycée Kaibara, je me dois de veiller à la bonne moralité des élèves. La dernière fois, j’ai dû battre en retraite (ndy : cf. volume 4), mais je ne me découragerais pas cette fois !
Momiji (… ) : * Mais cela me va bien…*
Kimiko : * C’est le garçon qui était si joyeux tout à l’heure… mais c’est qui ce type ridicule qui s’acharne après lui, et c’est quoi cette histoire de « forces de défense du lycée » ? ! * o_0
Takeï : Ce laisser-aller vestimentaire est intolérable ! Il détourne les élèves de leurs études ! Si je n’étais pas là pour y mettre bon ordre, le lycée irait à sa perte ! ! !
Les groupies (applaudissent) : clap clap clap ! Absolument, bien parlé président ! !
Momiji (tête basse, grosse larme qui roule sur sa joue) : (…)
Kimiko : * Des groupies, ce naze a des groupies ! Ils sont tous cinglés ici ! A croire que la bêtise est contagieuse…, non mais pour qui il se prend ! ? !* …(tournant la tête pour regarder à travers la vitre) * Ce ne sont pas mes affaires après tout… ce ne sont pas mes affaires…mais… çà m’énerve qu’il s’acharne après ce garçon ? ! *
Takeï : Alors, Soma san, qu’avez vous à dire pour votre défense ?
Kimiko (très étonnée) : * Pourquoi çà m’énerve ? Ce garçon, je ne le connais pas, je…je… mais il pleure ! *
Momiji (sanglots silencieux) : (…)


SLAM ! !


Kimiko : CA SUFFIT ! (Elle sauta avec aisance du rebord de la fenêtre pour atterrir devant Takeï, lequel, très surpris, voulu reculer, trébucha et se retrouva par terre, sur les fesses(ndY : bien fait ^^). Momiji avait également reculé de quelques pas, sous le choc de cette intervention inattendue, et ouvrait de grands yeux encore voilés de larmes)
Les groupies (affolées) : Président ! Est-ce que çà va ?
Kimiko (très énervée, agitant un index menaçant sous le nez dudit président) : Pour qui vous prenez-vous ? Et de quel droit vous vous acharnez sur ce garçon ?
Takeï (abasourdi, il a perdu beaucoup de sa faconde, et sa posture ridicule n’est pas faite pour le mettre à l’aise) : Mais, mais… je suis le président des élèves…
Kimiko : Vraiment ? Et depuis quand entre-il dans vos attributions de vérifier si les uniformes que portent les élèves sont bien réglementaires ? (narquoise) Au fait, jusqu’où poussez-vous cette inspection vestimentaire ? (ndY : Pervers !)
Les groupies (choquées) : Comment oses-tu ? Président !
Takeï (rouge, laissant courir son imagination : * Aaahh, les sous-vêtements de Yuki, euh, hmm. *, se reprend) : Ce n’est pas… (d’une voix incertaine) je ne fais que mon devoir…
Kimiko (ironique) : Vraiment ? Je doute que l’on vous ait nommé pour ce genre de choses !
Takeï : (…)
Les groupies : Président ! Faites quelque chose !
Kimiko (ignorant les groupies, mais plus calme) : Votre tâche ne serait-elle pas plutôt de veiller au bien être des élèves ? N’avez-vous pas à charge la gestion des associations (horticulture, badminton…). Ne devez-vous pas vous occuper de débloquer des fonds pour organiser diverses sorties culturelles ou pour acheter du matériel sportif, informatique, et que sais-je encore ! Les élèves comptent sur vous, vous n’avez pas de temps à perdre avec pareilles bêtises !
Takeï (toujours à terre, et baissant de plus en plus la tête, honteux) : * Grr… elle sait de quoi elle parle, et… elle a …raison…* Je… je… (se relève et s’enfuit).
Les groupies : Président, attendez ! ! (le suivent)
Kimiko, se tournant vers Momiji, qui jusque là avait observé la scène silencieusement, et lui tendant un mouchoir.
Kimiko : Est-ce que çà va ? ^_^

__________


Black Haru : Eh toi, qu’est-ce que tu lui as fait ?
Haru, qui vient d’arriver, voit son cousin les yeux baignés de larmes ! Forcément çà l’énerve et il tourne « black », puis se rue sur Kimiko !
Kimiko (complètement ahurie) : Hein ? Mais rien !
Black Haru : Tu m’prends pour un con, frangine ? Et pourquoi il chiale alors ?
Momiji : Ce n’est pas…
Black Haru : Toi, ta gueule ! (ndY : pauvre Momiji, il peut pas en placer une ^^)
Kimiko : * soupir* (tournant les talons, elle s’enfuit) * J’avais raison, ils sont tous cinglés dans ce lycée ! *
Momiji : ATTENDS ! * Trop tard, elle est rapide ! *… tu lui as fait peur, Haru !
Black Haru : QUOI ! Excuse-moi d’avoir pris ta défense, la prochaine fois, je te laisserai brailler comme le bébé que tu es !
Momiji : * soupir*


__________

Quelques instants plus tard...
Haru (redevient White) : Hum, je suis fatigué… Qu’est-ce qui s’est passé ?
Momiji (lui raconte) : * Je n’ai pas eu le temps de la remercier…*
Haru : (…)


L’après-midi (reprise des cours)
Le prof (inquiet) : L’un de vous sait où se trouve Akamoshi-san ? * Ca ne se fait pas de sécher dès le premier jour ! *
Momiji (l’air ailleurs) : (…)
Haru (regarde encore et toujours par la fenêtre) : (…). (ndY : lui il est réellement ailleurs ^^)


Non loin de là (^_^)


Kimiko : * J’ai bien fait de venir ici, au moins je serai tranquille, et puis le ciel est magnifique *
Kyo : Hey ! Qu’est-ce que tu fais là ? Tu sèches ?
Kimiko (sursaut) : * Zut ! J’ai parlé trop vite ! * (se redressant) * Oh ! Quel drôle de garçon, il a les cheveux oranges ! Mais il est assez mignon, en fait ! * Ben, et toi alors ?
Kyo : * Moi qui voulais être seul, faut que je tombe sur une fille… Qu’est-ce qu’elle fait là ? D’habitude y’a personne* (marmonne) Je viens ici quand je veux réfléchir calmement.
Kimiko (ton neutre) : Je suis là pour la même raison (se lève)
Kyo : Tu t’en vas ? * Mais qu’est-ce que t’en as à faire, tu la connais même pas, baka ! *
Kimiko : Tu veux être seul, non ?
Kyo: Ouais…mais…(évite de la regarder) tu peux rester si tu parles pas, le toit est assez grand pour qu’on y soit seul, même tous les deux. (ndY : monsieur est trop bon)
Kimiko : (…) (se rassied)
Kyo va s’allonger un peu plus loin, les deux bras repliés sous la tête (détail ô combien important !)


Au même moment
Près d’une maison perdue au milieu de la verdure, une très belle lycéenne aux longs cheveux d’un noir de jais se dissimulait derrière un buisson.

Jeune fille (elle a l’air malade) : * Il ment ! Il ne m’a pas tout dit, j’en suis sûre ! … Il est le seul, hormis Kureno, à le côtoyer presque quotidiennement… Si quelqu’un doit connaître le moyen de la briser, ce ne peut être que lui ! …*

De son poste d’observation, elle vit la porte de la maison s’ouvrir, et un jeune homme brun, vêtu d’un kimono, en sortir.

