Une nouvelle Vie par Taoundara





Chapitre 8





Au moment d’entrer, Tohru est de suite impressionnée par tous ces jeunes garçons et filles en kimono, apprenant des mouvements de karaté.
Tohru - Ah...! C’est tellement...!
Yuki est amusé de la voir regarder dans toutes les directions, curieuse mais désorientée en même temps. Elle aperçoit Kyo qui donne un cour dans un coin du Dojo à une dizaine d’enfants d’environ douze ans qui effectuent les mêmes mouvements que lui avec assiduité.
Tohru - Ouah ! J’assiste à un vrai cours de karaté !
Yuki se moque en marmonnant.
Yuki - Venant de lui on ne peut pas vraiment appeler ça un vrai cours...
Kunimitsu, l’assistant de Kazuma, s’approche d’eux.
Kunimitsu - Oh ! Yuki san ! Je suis ravi de vous voir parmi nous ! Et vous aussi Honda san !
Tohru - Bonjour !
Yuki - Bonjour.
Il montre Kyo du doigt tout malicieux.
Kunimitsu - Kyo kun m’a demandé de vous conduire à lui dès votre arrivée. Par contre, il m’a dit que vous n’arriveriez pas avant trois bonnes heures.
Elle devient rouge de gêne. En voyant ça, l’assistant sourit.

Yuki, qui regardait lui aussi le dôjo, a son téléphone qui sonne. Il lit sur le cadrant “Manabé Kakéru” et grimace.
Yuki - Qu’est-ce qu’il me veut encore ?
Il décroche.
Yuki - Kakéru, je t’ai dit de t’en sortir tout seul !
Il se met à rougir à vue d’œil et répond timidement.
Yuki - Machi... Machi kun ?
Se sentant observé par Tohru et Kunimitsu,, il sort de la salle. Ils entendent encore quelques phrases avant qu’il ne ferme la porte.
Yuki - Tu vas mieux ? (...) C’est très bien ! (...) Oui, je reviendrai au lycée bientôt pour vous voir...

Pendant ce temps, dans les quartiers d’Akito.

Tous les domestiques se pressent de préparer une salle. Hatori, Momiji, Ayamé et Shiguré les regardent faire. Ce dernier à un énorme pansement sur son oeil et sa joue droite. Tous s’interrogent.
Momiji - Ils ont trouvé un nouveau chef d’après vous ?
Hatori - Ca m’en a tout l’air...
Ayamé - Mère ne sait pas non plus ce qui se passe. Elle s’est empressée d’aller s’informer auprès des domestiques mais on n’a pas voulu lui répondre...
Ils voient Kuréno sortir du bâtiment. Hatori dit tout bas à Shiguré.
Shiguré - Je croyais qu’on nous avait interdit d’entrer...
Shiguré - C’est le cas...
Le Coq s’approche des quatre, le regard assez triste. Hatori demande, impatient.
Hatori - Que se passe t-il ici ?
Kuréno répond, résigné.
Kuréno - Le chef de famille veut voir les douze signes du Juni-shi plus le Chat autour de lui ce soir même. Faites passer le message aux autres.
Momiji est effrayé.
Momiji - Qui est le nouveau chef ? Tu l’as vu ?
Kuréno ne préfère pas répondre et s’en va en adressant un regard discret à Shiguré qui le fixe en retour, mystérieusement.

Un peu plus tard au dôjo.

Yuki est encore au téléphone, discutant avec Machi dans un coin calme du dôjo. Tohru, elle, a rejoint Kyo et assiste à son cours avec attention, assise près de lui devant les élèves. Tous les autres élèves qui connaissent Kyo depuis des années les épient, surtout voyant que Kyo s’occupe beaucoup d’elle. Le roux s’énerve.
Kyo - Hé ! Vous avez rien d’autre à faire que de me regarder ?
Trois adolescents s’approchent.
Garçon 1 - On se demandait pourquoi tu étais plus sympa dernièrement...
Garçon 2 - Maintenant on comprend pourquoi !
Kyo et Tohru rougissent et le Chat s’énerve.
Kyo - Quoi ?
Un des gamins de son cours vient se mêler de la conversation.
Gamin - Oui, c’est vrai ! Kyo sensei nous râle moins après !
Kyo ne sait plus quoi faire. Il pointe le gamin du doigt.
Kyo - Tu vas voir toi si je suis plus sympa si tu te tais pas !!
C’est le fou rire autour de lui, personne ne le prend au sérieux.
Kyo - Ahh ! Vous avez fini de vous moquer oui ?!
Il grimace et finit par sourire quand il voit Tohru rire elle aussi, amusée par la scène.