Jeune fille : * Il sort…, j’ai bien fait de sécher les cours pour venir, c’est l’occasion que j’attendais… * (ndY : elle non plus n’a pas de remord de sécher ^^). * Hum, il doit se rendre au manoir…Parfait ! Cela me laisse assez de temps ! Même si je n’ai rien trouvé là-bas, ces documents existent, je le sais, et ils ne peuvent être qu’ici ! *

Jetant un coup d’œil précautionneux à gauche et à droite pour s’assurer que le jeune homme était suffisamment loin, elle quitta sa cachette et s’avança d’un pas légèrement chancelant vers la maison, scrutant sa façade en fronçant les sourcils.

Jeune fille : * Bon, il a fermé la porte…Si je la casse, il saura que c’est moi…Visiblement, il ne veut pas que je trouve, alors mieux vaut rester discrète…* (levant les yeux) * La fenêtre ! C’est cette fille, elle a dû oublier de la fermer…Quelle gourde, n’importe qui peut entrer ! (ndY : gomen-nasaï, Tohru !) Enfin, je vais pas me plaindre, ça m’arrange… Voyons, si je grimpe à cet arbre là, … et que je rampe sur cette grosse branche, … je n’ai plus qu’à sauter sur le balcon…* GO !

Déterminée, elle entreprend sa périlleuse escalade, et réussit à atteindre la plus grosse branche. Sa respiration est saccadée, son teint cireux ; épuisée, elle s’arrête pour reprendre son souffle.

Jeune fille : * Merde ! Je n’ai plus de forces… Ce dernier séjour à l’hôpital m’a considérablement affaiblie… Mais, je ne peux pas abandonner maintenant, je me le suis promis… c’est trop … important ! Courage !… Pour Haru … *

Lentement, elle reprend sa progression, rampe, saute et atterrit sur le balcon, sans dommage. Haletante, elle entre.

Rin : (ndY : j’espère bien que maintenant tout le monde l’a reconnue ^^) * Bon, le plus dur est fait…Maintenant, où dois-je chercher… Shiguré ne les laisserait pas traîner à la portée de n’importe qui…Voyons… Je ne vois que sa chambre ou alors son bureau…*


Lycée Kaibara, toujours au même moment
Dans la salle d’une classe de première.


Tohru (songeuse) : * Le cours va commencer, pourtant Kyô n’est toujours pas là ! Je suis inquiète, ça ne lui ressemble pas ! Mais c’est vrai que depuis que j’ai vu sa troisième forme, il est devenu bizarre : il ouvre à peine la bouche, ne provoque presque plus Yuki, et je crois qu’il m’évite ! … Est-ce que par hasard j’aurais dit quelque chose de mal ? !…Mais oui, c’est sûrement ça !!! Je l’ai blessé sans le savoir et comme il est gentil, il ne veut pas me le dire ! …C’est pour ça qu’il m’évite ! …* (grosse panique, faisant le ventilateur avec ses bras) * Aaaah ! C’est terrible !! Je suis stupide !! J’ai fais de la peine à Kyô et je ne m’en suis même pas rendu compte ! Okâsan, que dois-je faire ? … Il faut absolument que j’aille m’excuser ! …Oui ! C’est ça ! … Mais… je ne sais pas où il est ! Aaaah ! Que faire ? !...*
Tohru : C’EST TERRIBLE !!!
La classe : Ha ha ha !!!


Absorbée par le tourbillon de ses pensées, Tohru ne s’est pas rendue compte qu’elle s’était levée, faisant basculer sa chaise, et avait parlé à voix haute jusqu’à ce que les rires de ses camarades la ramènent brusquement à la réalité.


Yuki (inquiet) : Honda-san, est-ce que tout va bien ?
Uo (inquiète) : Euh, Tohru, tu es sûre que ça va ?
Hana (égale à elle-même) : (…)
Tohru (très gênée, elle est rouge de confusion) : Soma-kun, Uo-chan, oui ça va, c’est juste que…
Yuki (mettant une main sur l’épaule de Tohru, et se penchant légèrement vers elle, plein de sollicitude) : Honda-san, si quelque chose vous préoccupe, vous ne devez pas hésiter à m’en parler, cela me fait plaisir de vous aider…

__________


Membre du fan-club de Yuki (voix basse) : Non mais regardez ça, mademoiselle Minami ! La sorcière est encore en train de parler avec notre Prince !
Minami (voix basse aussi, jetant un coup d’œil mauvais vers Tohru, écumante de rage et de jalousie) : Rah ! C’est intolérable ! Pour qui se prend cette petite dinde ? ! Oser se montrer aussi familière avec Lui, quelle impudence ! Elle viole toutes nos règles ! Et Lui, si innocent, ne se rend pas compte qu’Il se fait manipuler ! Ca ne peut plus continuer, il est de notre devoir de protéger le Prince ; nous devrons en référer à mademoiselle Motoko de toute urgence, seule notre présidente pourra trouver une solution…
Hana (tournant lentement la tête dans leur direction) : *regard noir*
Membre du fan club + Minami (se taisent) : Gloups !
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Tohru (à qui la scène a complètement échappé, mais très touchée par les paroles de Yuki) : Arigato gozaimasu, Soma-kun ! * Yuki est si gentil, il a beaucoup de qualités, exactement comme Kyo ! *
Yuki (rougit légèrement) : (...)
Tohru : En fait, je suis un peu inquiète pour Kyo-kun, il est très calme ces temps-ci * Trop calme* et aussi…Ce n’est pas dans ses habitudes de manquer un cours !
Yuki (expression indéchiffrable et lointaine) : * Pourquoi… pourquoi faut-il toujours qu’elle s’inquiète pour ce baka-neko ? Et moi, je…*
Uo (soulagée) : Bah, ce n’est que ça ? ! T’inquiète ! Kyon-Kyon est un grand garçon !
Hana : Ses ondes étaient un peu agitées ce matin.
Tohru : QUOI ? ! C’EST TERRIBLE !! 0_o
Yuki (toujours en pleine introspection) : * Et moi, je … je suis… jaloux… de cet imbécile de chat ! Tous ces sentiments si vils… enfermés dans mon cœur… je les ressens qui palpitent !… Mais…mais…* (regardant Tohru qui a toujours un petit air affolé, vraiment craquant) * Parce qu’elle m’accepte, qu’elle nous accepte tous tels que nous sommes, avec nos faiblesses… un jour … je sais qu’un jour… je pourrais ouvrir en grand les portes de mon cœur… je serais capable... d’accepter…* Euh, Honda-san, vous savez, ce n’est qu’un chat stupide, c’est dans sa nature d’être grognon, il est sans doute monté sur le toit et il nous rejoindra quand il aura fini de bouder.
Tohru (regardant Yuki, qui est toujours penché vers elle, d’un air pas très convaincu) : Mais…* Je ne dois pas l’inquiéter, et il a sûrement raison, Kyo doit être sur le toit, mais…* (soupir) Haï !
Mayuko (entre) : Tous à vos places !

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Shigure cheminait, délaissant la foule des rues piétonnes pour emprunter les ruelles désertes, prenant ainsi soin d’éviter tout risque de contact et par là même de transformation intempestive.


Shiguré ( sérieux) : * Je vais d’abord passer voir Hatori… je crois qu’il travaille trop ! Il avait l’air fatigué la dernière fois… Bah, pas étonnant, à vivre en permanence dans cette atmosphère viciée. Ca serait bien qu’il puisse se détendre de temps en temps, sortir (expression triste) sortir…*

Il arriva à l’entrée du manoir ; le garde s’inclina respectueusement sur son passage, le laissant entrer. Toujours plongé dans ses pensées, Shigure se retrouva devant la maison de son ami.

Toquant à la porte…
Shiguré (ton insouciant) : Ha-san !
Hatori (ouvrant) : Tu viens voir Akito?
Shiguré : * Il faut bien que je joue au « gentil toutou à son maî-maître » * Oui ^_^, c’est bientôt l’heure de sa consultation, repose-toi, je peux sans problème l’ausculter à ta place !
Hatori (se détournant) : Baka !
Shiguré (larmes de crocodile) : Gomen, je plaisante ! Ça fait juste longtemps que je ne suis pas venu !

Le médecin finit par le laisser entrer, et un domestique vint leur apporter du thé.

Shiguré (allumant une clope, redevenu sérieux) : Ca fait longtemps que nous ne nous sommes pas parlés … (voix basse) J’imagine qu’Akito est au courant * Il sait que Tohru a accepté le troisième aspect de Kyo *
Hatori : * Tu ne renonce pas, toujours à la poursuite de ce rêve… * Akito finit toujours par savoir. Et pour eux ?
Shiguré : Yuki s’est renfermé sur lui-même, çà lui a fait un sacré choc ; Kyo passe tout son temps sur le toit, ils ne se battent même plus ; et Tohru s’inquiète pour eux…
Hatori (…) :* …les protéger… qu’ils ne perdent pas leur sourire…*
Shiguré: * Arrête, tu n’as pas à résoudre tous les problèmes * (ton léger, et agitant la main) Bah, laissons faire notre cher Akito ; ne t’inquiète pas Tohru prend soin d’eux et c’est une fille très bien.
Hatori : Shiguré, parfois tu es trop insouciant ! * ...mais tu as raison, quand elle sourit le monde semble plus beau ; elle est ce genre de personnes capable de soulager les souffrances et de redonner espoir ; elle sera leur printemps…*
Shiguré : * Ha-san, toi non plus tu n’as pas perdu espoir, un jour tu pourras rencontrer quelqu’un et sortir * (très sérieux mais sur un ton badin) Essaies de souffler un peu, ou tu perdras tous tes cheveux avant même tes trente ans, et alors tu ne pourras plus draguer les jeunes lycéennes en fleur !
Hatori : Eh Oh ! Me confonds pas avec toi ! -_-`
Shiguré (vidant sa tasse de thé) : Bon, j’y vais !
Hatori : Akito n’est pas de très bonne humeur, alors ne le fatigues pas !
Shiguré (grand sourire pervers et clin d’œil) : Tu me connais ^_^
Hatori : *soupir* (regardant son ami s’éloigner, un sourire timide se dessinant peu à peu sur ses lèvres) * Ce serment est toujours présent… mais peut être… après tout peut être… que Shigure s’inquiète pour moi, à sa façon…*

Shiguré s’éloigna de la maison de son ami pour s’enfoncer plus profondément dans l‘enceinte du manoir. Plus il avançait, plus l’atmosphère du jardin qu’il traversait paraissait se figer : aucun chant d’oiseau, nul souffle de vent ne venait agiter le feuillage des arbres, partout le silence. Au centre de ce jardin se dressait une magnifique maison, à l’architecture traditionnelle. Elle semblait baigner dans l’ombre, comme si les rayons du soleil, pourtant ardents en ce début d’après midi, en étaient bannis. Cet endroit si paisible et si beau aurait pu être l’idéal pour qui voulait se ressourcer en toute quiétude… Mais ce n’était pas le cas. Ce lieu était un tombeau…

Shiguré : (levant les yeux vers la façade de la maison, l’expression indéchiffrable) * Ce serment… je vais obtenir ce que je veux… même si je dois mentir et même si cela blesse quelqu’un … je découvrirai ce qu’Il cache… et je la trouverai, Elle …*(entrant dans la maison)* cette « fille d’Uzume » *.






Chapitre 2





Plus d’une heure avait passé sans que les deux jeunes gens (allongés sur le toit du lycée) ne s’adressent la parole. Les quelques instants de gêne qui s’étaient installés entre eux se dissipèrent rapidement lorsqu’ils se rendirent compte, à leur profond soulagement, qu’aucun d’eux ne viendrait troubler la réflexion de l’autre par un bavardage intempestif.
Après s’être mutuellement observés du coin de l’œil quelques instants, ils se détendirent et finirent peu à peu par s’absorber dans leurs pensées, laissant un silence confortable s’établir.
Mais si le calme régnait en apparence sous ce ciel clair parcouru des trilles harmonieux de quelques oiseaux en goguette, ce n’était pas le cas pour les esprits agités des jeunes gens.

L’adolescente, dont les traits habituellement si gracieux semblaient désormais comme altérés, --son fin visage parcouru de vifs frémissements--, présentait de nombreux signes de désarroi.
Kimiko (pensées en vrac) : * … je n’ai rien pu…faire…tous ces efforts…pour rien ! Il est trop tard… Iain, pardon !!! Je ne pouvais…rien faire *
(murmure) Cela n’a plus aucun sens de continuer à présent…
(voit l’image de son frère souriant se matérialiser sous l’écran de ses paupières closes) * Iain ! Je sais… je te l’ai promis… mais c’est si dur…de tenir… ce serment…*
(l’image de Momiji, très joyeux, vient se superposer à celle de Iain, comme un calque)
(perplexe) * Lui ! pourquoi je …Mais… (soupir) Je vois…*

De son côté, le jeune homme roux était indéniablement tendu, les sourcils froncés, le front plissé ; son expression contractée démentant l’apparente nonchalance de sa posture allongée. Non que la teneur de ses pensées eut l’air désagréable, mais leur tumulte l’absorbait profondément.
Kyo : * Comment a-t-elle su ? Ces mots que je désespérais d’entendre un jour… Elle… malgré sa peur, … elle a pu… me les dire…spontanément, avec tant d’abandon, sans que je puisse…douter. Ces mots… pour moi ! « Je veux qu’on continue tous à vivre ensemble »
Cette apparence hideuse et ses mains froides sur « ce » bras… mon bras ! Qui me touchaient, s’accrochaient, refusant de m’abandonner…
Elle semblait si fragile, tremblante, glacée, en larmes et couverte de boue…et pourtant … et pourtant…si belle !
*
(Kyo, subitement très rouge) Rhaaaaaaaaaah, mais pourquoi je pense à ça moi ? !!!!! Baka ga ???? (se prend la tête dans les mains)