Momiji arrive à ce moment là. Il va voir Yuki et lui fait passer le message. La Souris écourte sa conversation et va chercher Kyo. Il s’approche du jeune couple qui discute, enfin débarrassés des gêneurs. C’est Kyo qui le voit le premier.
Kyo - Quoi ?
Tohru se tourne vers lui et remarque sa triste mine.
Tohru - Yuki kun ? Il y a un problème avec Kuragi san ?
Il répond non de la tête et leur explique.
Yuki - Il semble qu’un nouveau chef de famille ait été choisi...
Les yeux des deux jeunes gens s’écarquillent en même temps.
Yuki - Il veut nous voir ce soir... Les douze signes plus le Chat.
Tohru réalise que quelque chose est en train de se passer. Elle lit un sentiment d’inquiétude dans les yeux des deux garçons.

Le soir.

Yuki, Tohru, Momiji et Kyo arrivent aux quartiers du chef de famille. Ils constatent avec surprise qu’une centaine de personnes sont présentes et attendent d’entrer dans le bâtiment. Un passage est crée pour faire place à la Souris et au Lapin du Juni-shi. Tohru est anxieuse et reste en retrait mais Kyo lui attrape la main et les deux suivent. La porte est ouverte devant eux : Yuki et Momiji entrent et quand c’est au tour de Kyo, un homme l’arrête.
Homme - “Le Chat doit rester dehors”, ordre du chef de famille !
Il serre son poing, humilié devant tant de personnes et voit les familles entrer dans le bâtiment, dont Kazuma qui lui sourit en passant. Tohru est peinée pour lui et entend les messes-basses qui sont faites au sujet du Chat, des paroles dures et méchantes. Une des dernières personnes à entrer est un homme qui s’arrête juste devant Kyo et lui lance un regard méprisant. Le roux détourne le regard et l’homme s’en va.
Une fois seuls dehors, Tohru ne sait que faire. Elle entend Kyo soupirer et le voit se laisser glisser contre le mur. Assis, il murmure.
Kyo - Le Chat reste toujours dehors... J’ai été stupide de croire que ça avait changé...
Tohru s’accroupit près de lui.
Kyo - Tu n’es pas obligée de rester... Ca peut prendre du temps et il fait plutôt froid ce soir...
Elle lui sourit.
Tohru - Je reste là...
Il sourit à son tour, reconnaissant. Puis il la fixe et voit qu’elle est songeuse.
Kyo - Hmm... Je suppose que tu te demandes qui était l’homme de tout à l’heure...
Elle le regarde, étonnée.
Tohru - Oui... Il t’a lancé un tel regard...
Il serre son poing de colère.
Kyo - Cet homme... est mon vrai père... Et on ne peut pas dire qu’il m’aime beaucoup...
La jeune fille réalise petit à petit qu’elle ne savait même pas à quoi ressemblait cet homme : le vrai père de Kyo... Son regard méprisant lui fait froid dans le dos à retardement.

Dans la salle.

Les douze signes sont assis sur des coussins devant un paravent. Le reste des Soma sont derrière eux, debout. La vieille femme que Kuréno reconnaît immédiatement s’avance vers eux. Dans l’assemblée, une personne porte une pèlerine dont la capuche cache ses yeux. Quelques mèches blondes laissent deviner qu’il s’agit d’Arisa. Elle aussi reconnaît très bien la vieille femme.
Pensée Arisa - La vieille Soma... A son réveil ce soir là, Kuréno était bouleversé...
[ Kuréno - Où est-elle ? Où est Ren ? ]
Le regard de la blonde se porte sur Shiguré et sur son bandage au visage.
Pensée Arisa - Il est allé directement chez l’écrivain et s’est énervé.

[ Flash Back
Kuréno entre dans le bureau de Shiguré en pleine nuit et lui donne un énorme coup de poing dans l’œil. Le Chien est très surpris, surtout lorsqu’il aperçoit Arisa.
Kuréno - C’est vous ! Vous leur avez dit pour Ren !
Shiguré - Ren ?
Kuréno s’énerve encore plus.
Kuréno - Ne faites pas l’imbécile ! La sœur jumelle d’Akito a été trouvée par les autres Soma !
Shiguré se relève tant bien que mal, surpris mais sérieux.
Shiguré - Une sœur Jumelle ? C’est donc ce que vous cachiez dans cette maison ? Je l’ignorais...
Le Coq lui lance un regard noir.
Kuréno - Comment ont-ils su alors ? Excepté moi et Akito, personne n’était au courant !
Shiguré - J’imagine que, comme moi, le mystère autour de cette maison interdite a aiguisée leur curiosité...
Kuréno comprend et baisse son regard. Arisa observe toujours.
Kuréno - Ils vont lui faire remplacer son frère... Ayant le même sang, elle subira la même malédiction que lui... Et elle souffrira elle aussi...
Fin du Flash Back ]

Arisa n’a rien écouté au discours de la vieille et s’aperçoit qu’elle est sur le point d’enlever le paravent qui cache toujours le chef. Lorsqu’elle le retire, c’est le choc : tous reconnaissent Akito. Hatori se lève d’un seul coup.
Hatori - C’est impossible ! Je l’ai vu mort de mes propres yeux !
On entend aussitôt des personnes qui discutent entre eux, paniqués. Kuréno serre son poing de colère. Le-dit Akito qui était assis sur un coussin, se lève sous le regard de la vieille femme.
Akito - Je ne supporterai pas ce vacarme !
Le silence règne immédiatement. Tous ont reconnu la voix d’Akito, bien qu’un peu différente.
Akito - Je suis Dieu n’est-ce pas ? Un Dieu est immortel ! C’est bien moi, Akito ! Et celui ou celle qui osera me désobéir sera sévèrement puni !
Il se rassoit. La vieille femme est satisfaite. Un homme sort de l’assemblée et s’agenouille devant Akito : c’est le père de Kyo.
Père de Kyo - Je souhaiterai, Akito san, qu’on en finisse avec ce que vous aviez commencé ce jour là !
A cette annonce, tous restent perplexes.