Tohru : Kyo-kun !!!! (sa tête vient d’apparaître soudainement au dessus des barreaux de l’échelle). Aaaaaah, j’avais raison, tu étais bien sur le toit !!!
A cette voix chaleureuse, brisant le silence, Kimiko et Kyo sursautèrent violemment tous les deux, redescendant sur terre. Kyo déjà très rouge de par la teneur de ses pensées prit une jolie teinte de tomate bien mûre !
Kyo (bégaïant un peu) : Ah !! Oy !!! Toh… Tohru ! Mais... qu’est-ce que tu fais là?
Kimiko se relève promptement, époussète ses vêtements, tout en regardant Tohru entreprendre de monter sur le toit.
Tohru : (son regard attiré par le brusque mouvement de Kimiko, se met à la détailler) * C’est la première fois que je la vois… qui est-ce ?? Une amie de Kyo ? Elle est… très jolie et…sur le toit…avec lui !!! Peut-être que…qu’ils…*
(s’incline) Aaaaah, je suis désolée ! Je ne voulais pas vous déranger !!! (se redresse très gênée, en mode ventilateur) C’est stupide !!! C’est juste que, comme Kyo-kun n’est pas venu en cours tout à l’heure, je m’inquiétais un peu…(mode ventilo puissance max. !!!) mais je vous ai interrompus, pardon, je repars tout de suite !!! (commence à faire demi tour)
Kimiko (interdite) : * Hein !???…* O_0
Kyo (saisissant l’interprétation erronée qu’a faite Tohru de la situation, il passe par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel) : Non, c’est pas…ça !!! Tohru, tu… (s’arrêtant brusquement, au comble de la gêne)
Tohru (à demi retournée, elle regarde Kyo par-dessus son épaule) : Huh ???
Kimiko : * ben, ‘sont vraiment pas doués ces deux là ! * Euh… (les regardant tour à tour en s’avançant vers Tohru) ce n’est pas ce à quoi tu penses ! Nous ne nous connaissons pas ! Bon, je dois y aller…
(saute prestement en bas du toit et s’enfuie sous les regards ébahis des deux autres).


Dans la maison de Shiguré.

Rin (très frustrée, se retenant à grand-peine de balancer violemment, à travers la pièce, le livre qu’elle a à la main) : Rhaahhhh !!!!! Toujours rien ! J’ai fouillé TOUS les satanés bouquins de Shigure ! Et tout ce que j’ai trouvé, c’est cette note griffonnée sur un papier glissé entre deux pages :

Tu perds ton temps, Rin-chan ! Shiguré

Rin : FAIT CHIER !!!! En plus il se fout de moi !!!!!!! (pince les lèvres de dépit, et remet le livre sur son rayonnage) * Et rien non plus dans sa chambre !! nothing, niente, nada, nib ! *
(fronce les sourcils) * Est-il possible qu’il dise vrai en niant savoir quoi que ce soit ? ….. Non, c’est Shiguré ! Il ment forcément !!! Je suis persuadée qu’il sait quelque chose ! * (un peu essoufflée, elle s’appuie contre un mur) Bon, plus qu’une solution, son PC ! Pas de temps à perdre ! Les cours sont finis, ils ne vont pas tarder à revenir !
La jeune fille se dirige d’un air décidé vers le bureau du chien et allume l’ordinateur, puis s’installe derrière l’écran et fait craquer ses doigts, telle un hacker professionnel.

Un quart d’heure plus tard :

Rin (sourire satisfait) : Yeah ! Je crois que j’ai trouvé ! …mais… (sourire qui s’efface) ET MERDE !!! Faut un code d’accès ! Rhaaaahhhh, LE CHIEN !!! (ndY : lol, c’est le cas de le dire) * Qu’est-ce qu’il a bien pu mettre ? euh…*
(tape) malédiction
ACCES REFUSE * non, trop évident *
(tape) Akito
ACCES REFUSE * beuh, pas son genre…*
Rin : Maudit Shigure !!!! (ndY : bah vi, on le sait qu’il est maudit -_-’’)
(très concentrée) Voyons, c’est Shigure, qu’est-ce qu’il aime par dessus tout ?…Euh…faire tourner en bourrique son attachée d’édition. Quel est son nom déjà ? … Ah, vi !!!
(tape) Mitsuru
ACCES REFUSE * euh non, c’est vrai, il l’appelle... *
(tape) Mi-chan
ACCES REFUSE
Rin : * Rhaaaah, toujours pas ! … Peut-être le titre du livre dont il est si fier ? Dieu seul sait pourquoi, il était à gerber XD * C’était quoi déjà ? .. Ah oui ! …*
(tape) Un cœur amoureux
ACCES REFUSE * MERDE !!! grrrr, m’énerve…*
Elle repousse violemment sa chaise et se masse les tempes.

* cogite – cogite – cogite – cogite – cogite – cogite – cogite – cogite – cogite – cogite *

* TILT *
Elle attrape le clavier, impatiente. Un sourire assuré se fait jour sur son visage soudain plus détendu.
(tape) P …
(tape) E...
(tape) R...
(tape) V...
(tape) E...
(tape) R...
(tape) S...
Elle appuie avec délectation sur la touche ENTER * Je sais que je suis tombée juste ! *
ACCES AUTORISE
Rin : Yeaaaaaaahhhhhhhh !!! (le sourire triomphant, elle entame la danse de la victoire… ndY : euh nan, p’et pas quand même -_-’’… désolée, là c’est moi qui m’emporte ! ) Voyons un peu ce que t’as dans le ventre !

Quelques minutes plus tard :

Rin : Huh ? !!! O_0 (elle se penche sur l’écran pour y lire )

« Quand celle à la voix d’or aura su arracher
Les mots d’une prière aux lèvres du pêché
Quand l’amandier stérile aura repris ses charmes,
Que la fille d’Uzume aura donné ses larmes,
Alors cette malédiction disparaîtra
Et la paix reviendra, devers tous les Soma.
»

Rin : (…) Uzume ? La déesse ? O_0


Kimiko : Tadaïma !
Domestique : Okaeri nasaï, mademoiselle, désirez-vous une tasse de thé ?
Kimiko (lui adressant un sourire) : Oui, volontiers…(tout en s’éloignant, elle lance par dessus son épaule) je serai dans la salle de musique…
Domestique : * pauvre gosse…si c’est pas malheureux…*

Flash back

Après s’être enfuie du toit du lycée, où visiblement elle était de trop (hé hé !!!), Kimiko avait marché droit devant elle, laissant avec indifférence ses pas la guider à travers les rues, faisant ainsi mieux connaissance avec son nouveau cadre de vie.
Kimiko (sourire malicieux) : J’espère que ça ira pour ce drôle de couple. * la fille avait l’air d’être très gentille, un peu hystérique peut-être, mais sympathique. *
(s’arrêtant brusquement) Tiens ! Ca fait un moment déjà que je longe ce mur d’enceinte ! Comme il est haut ! Cela doit être un très vaste domaine… A qui peut-il appartenir ? Je ne me souviens pas avoir entendu parler d’une autre famille aisée dans les environs ! (grimace ironique) * je croyais que les Akamoshi étaient les seuls *
La jeune fille se rapproche du mur et pose sa main à plat sur la pierre de taille pour en sentir la fraîcheur.
Kimiko : Huh ? ! Quel est ce chant ? (ferme les yeux et se concentre, tous ses sens dirigés vers la source musicale, pour mieux la percevoir.)
En effet, en s’approchant du mur partiellement recouvert d’un rideau de verdure aux teintes automnales, une douce mélopée, à la fois enchanteresse et profondément mélancolique lui parvint.
Kimiko : * Ce chant… est-ce un chant d’oiseau ? Je n’en ai jamais entendu de tel !!! Un écho…lointain…comme s’il résonnait en moi…quelle étrange sensation ! *
La jeune fille s’appuie dos au mur, les paupières toujours baissées, essayant de le graver dans sa mémoire.
Kimiko : * C’est comme si je le connaissais… mais pourtant je l’entends pour la première fois ! * (fredonne doucement) __ mh mmmuh mmmuuuhm mhh

……murmures inaudibles d'une conversation (le chant cesse)..