Chapitre 9





Dehors, Tohru est contre Kyo, dans ses bras, ils se tiennent chaud mutuellement. Tohru commence à somnoler. Kyo ne dit rien mais est inquiet.
Pensée Kyo - Une demi heure qu’ils sont dedans et toujours pas de bruit...
Alors qu’il pose son front sur les cheveux de Tohru, son poignet se met à lui brûler atrocement. Ses cris de douleur réveillent la jeune fille qui s’inquiète, se dégageant de lui. Accroupie en face de lui, elle demande.
Tohru - Kyo ? Qu’est-ce qu’il y a ?
Il explique entre ses dents.
Kyo - Je ne sais pas, ça brûle.
Le poignet où se trouve son bracelet n’a pourtant aucun signe de brûlure. Au bout d’une minute, la douleur cesse.
Kyo - C’est bon, c’est fini...
Ils se relèvent en même temps, épouvantés.
Kyo - Tous à coup, j’ai un mauvais pressentiment...
Tohru hoche la tête, apeurée elle aussi.
Tohru - La malédiction aurait-elle reprise ? A cause du nouveau chef ?
Des cris proviennent de l’intérieur du bâtiment. On entend une discussion houleuse puis comme une bagarre. Les deux adolescents sont intrigués. Puis la porte s’ouvre brutalement, Kazuma la défonçant d’un coup d’épaule. Kyo n’en croit pas ses yeux. L’homme se précipite sur son fils, lui attrapant les épaules. Il se met à crier, effrayé.
Kazuma - Va t-en Kyo ! Cours ! Dépêche toi !
Kyo - Qu... quoi ? Mais pourquoi ?
Kazuma n’a pas le temps de répondre qu’il se fait frapper à la tête par le vrai père de Kyo qui se retrouve fasse à son fils biologique. Des Soma encerclent le garçon qui n’a pas l’intention de se laisser faire. Mais pendant qu’un homme attire son attention, un autre le frappe dans le dos. Il s’écroule près de Kazuma et s’évanouie. Tohru est paniquée et tente d’empêcher qu’on lui fasse du mal. Elle s’interpose, de son frêle corps, entre Kyo et son père. Mais l’homme la pousse violemment contre le mur, tel un insecte nuisible. Puis il se penche vers son fils et lui saisit poignet. Kazuma est terrifié.
Kazuma - Arrêtez!
Mais l’autre n’écoute pas et tire sur le bracelet de toute ses forces, le brisant. Tohru panique. Elle voit le garçon se changer en sa troisième forme, inconscient, pendant que les perles du bracelet commencent à tomber à terre, une après l’autre. Une fois la transformation terminée, le père jette le reste du bracelet d’un mouvement de dégoût. Les perles encore sur le fil s’éparpillent au premier choc contre le sol.
Père de Kyo - Qu’on l’emmène dans sa cage ! Là où il aurait du être depuis longtemps !
Des domestiques hommes l’attrapent par les bras et le traînent vers la cage du Chat. Dans la salle, une personne se débat et arrive, par force, à sortir. C’est Yuki, inquiet pour Tohru, qui la rejoint et s’assure qu’elle n’a rien. Il assiste à la mise en cage de Kyo. Il regarde ensuite son père biologique qui semble satisfait de le voir enfermé.
Pensée Yuki - Ce type est une pourriture au même niveau que ma mère ! Non, ce type est bien pire qu’elle !
Les Soma ne s’arrête pas en si bon chemin. Ils s’approchent de Tohru.
Femme - Une étrangère n’a rien à faire ici !
Homme - C’est inadmissible !
Yuki la protège.
Yuki - Je vous déconseille de l’approcher !
Kazuma se relève avec peine et se place devant Yuki, son regard noir de haine, fixant cet homme qui lui a pris Kyo.
Akito sort à se moment là...

Une semaine plus tard...

C’est l’après midi. La propriété Soma a repris son cours normal, les domestiques vont et viennent.
Près de la cage du Chat, des enfants s’amusent. Près d’eux, un panier de fruits et légumes pourris leur sert de triste jouet. L’un d’eux saisi une pêche et la lance entre les barreaux de la “fenêtre”. Le fruit vient s’écraser sur le mur, à l’intérieur, puis tombe à terre à côté d’une dizaine d’autres. Tout près se tient Kyo toujours sous sa troisième forme. Il est recroquevillé dans un coin, immobile, et ne fait plus attention aux fruits.
Les gamins dehors entendent un bruit et s’enfuient lâchement en courant. Au bout d’une minute, Yuki apparaît devant les barreaux, regarde à l’intérieur et y voit Kyo. Le Chat le sent instinctivement. Il braque ses yeux vers lui et lui dit assez lassé.
Kyo - Tu viens pour admirer le spectacle... sale rat... Marre toi, je suis sûr que tu en rêvais...
Yuki le regarde, dégoûté.
Yuki - Tu ne mérites pas son amour... Ton attitude est lamentable...
La Souris s’éloigne. Seul, Kyo baisse la tête, déprimé. Il sent alors un parfum léger qui s’approche et Tohru apparaît devant la fenêtre, à l’endroit même où se trouvait Yuki. Elle le chercher dans l’obscurité de la salle.
Tohru - Kyo ? Kyo, où es-tu ?
A sa voix, le Chat recule et se cache dans l’ombre de la cage, seule une patte est visible. Tohru comprend qu’il a honte de sa forme et ne veut pas se montrer à elle.
Tohru - Ne t’inquiète pas Kyo... Nous allons trouvé un moyen de te sortir de là... Tout va bien se passer...
Kyo murmure sans aucune énergie.
Kyo - Oublie-moi... et oublie les Soma... Va t-en...
Tohru n’est pas très surprise par ces mots, le connaissant bien. Voyant qu’elle ne part pas, il la fixe de ses yeux de monstre, essayant de lui faire peur, et se met à crier.
Kyo - Je t’ai dis de partir !
Tohru baisse la tête et murmure.
Tohru - J’ai compris...
Elle disparaît et il l’entend s’éloigner de la fenêtre. Il ferme les yeux et ne voit pas une main surgir derrière lui, passant entre les barreaux de la fenêtre dans son dos. La main se pose délicatement sur la joue de Kyo ce qui le fait sursauter. Lorsqu’il se retourne, il voit le sourire chaleureux de Tohru et comprend qu’elle a fait le tour.
Tohru - De là, je peux te voir !
Il est très surpris et ne sait comment réagir. Son sourire et ses yeux pétillants le déstabilisent.
Tohru - Est-ce que tu vas bien ? Je suis soulagée qu’il n’ait pas plu depuis deux semaines, comme ça je sais que tu n’es pas faible physiquement...
Elle réfléchit et ajoute.
Tohru - Surtout ne t’inquiète pas pour Shishio san, il a juste eu une petite bosse sur la tête, rien de grave ! Et puis il s’occupe bien de moi, donc moi aussi je vais bien ! Je vais à l’Université et je prends toutes les notes, comme ça lorsque tu sortiras, tu pourras rattraper ton retard ! Et puis...?
Il l’écoute parler avec attention de ses yeux tristes et heureux en même temps de la voir.
Tohru - Ah oui ! Comme je ne pouvais pas rester seule chez Shiguré san, je vis avec Shishio san maintenant. Il m’a installé dans ta chambre mais c’est promis je ne touche à rien !
Kyo réagit enfin.
Kyo - Seule... chez Shiguré ?
Tohru - Oui... Yuki kun et Shiguré san ont été obligés de revenir vivre ici, à la résidence Soma... Mais ils disent qu’il ne faut pas s’inquiéter et qu’ils tenteront de l’amadouer pour repartir...
Tohru lui parle sans même détourner son regard. Kyo finit par être gêné. Tohru s’en aperçoit et repasse les mains entre les barreaux, les posant à nouveau sur ses joues. Elle dit très sérieuse.
Tohru - Ne t’inquiète pas... Je n’ai plus peur... Je sais que ce n‘est qu’une apparence et qu’au fond de toi tu es toujours Kyo... Alors n’ai pas peur.
Des larmes perlent le long de ses joues et viennent se poser sur les mains de Tohru qui lui sourit, amoureusement.
Pensée Tohru - Il ne faut pas qu’il perde espoir... Comme il l’a toujours fait pour moi, je dois l’encourager ! Tous les mots chaleureux dont il a besoin pour tenir bon, je veux les lui dire, je ne veux en oublier aucun !
Tohru - Ne perd pas espoir, Kyo ! On va te sortir de là, fais nous confiance ! D’accord ?
Il répond d’un hochement de tête timide.
Tohru - Je ne sais pas quand on pourra revenir te voir. Mais d’ici là, ne t’inquiète pas, je serai prudente !
Kyo - Prudente ?
Tohru - Je vais essayer de leur faire changer d’avis pour ton enfermement ! Je ne baisserai pas les bras ! Nous devons trouver un moyen de te redonner forme humaine. Selon Shishio san, tu restes sous ta troisième forme en permanence parce que le bracelet a été brisé. Mais nous trouverons un moyen, peu importe le temps que nous mettrons ! Alors crois en nous !
Ému, il pose une patte sur la main droite de Tohru, toujours posée sur sa joue. A ce moment là, Yuki réapparaît devant la fenêtre.
Yuki - Tohru san ! Il ne faut pas rester ici plus longtemps ! Vite !
Elle approche son visage de la fenêtre et murmure.
Tohru - Garde espoir Kyo ! Et prend soin de toi !
Yuki s’inquiète encore plus, regardant derrière lui au loin. Elle retire ses mains de la cage et s’éloigne avec la Souris. Kyo les suit du regard.
Pensée Kyo - Il était encore là ?
Il repense ensuite aux mots de Tohru “ON pourra te voir”
Pensée Kyo - Il montait la garde... pour que Tohru puisse me voir ?
Il regrette alors amèrement les paroles méchantes qu’il lui a adressé à son arrivé.