Kimiko (soupirant) : Dommage ! …

Fin du flash-back

Kimiko, en salle de musique.

Kimiko : * si bémol… do…ça y est !!!! Je crois que je le tiens ! J’ai ENFIN réussi à transposer ce chant ! *
Brandissant la partition qu’elle vient d’annoter et se dirigeant d’un air triomphant vers un pupitre…(pose la partition) Elle effectue quelques exercices respiratoires, échauffe sa voix puis se concentre quelques minutes en fermant les yeux, se redresse de toute sa taille en inspirant et expirant calmement, profondément…
Elle entonne d’une voix ample au timbre pur et cristallin la mélodie, frémissante… La jeune fille semble peu à peu s’effacer…Le décor alentour disparaît… ne restent que la voix et les notes égrenées.
Kimiko voit son univers familier disparaître lentement… A la place, des visages, de lointains visages… connus puis oubliés… Et qui se mettent à tourner et virevolter autour d’elle, comme pour la narguer…
Kimiko : * Encore cette étrange sensation *
Le chant s’achève sur un ultime vibrato, d’une richesse incroyable. Kimiko ne bouge pas, encore tremblante, sous le choc de ses émotions.

__________


Domestique : (s’adressant à la jeune fille, qui est de dos) Oh mademoiselle, c’était absolument magnifique. (Elle pose le plateau de thé sur une desserte )
Kimiko : (se retourne brutalement, encore assez chamboulée) Oh, euh… merci…
Domestique : (affolée) Mademoiselle, mais qu’avez vous ?
Kimiko : Huh ? O_0
Domestique : Vous pleurez!
Kimiko, incrédule, lève une main hésitante et l’approche de sa joue. Elle rencontre une peau humide, baignée de larmes.
Kimiko (levant les yeux vers la domestique, murmure) : Je ne comprends pas…


Le soir, chez Shiguré.

Dans la cuisine, Tohru met la dernière main au dîner, avec l’aide de Kyo.
Tohru (un peu inquiète) : Oui mais… j’ai quand même du dire quelque chose de blessant… elle est partie si vite…
Kyo (lui donnant une pichenette sur le front, attendri et d’un ton bougon…) : Et moi je dis que tu t’inquiètes beaucoup trop !
Tohru se masse le front, toute souriante.
Kyo : En tout cas, je suis surpris !
Tohru : Huh ?
Kyo : T’as pas vu comment elle a sauté du toit? * Elle n’a pas utilisé l’échelle ! *
Tohru (frappant dans ses mains, malgré l’onigiri qu’elle tient, aspergeant ainsi Kyo de riz ) : Mais oui, c’est vrai !!! (Tohru, la révélation ! -_-’’)
Kyo (couvert de riz) : Oy ! Tu peux pas faire plus attention !
Tohru : GOMEN NASAI, KYO-KUN ! ….(pouffe de rire) hi hi ! pardon… mais, c’est trop drôle…
Kyo (petit croc et oreilles de chat) : (… se met à rire avec elle) en tout cas, elle doit pratiquer les arts martiaux depuis pas mal de temps * Elle a l’air forte *

__________


Yuki (vient de descendre) : Qui pratique les arts martiaux ?
Tohru : Ah ! Yuki-kun, tu as fini tes devoirs ?
Yuki (lui souriant) : Humm…
Tohru (se souvenant qu’une question a été posée) : Une fille qui était sur le toit avec Kyo-kun, mais elle s’est enfuie.
Yuki (ironique) : Alors, le baka-neko a encore fait des siennes ?
Kyo, resté silencieux et de dos depuis l’arrivée de son cousin fait demi-tour brutalement.
Kyo : Xso Nezumi, tu me cherches ?
Yuki (froidement) : Inutile, Baka, t’es juste en face de moi !
Kyo (de plus en plus énervé) : Pff… on essaie de faire de l’humour ? Tu te fous de moi c’est ça ? !! Tu veux te battre ?
Tohru, paniquée, s’agite entre les deux garçons pour essayer de calmer le jeu…
Yuki : Sans façon, je devrais alors t’approcher, je risquerais d’être contaminé par le virus de la bêtise ! En plus je n’ai aucune envie d’attraper les puces d’un imbécile de chat couvert de riz ! (se tient les côtes, mort de rire)
Kyo, bien qu’étonné de voir son cousin rire ainsi, est tremblant de rage et serre les poings, des vagues de colère émanant de tout son corps ; sous le regard désolé de Tohru…
ET PUIS…
RIEN…
Le jeune homme roux ouvre vivement la porte coulissante de la cuisine, et sort rapidement, la refermant derrière lui sans la briser !
Yuki : * soupir * (se tourne, encore les larmes aux yeux d’avoir tant ri, vers une Tohru à la fois stupéfaite et soulagée)

__________

Shiguré (arrivant en courant dans la cuisine) : Tohru-kun ! Tu n’as rien ! Dieu soit loué !! (larmes)
Yuki et Tohru : O_0
Shiguré : Je viens de croiser Kyo-kun, il était couvert de riz, j’ai bien cru qu’il avait essayé de te…
SSSSBBBBAAAAFFFFFFF !!!!!!!!!!!!
Yuki (a envoyé son cousin valser à travers la porte en papier de riz) : T’es vraiment impossible !!!
Shiguré : Regarde comment tu me traites, moi, ton cousin, ton aîné alors que je m’inquiète pour notre petite Tohru… Et en plus tu casses ma maison… (larmes de crocodile) T_T
Tohru (affolée mais qui n’a rien compris) : Shiguré-san !!! Vous ne vous êtes pas fait trop mal ? (se précipite pour l’aider à se relever)
Yuki : Honda-san, il n’a rien du tout ! -_-’’
Effectivement, le chien s’est relevé sans peine, Yuki (gros coup de pompe) tourne les talons et Tohru commence à réparer la porte…
Shiguré (l’air ailleurs) : (…)

Flash-back de sa visite au manoir

Akito (voix doucereuse): Caaaa, que crois-tu ? Je connais ton rêve…(rire) tu penses réellement qu’un chien comme toi … c’est trop drôle ! Mais vous m’appartenez tous !
(lui caresse la joue et se penche pour lui murmurer au creux de l’oreille) Vas-y cherche-la, cela m’amuse ! Cette fille n’existe pas, ce n’est qu’un mythe transmis au fil des générations de Soma… Mais emploies bien le temps que je t’accorde généreusement, car après tu me donneras Miss Honda, comme convenu (plante ses ongles méchamment dans la joue du chien).

Fin du flash-back

Tohru (elle a fini de réparer la porte): …re-san ? Shiguré-san ??
Shiguré ( rappelé à la réalité) : Hum, Tohru-kun ? …Je meurs de faim ! …(grand sourire)

Tohru : Oh ! Oui bien sûr !! C’est bientôt prêt !
Shiguré (la regarde s’activer, l’expression indéchiffrable): * pardon… *

Au manoir Soma.

Le jeune homme est allongé lascivement sur la terrasse lambrissée de ses appartements, ses cheveux luisants effleurant et caressant légèrement son cou sensible, son kimono glissant lentement sur son épaule dévoilant une peau blanche sublime (ndY : sublime et appétissante…*_* ghaaaahhh, faut que j’arrête là, je vais partir en live sinon, mdr)
Akito (regard perdu dans le lointain, profondément mélancolique, bien différent de celui que ses proches connaissent) : * Que crois-tu Shiguré ? … que je ne l’ai pas cherchée ? ! Que je me complais dans cette malédiction qui me condamne ? Il n’y a pas d’espoir…*<

La nuit, dans une rue du quartier des affaires.

La jeune fille marche à toute allure le long des immeubles de diverses sociétés, comme si tous les démons de l’enfer étaient à ses trousses ! Elle n’a aucune conscience de ce qui l’entoure, toute entière à l’écoute d’une voix intérieure. Il est tard, la nuit est fraîche et transperce ses fins vêtements. Sur son visage chiffonné, des traces de larmes séchées…
Kimiko (les yeux exorbités, presque hallucinés, emplis des visions d’horreurs de son récent cauchemar) : * Le sang… tant de sang…et ces cris…sa peau bleuissant et sa main de plus en plus froide… ses lèvres exsangues … « la vie laisse place à la mort, c’est dans l’ordre des choses »… Iain…où es-tu ? Je ne… je ne laisserais plus personne…jamais ! Plus personne ne mourra… sous mes yeux ! *

…………………….…CRISSSSSSS (gros bruit de freins de voiture)………………….

Kimiko, tirée de ses pensées par le bruit incongru, embrase la scène d’un coup d’œil, du trottoir où elle se tient. Glacée, elle reconnaît le jeune garçon qui se tient immobile, paralysé devant la voiture qui arrive beaucoup trop vite pour l’éviter.
Kimiko : * Soma Momiji ! *
Sans réfléchir, elle s’élance, courant le plus vite qu’elle ne l’ait jamais fait, éperdue ! Elle attrape la taille de Momiji d’un bras …
* Pouf !!! *
Trop concentrée sur le mouvement de la voiture, elle ne prend pas garde au « jeune homme »… Lorsque l’auto est sur le point de les faucher, elle fléchit ses genoux, et saute en l’entraînant, adoptant la position du tigre (karaté).
Kimiko : * Plus personne… jamais ! *
D’un bond d’une détente formidable, elle décolle, pour atterrir sur le capo du véhicule en décélération, atténuant ainsi considérablement le choc… Toujours serrant Momiji contre elle, elle va rouler avec lui un peu plus loin, légèrement sonnée.
Kimiko (se redressant) : Tu n’as rien ? …
Incrédule, elle s’aperçoit alors avoir dans les bras un lapin au milieu des vêtements appartenant au jeune homme O_0
Kimiko : (…)





Chapitre 3





Une foule de plus en plus dense se pressait aux abords de l’accident.
* Bruits de sirènes, lumière aveuglante de gyrophares en approche, atmosphère de curiosité malsaine, brouhaha indistinct d’exclamations, questions croisées…et voix hystériques, apitoyées ou excitées qui fusent, s’entremêlent et se coupent sans aucune cohérence en un ballet cacophonique dément. *

Passant 1 : Que quelqu’un prévienne les secours !
Passant 2 : C’est fait, les pompiers ne vont plus tarder !!
Curieux : Mais que c’est-il passé ???!!
Curieux : Le chauffeur ne sort pas…vous croyez qu’il est…
Curieux : Pauv’ gosses ils ne bougent plus…
Passant 2 : Le garçon s’est littéralement jeté sous les roues du véhicule ! Si cette jeune fille ne s’était pas précipitée pour le sauver…
Curieux : Faut aller voir de plus près !

Kimiko : * Un lapin… Il s’est transformé en lapin !! Pincez-moi, je rêve !!! O_0 *
Momiji (… voix faible, sous le choc) : … s’il te plait, s’il te plait… il ne faut pas qu’ils…(trop fatigué, il referme les yeux)
Kimiko : * Il parle…c’est…incroyable !? * (elle regarde le lapin inconscient)
* mais… Ressaisis-toi Miki, ce n’est pas le plus important pour le moment !! Si ces gens voient ça (elle coule un regard vers la foule de curieux en approche), s’ils le voient… le gentil lapinou finira au zoo…*

Toujours tenant Momiji et ses vêtements serrés dans ses bras, elle se relève lentement, un peu chancelante ; grimaçant à l’appel lancinant d’une douleur sourde provenant de vilaines écorchures aux genoux ; sous l’air ébahi des témoins de cette scène qui heureusement ne peuvent vraiment les distinguer dans la nuit noire et obscure XD

Curieux (joignant les mains, soulagé) : Ils sont vivants !
Curieux (mi rassuré, mi déçu de ne pas avoir assisté à quelque chose de plus tragique) : Ils ont eu de la chance…

Soudain, Kimiko, serrant les dents, fléchit les genoux et d’un bond agile franchit la distance la séparant du trottoir le plus proche ; puis s’engouffra en boitant dans une rue étroite, disparaissant aussitôt aux regards inquisiteurs des « bonnes âmes »…

Passant 1 (interdit) : Vous avez vu ça ? O_0
Passant 2 (incrédule) : On ne croirait pas une seconde qu’ils viennent de se faire renverser ! * Ils sont partis comme si de rien n’était*

Kimiko (toujours courant maladroitement, en tenant Momiji contre elle) : * Je vais le ramener à la maison, c’est la seule solution... Il est évanoui…j’espère que ce n’est pas trop grave ! *


Le jeune homme ne pouvait pas dormir. Ces temps ci, son sommeil était incroyablement agité…
Non qu’il parvenait à prendre un peu de repos d’ordinaire, mais depuis quelques mois, ses cauchemars se multipliaient ; peuplés de visions de souffrance et de peine infinie. Et cela se ressentait sur son humeur ; de plus en plus irritable, il en était parfaitement conscient !
Il en venait à regretter ce sommeil maussade, dénué de rêves, auquel il s’était accoutumé avec les années. Il n’y avait jamais pris de plaisir, mais au moins il ne ressentait pas ce, cette…

Jeune homme : * culpabilité *

*SLACK*

Se redressant vivement de son futon dès lors que cette idée dérangeante lui eut traversé l’esprit, il se mit à arpenter le parquet de bois précieux aux teintes patinées.

Jeune homme (très énervé) : * je n’ai aucune raison d’éprouver cela ! coupable ?! Quelle idée !!! Pourquoi me sentirai-je coupable ? Je suis bien le plus maudit de tous ! Eux tous…comme…COMME JE LES HAIS !!!! (les yeux brillants de larmes de rage contenue)
Jeune homme (murmurant) : Je sais…ils me détestent…ils veulent me voir mort… ! (d’un ton quelque peu étonné mais qui se veut convaincu). Je les hais…

Flash-back (le jeune homme a 5 ou 6 ans)

La nuit, en nage, le petit garçon se réveille en sursaut, un cri muet encore sur les lèvres, les pupilles dilatées par la peur.

Petit garçon : Où est-ce que je suis… ? Où est maman ????
(appelle..) Maman ? * elle a du aller boire un verre d’eau… elle boit toujours de l’eau la nuit…*
(appelle) ……. Mamaaaaan ???
* elle va arriver pour me prendre dans ses bras... et tout ira bien…*
(appelle) MAMAN….MAMAN ????….
(aucune réponse…)
(il hurle, paniqué) MAMANNN….. MAMAAAAAAAAAAANNNNN… !!!!!!