Yuki et Tohru arrivent au dojo après une course dans la propriété Soma. A leurs entrées dans la salle, ils trouvent Kazuma et lui explique qu’il l’ont vu. L’homme est soulagé.
Kazuma - Heureusement, il va bien...
Tohru - Il paraissait en bonne santé.
Kazuma baisse les yeux.
Kazuma - Ils ne veulent pas me laisser le voir, même moi... Ils veulent qu’il n’ait plus d’espoir, qu’il pense que tous l’ont abandonnés. C’est une bonne chose que vous lui ayez redonné courage, Tohru san.
Tohru explique.
Tohru - J’irai parler à Akito san dès demain ! Il faut que je lui fasse changer d‘avis.
Yuki est embêté.
Yuki - Étrangement, excepté Kuréno le Coq, personne ne peut l’approcher, même pas Hatori... Ca ne va pas être facile, à moins d’un miracle...
Les trois se regardent, un peu désespérés.





Chapitre 10





Plus tard dans la soirée, chez Kazuma.
Tohru arrive dans la salle à manger où se trouve Kazuma, inquiet, regardant par la porte coulissante qui donne sur le jardin.
Tohru - Il fait froid devant la porte, Shishio san... Vous devriez fermer...
Kazuma - Je pense à Kyo... qui n’a pas de porte pour se protéger du froid... Mon grand père tombait souvent malade...
Elle vient s’asseoir près de lui en silence.
Toru - Je tiens à vous remercier encore une fois de m’avoir accueilli ici...
Kazuma - Tu sais très bien que c’est un plaisir... Nous avons eu de la chance qu’Akito san nous donne l’autorisation.
Tout deux se rappellent du jour où Kyo avait été enfermé.

[ Flash Back
Le père de Kyo et d’autre Soma veulent virer Tohru de chez eux et Akito sort au moment où Kazuma s’interpose avec Yuki.
Kazuma - Vous ne la toucherez pas, elle ! Mademoiselle Honda n’est pas votre jouet !
Akito réagit légèrement au nom de famille de Tohru.
Kazuma - Je m’occuperai d’elle à l’avenir et quiconque voudra lui faire du mal s’en prendra à moi. Ce n’est pas une Soma, vous n’avez rien à voir avec elle !
Femme - Comment ?
Père de Kyo - C’est impensable ! Akito san, vous ne pouvez pas laisser cette gêneuse ici !
Akito s’approche de Tohru, l’observant de très près. Kazuma ne sait que faire.
Akito - Honda ? Tohru... Honda ?
Elle balbutie.
Tohru - Ou... Oui...
Akito pose sa main sur sa joue et sourit. Il s’approche ses lèvres de son oreilles et murmure.
Akito - Ne mets pas ton nez pas les affaires des Soma et tu pourras rester ici... Je te dois bien ça... Mais surtout, reste bien loin de nous...
Il recule et ordonne à Kazuma, changeant radicalement d‘attitude.
Akito - Éloignez cette fille de moi ! Occupez-vous en si vous voulez, mais je ne veux plus la revoir !
Puis il rentre dans ses quartiers, laissant Kazuma, Yuki et Tohru perplexes.
Fin du Flash Back]

Kazuma - Je ne sais pas pourquoi il a fait ça, mais au moins je peux te garder ici.
Tohru - Oui...
Pensée Tohru - Mais je me demande pourquoi il a dit “Je te dois bien ça”... Et son attitude était étrange...
Alors que Tohru réfléchit, Kazuma et elle voient arriver deux silhouettes vers eux et reconnaissent vite Kuréno. L’autre porte une pélerine.
Kazuma - Qu’est-ce qu’il veut à cette heure-ci ?
La personne à la pèlerine voit Tohru et se rue sur elle, faisant tomber sa capuche.
Arisa - Tohru ! Qu’est-ce je suis contente de te voir ! Tu vas bien ?
Tohru n’en croit pas ses yeux.
Tohru - Uo chan ?!
Kazuma - Une personne que vous connaissez ?
Tohru - Oui ! C’est mon amie : Uotani Arisa ! Elle avait disparu le soir de la fête au temple !
Arisa - Disparu ? Retenue prisonnière tu veux dire ?
Elle regarde Kuréno qui fait semblant de l’ignorer.
Arisa - Il s’est passé plein de choses ici, c’est pas croyable ! C’est tous des pourris dans cette famille ! Mensonges, traîtrises et manigances sont leurs mots de prédilection...
Kuréno grimace et dit ironiquement.
Kuréno - C’est gentil...
A cette remarque, elle le pointe du doigt.
Arisa - M’obliger à porte cette pèlerine tu trouves ça normal, peut-être ? Quant au fait que tu m’interdises de partir de chez les Soma, c’est encore pire !
Tohru les regarde tour à tour.
Tohru - Hein ? Tu es prisonnière ?!?
Arisa sourit et rassure son amie.
Arisa - Bah... Je le taquine plus qu’autre chose en vérité... Je ne suis pas obligée de rester ici, disons qu’il préfère que je sois en sécurité avec lui...
Kuréno, gêné, se tourne vers le jardin et croise les bras.
Kazuma - Pour quelle raison ?
Arisa - Et bien...
Elle s’assoit et explique.
Arisa - J’ai assisté à une scène un peu spéciale... Alors je me sens un peu concernée par tout ça... Donc j’ai décidé de rester et de l’aider ! Et puis il faut dire que je m’entends bien avec elle...
Tohru - Elle ?
Kuréno intervient.
Kuréno - Arisa !
La bonde lève les mains.
Arisa - Je dis rien ! Ok je dis rien !
Tohru réfléchit et observe Kuréno.
Pensée Tohru - Yuki a dit qu’il n’y avait que lui qui voyait Akito san... Il faut absolument que je lui demande.
Tohru - Kuréno san ! Il faut que vous m’aidiez ! Je dois voir Akito san ! C’est très important !
Kuréno - Tu ne peux pas le voir, toute visite est interdite.
Arisa s’en mêle.
Arisa - Hé ! Pas la peine de lui parler aussi sèchement !
Elle s’adresse ensuite à Tohru.
Arisa - C’est important ce que tu veux lui dire ? Vraiment important ?
Tohru hoche la tête et Arisa annonce fièrement.
Arisa - Alors parfait ! Rendez-vous demain ! On ira voir le chef ensemble !
Kuréno - Quoi ???
Il s’approche d’elle pour protester mais elle l’arrête en tendant le bras vers lui.
Arisa - Hé ! Tu m’as interdit de m’approcher de toi à moins d’un mètre ! Alors idem pour toi ! Surtout que je ne sais même pas pourquoi tu ne veux pas que je m’approche !
Kuréno - On en a déjà parlé !
Arisa - Ah ouais ? Et bien reparlons-en !
Elle se lève et continue la conversation dans le jardin sous les yeux de Tohru et Kazuma.
Pensée Tohru - Arisa n’est pas au courant pour la malédiction... Par contre elle semble bien s’entendre avec Kuréno san...
Au bout d’un moment, Arisa en fini avec Kuréno.
Arisa - On va faire ça simplement : tu n’es au courant de rien pour demain et tu me laisses faire !
Kuréno est à bout.
Kuréno - Je ne peux pas faire comme si je l’ignorais !
Arisa - Et bien fait comme si ! C’est pas difficile !
Elle s’éloigne de la maison tout en regardant Tohru.
Arisa - Je viens te chercher ici demain matin ! On ira le voir ensemble !
Toru - D’a... d’accord !
Kuréno la poursuit et ils disparaissent dans la nuit. On les entend encore se disputer.
Seuls, Kazuma et Tohru sont perplexes. L’homme murmure.
Kazuma - J’ai l’impression qu’une tornade est passée...
Tohru acquiesce, encore sous le choc.