* Bruits de pas précipités*

Domestique (impassible et froide) : Vous avez appelé Akito-sama ?
Petit Akito (en larmes, debout pieds nus au milieu de la pièce) : Maman ! où est ma maman ?
Domestique (s’approchant lentement du jeune garçon et se penchant à son oreille, lui susurre indifférente) : Avez-vous déjà oublié ? Elle n’est plus ici, elle vous a laissé… vous êtes le chef de la famille Sohma désormais.
Petit Akito (brusque mouvement de recul) : Nan, tu es une menteuse ! Maman ne peut pas partir sans moi… (murmure) elle ne peut pas…
Domestique (doucereuse) : En êtes-vous sûr ? Pourtant c’est votre faute ! Sans vous, les douze ne seraient pas maudits… Ils vous détestent pour cela, et veulent vous voir mort…Quant à votre mère…vous pouvez vérifier vous même : Ses affaires ne sont plus là… Si elle vous aimait réellement, pourquoi serait-elle partie en vous laissant ?…
Petit Akito (choqué) : …

Le doute venait de s’insinuer profondément dans la jeune âme facilement malléable à un âge aussi tendre ; un doute qui serait conditionné, cultivé au fil des années, exploité, sollicité… jusqu’à en devenir une certitude.

Fin du flash-bask

Akito (un fin sourire cynique étira ses lèvres minces) : La vieille domestique avait raison, « cette femme » n’était pas digne d’être la mère d’un Dieu ! Et eux…(l’éclat métallique de son regard avait l’aspect froid de la glace et son sourire à en geler les enfers, se teinta d’une note cruelle)…

Sous la lueur pâle d’un rayon de lune, le jeune homme se dirigea d’un pas vif vers l’un des murs lambrissés de sa chambre. De la paume de la main, il caressa presque sensuellement les panneaux de bois lisses, cherchant l’aspérité bien connue. L’ayant trouvée, il exerça une légère pression sur le nœud déclenchant le mécanisme, découvrant une cavité peu profonde dans laquelle se trouvait un petit coffret recouvert de peaux et richement ouvragé. Avec moult précautions, et une déférence étonnante de sa part, il s’en empara religieusement et le posa sur une desserte voisine. D’une manche de son kimono, il sortit une petite clef d’argent sertie d’émeraudes qui ne le quittait jamais, et la fit jouer dans la serrure.
D’aucuns s’attendraient à trouver à tout le moins un véritable trésor à l’intérieur d’une telle cache. Pourtant, de ses mains fines tremblantes d’une impatience fébrile difficilement contenue, Akito en tira un simple carnet à la couverture craquelée, aux pages écornées et jaunies par les âges…

Akito (murmure, passant un doigt rêveur sur les monogrammes marquetés sur la peau du journal intime) : Kishi…


Kimiko était parvenue à se glisser sans bruit dans sa chambre ; il ne fallait surtout pas que les domestiques découvrent Momiji dans cet état ! Elle déposa précautionneusement le lapin sur son propre lit, jeta les vêtements sur la chaise la plus proche et s’assit à côté de la couche, inquiète.

Kimiko : *Toujours inconscient …-_-’’ ! Et maintenant, je fais QUOI ??? Dans combien de temps il va redevenir normal ??? Est-ce que j’appelle un médecin ou un véto ? XD Bon sang ! si seulement il émergeait pour me dire ce qu’il faut faire !! Il… *

* POUF *

Kimiko (subitement trèèès rouge) : * Il est à poil Oo. J’aurais du m’en douter XD* (elle rabat prestement les couvertures jusqu’à sa taille en détournant le regard)
Momiji (gémit) :
Kimiko (…) : * Il a quand même de sales écorchures, pourvu que ce soit superficiel … bon ! Je ne peux quand même pas le laisser comme ça * (elle se presse vers la salle de bain attenante et se saisit de désinfectant, compresses et pansements ; retourne près du blondinet toujours gisant sur la courtepointe puis entreprend habilement et avec la plus grande douceur de le soigner…)


A l’aube :

Momiji : (tiquant, le corps raide et endolori, chaque mouvement lui causant une sensation désagréable, il ouvre les yeux sur un plafond peint, inconnu ; et bat des cils, désorienté)
* J’ai mal partout… et … je suis…la voiture…elle m’a renversé ?? *
Kimiko ( profondément soulagée) : Enfin tu te réveilles !
Momiji (en pleine confusion) : … * Elle, je suis chez elle…l’accident, elle était là… et...je suis chez elle…? Cette nuit…*
Kimiko (elle le regarde avec attention) : (…)
Momiji (…) : * Elle m’a vu, comme ça…qu’est ce qu’elle a pensé ? Elle ne dit rien…elle me regarde mais ne dit rien… est-ce que…je la dégoutte ?…pourquoi elle se tait ? * (il s’aperçoit être nu, et que ses blessures sont pansées…) Tu… m’as soigné ?
Kimiko (suit son regard et devient rouge) : Oui…
Momiji Tu…:
Kimiko (le coupant) : Tu peux utiliser la salle de bain, c’est juste à côté, il y a des serviettes propres dans l’armoire. Je vais nous préparer quelque chose à manger.
(Elle sort sans attendre de réponse…)

Momiji (resté seul, il se leve maladroitement, récupére ses affaires et se dirige, les muscles contractés douloureusement, vers la salle de bain) : * Il faut que j’appelle Hari, il a du s’inquiéter…mais alors …il lui effacera la mémoire…*

Poussant un soupir résigné, il entra sous la douche, oubliant un instant ses soucis, concentré sur la douleur provoquée par le jet trop fort sur son épaule droite ornée d’une vilaine ecchymose. Quiconque le connaissant, aurait été surpris de son air grave et de la tristesse inhabituelle de son regard d’ordinaire insouciant…


Un quart d’heure plus tard :

Momiji (il est sorti de la salle de bain, et téléphone) : …oui, …non elle n’a rien dit, …en bas, elle nous prépare quelque chose à manger…oui je t’attends…et, euh, Hari ? Tu ne vas pas lui effacer ? …dis ? …
Hatori (…) : J’arrive.

Kimiko (entrant dans la pièce, portant un plateau d’où s’élevaient d’alléchantes odeurs de pancakes) : * Qu’est ce que je vais lui dire, qu’est-ce que je vais lui dire…* J’espère que tu as faim, j’en ai préparé pour un régiment !
Momiji (à la fenêtre, le regard dans le vague et son téléphone portable encore à la main, il trésaille violemment) : * Qu’est ce que je vais lui dire, qu’est ce que je vais lui dire…* (…)
Kimiko (avisant le téléphone qu’il tient encore) : Oh, tu as prévenu chez toi ? Je l’aurais bien fait pour que tes parents ne se fassent pas de souci, mais je ne voulais pas fouiller tes affaires…Ils ne se sont pas trop inquiétés ?…
Momiji (ne sait toujours pas quoi dire) : Je ne vis pas chez mes parents…
Kimiko (assez étonnée) : euh…
Momiji (…) : Maman… n’a pas supporté… quand je suis né, et qu’elle a compris…elle ne supportait pas de me voir…, détournait le regard…
Kimiko (interdite) : …
Momiji (il poursuit, d’un air détaché, comme s’il parlait d’une autre personne, comme si cela lui était indifférent) : Elle a fini par se rendre malade… elle était toujours énervée… et devenait … hystérique quand je l’approchais… elle criait…elle pleurait…
Kimiko (songeuse) : * Alors lui aussi…lui aussi…*
Momiji : Dans ma famille, il y a quelqu’un qui peut effacer les mémoires… maman m’a oublié…elle allait beaucoup mieux après…au bout de quelques mois elle avait retrouvé le sourire…
Kimiko (prenant conscience de ce qu’il dit, choquée): * Lui aussi… a été rejeté*
Momiji : Je suis sûr que c’était la bonne décision pour aider maman…même si au fond de moi, je voulais ...juste…qu’elle ne m’oublie pas…
(regardant la jeune fille) Hier soir, je suis allé voir papa à son travail, quand maman est arrivée, avec Momo…je…je suis sorti en courant…je n’ai pas vu que la voiture arrivait si vite...
Kimiko (intriguée) : Qui est…
Momiji : Momo est ma petite sœur…mais elle ne me connaît pas…
Kimiko : (…)
Momiji : Je suis…, ma famille est,… maudite…L’esprit du lapin me hante, et je me transforme quand une fille me prend dans ses bras…
Kimiko : Pourquoi … est-ce que tu me racontes tout ça ?
Momiji (sourire triste) : Parce que tu as vu…* et que demain tu ne te souviendras de rien * Je te remercie de m’avoir sauvé… * pardonne-moi… *
Kimiko : Je…cela…ne change rien pour moi…
Momiji (profondément surpris) : (…)
Kimiko : Que tu te transformes, je veux dire…ça ne change pas ce que je pense de toi. Je te vois en classe, tu es toujours si joyeux… et ça me donne envie de sourire aussi… alors, que tu sois maudit…je m’en fous…et puis…( beau sourire malicieux) c’est mignon un lapin :)
Momiji : (…)

* Ding-Dong *

Kimiko : Oh…, on vient te chercher ! Euh… on n’a même pas pris le petit déjeuner !… Ben installe toi, je vais aller ouvrir et on prendra le thé tous ensembles !
Momiji : * Pas déjà…pas après ce qu’elle vient de dire…s’il te plait Hari…*

La jeune fille se dépêcha d’aller chercher son visiteur qu’un domestique venait d’introduire dans le salon. Après s’être salués, ils rejoignirent le blondinet.


Hatori : Enchanté, je suis Sohma Hatori, le tuteur de Momiji, je vous remercie d’avoir pris soin de lui cette nuit.
Kimiko (s’incline): Très heureuse de faire votre connaissance, je m’appelle Akamoshi Kimiko. Et c’était tout naturel. (désignant la table dressée pour le petit déjeuner) Je vous en prie, donnez vous la peine, il est tôt et je suis sûre qu’une tasse de thé vous serait agréable.
Hatori : * Elle est bien élevée, et a visiblement reçu une bonne éducation…* (désignant sa trousse) Si possible, je souhaiterai d’abord m’assurer qu’aucun de vous ne s’est gravement blessé.
Momiji (emergeant de ses pensées) : Hari est notre médecin de famille…

Le médecin examine avec attention le jeune homme, sans déceler autre chose que quelques plaies et bosses sans gravité, puis se tourne vers Kimiko…
Hatori : Si vous me permettez…
Kimiko : Je vous en prie, ne vous donnez pas cette peine, je me sens parfaitement bien…
Hatori : C’est la moindre des choses que je puisse faire…
Kimiko : Dans ce cas, je vous remercie…
Momiji (lançant un regard suppliant à Hatori, par dessus l’épaule de la jeune fille) : * S’il te plait Hatori, s’il te plait ne lui efface pas…*
Hatori (répondant silencieusement à la supplique muette du lapin) : * Tu sais bien que c’est la seule solution… Akito a…et je ne peux passer outre… *

Un quart d’heure plus tard, le lapin, très triste, et le dragon résigné, quittaient la résidence Akamoshi, laissant la jeune fille profondément endormie.


Au lycée kaïbara, le lundi suivant

Minami : Très bien, mademoiselle Motoko, nous ferons donc ainsi… Gloire au Prince !
Motoko : C’est la meilleure solution pour nous débarrasser enfin de cette sorcière qui l’envoûte.
Je compte sur vous… Gloire au Prince !

Dans un couloir, quelques minutes plus tard

Minami : Oui mademoiselle Hanajima, nous pensons que ce serait une très bonne idée d’insérer un encart –spécial ondes- dans le prochain numéro de notre journal…
Hana : (…)
Minami : Euh… cela intéresse beaucoup de nos lecteurs…
Hana : (…)
Minami : (perdant de plus en plus pied) Alors, est ce que vous nous permettriez de vous interviewer, disons, chez vous, pour nous rendre compte de l’environnement dans lequel évoluent les ondes dont vous parlez ? * Je dis n’importe quoi, moi !!! *
Hana : (…)
Minami (T_T): Euh… disons ce samedi après midi ?
Hana : Si vous le souhaitez.
Minami (soulagée) : Ouf…, euh, je veux dire… merci !

Tandis que Minami , s’en allait pour rendre compte de la réussite de sa mission, Hana retourna aussitôt vers Tohru et Uoh, qui l’attendaient non loin de là, en grande conversation avec Momiji.

Tohru : Hana-chan !
Uo : Qu’est ce que cette petite peste te voulait?
Hana : M’interviewer pour un encart « spécial ondes » dans le prochain numéro du journal du lycée…j’ai accepté bien sûr.
Tohru : Hana-chan…
Uo : Ha ha ha haaaa! Bien joué, Hanajima!
Momiji : Ca a l’air amusant !!!! Et, tu vas être filmée aussi ???
Hana : Je pense que oui.
(…)
Momiji : Bon, je dois y aller, c’est à mon tour de nettoyer la classe !
Uo : A plus !
Hana : Au revoir.
Tohru : Je viens t’aider si tu veux, je ne travaille pas ce soir !
Momiji : Non, non, ce n’est pas la peine, merci beaucoup Tohru !
Tohru : A demain ! (regardant le lapin s’éloigner en gambadant.) * Il n’a pas l’air en forme, et est moins joyeux que d’habitude, j’espère que ça ira… *
Hana : (…)


Momiji : * Non, tout ira bien, je ne veux pas que tu t’inquiètes Tohru…*

Toujours courant, perdu dans ses pensées, il ne s’aperçut pas qu’une jeune fille arrivait au devant de lui…
Il allait lui rentrer dedans quand…

* Slack *

Sautant de son appui de fenêtre, où comme à son habitude, elle était postée, Kimiko, qui avait d’un coup d’œil embrassé toute la scène, écarta vivement la jeune fille, très surprise. D’étonnement, Momiji s’arrêta également.

Kimiko (s’adressant à la fille) : Excuse moi, il allait te rentrer dedans, et vous auriez pu vous faire mal.
Momiji : * Elle… elle…non, c’est impossible ! *
La jeune fille (déboussolée) : Oh, euh… merci alors ! (elle s’éloigna, laissant les deux jeunes gens l’un en face de l’autre)

Kimiko : Tu devrais faire plus attention dans les couloirs…
Momiji : * impossible qu’elle…* hum oui, je…
Kimiko : Si tu ne veux pas que tout le monde le sache…
Momiji : * …se souvienne… * Oo






A suivre...