Lendemain matin

Yuki est chez ses parents, pensif devant sa fenêtre. Il observe Hiro et Kisa qui s’amusent craintivement dans un coin de la cour à l’abris des regards, regardant en permanence autour d’eux pour être sûrs que personne ne les regardent. La Souris soupire, lassé d’être enfermé. Il s’éloigne de la fenêtre mais juste après, un pierre passe à travers la vitre, un papier enroulé autour avec du fil qui le tient. Il la ramasse, abasourdi, et déplie le papier. Dessus est écrit à la main :
Yun Yun, descends vite, on a besoin de ton aide !” avec un petit cœur en bout de ligne.
Il grimace, reconnaissant l’écriture de Kakéru.
Pensée Yuki - Mais qu’est-ce qu’il fait ici cet imbécile ?
Il sort de sa chambre, descend les escaliers et sort de la maison sans que sa mère, lisant dans le salon, ne s’en aperçoive.
Kakéru - Hé ! Yun Yun ! On est là !
Il tourne la tête vers la droite et voit Kakéru, Kimi et Naohito. Il s’avance vers eux.
Yuki - Mais... mais...
Kakéru lui donne une tape sur le dos.
Kakéru - T’es content de nous voir, hein ?
Kimi se met à sauter sur place.
Kimi - On est en mission secrète !
Yuki - Pourquoi ?
Kakéru annonce tout fièrement.
Kakéru - Comme le dit le proverbe : “Si Mahomet ne va pas à la prairie, c’est la prairie qui ira à Mahomet.”
Naohito grimace et dit en soupirant.
Naohito - C’est la montagne, Kakéru, la montagne pas la prairie...
Kakéru - On s’en fiche, c’est pareil...
Kimi est perdue.
Kimi - Hein ? Quoi ? C’est qui ce “Mahomet” ?
Yuki fatigue déjà de les voir faire les débiles.
Yuki - Ca ne répond pas à ma question...
Kakéru - Tu m’as raccroché au nez alors qu’on parlait du festival du mois prochain ! J’ai besoin de tes conseils, moi ! C’est mon grand maître Ayamé Soma qui m’a donné les indications pour trouver la maison !
Yuki panique.
Pensée Yuki - Onee san est-il inconscient ? Les faire venir ici... dans ces circonstances ?
Alors qu’il veut les faire partir, sa mère sort de la maison.
Mère de Yuki - Qui sont ces gens ?
La Souris se retourne vers sa mère, bouche bée, ne sachant que faire. C’est Kakéru qui intervient.
Kakéru - Bonjour madame Soma ! Et bien en fait...
Machi apparaît derrière un buisson, faisant le guet pour les autres. Elle s’approche et coupe son frère.
Machi - Nous sommes des amis de Yuki san. Votre fils aîné nous a dit qu’il était interdit pour Yuki san de quitter le domicile familial, mais a ajouté que vous n’aviez pas interdit à ses amis de venir le voir. Aussi nous voilà.
Elle se courbe respectueusement devant la femme.
Machi - Nous vous serions très reconnaissant de bien vouloir nous laisser lui parler un moment.
La femme est un peu surprise par ce qu’elle voit.
Mère de Yuki - Des amis ?
Elle fixe Yuki, comme si elle n’avait jamais envisagé qu’il puisse avoir des amis à l’extérieur. Après un long moment d’hésitation, elle balbutie, un peu prise de court.
Mère de Yuki - Et bien... les visites ne sont pas interdites... Entrez...
Yuki la regarde à son tour, surpris. Tous les cinq entrent dans la maison en silence.

Les adolescents se sont installés dans le salon, tout autour de la table basse. Kakéru se met à son aise tandis que Machi sort d’une chemise cartonnée tous les papiers relatifs au festival en question.
Machi - Kakéru ne voulait pas prendre de décision sans avoir ton avis...
Kakéru - Hé ! C’est mon premier festival ! J’ai pas l’habitude moi !
Kimi - L’équipe ne va pas fort depuis que Yun Yun est parti !
Naohito - Quand tu étais là au moins il y avait un minimum de sérieux... Là c’est pire que tout... Le local déjà ne ressemble plus à un local...
Kakéru le pointe du doigt.
Kakéru - On ne critique pas les goûts du président !
Naohito grimace.
Naohito - Je vais me gêner...
La mère de Yuki les observe depuis la porte du salon, très intriguée de voir son enfant aussi à l’aise au milieu d’autres personnes de son âge. Kakéru la remarque et avec sa familiarité naturelle, il l’interpelle, lui faisant de grands signes.
Kakéru - Hé ! Madame Yun Yun ! Vous auriez pas des idées pour notre festival ! Votre fils il est pas motivé pour nous aider !
Kimi - Oui, il est pas gentil !
Yuki panique immédiatement à l’idée que sa mère puisse mal prendre le nom “madame Yun Yun”. Mais au contraire, elle s’approche d’eux, prise d’une curiosité insoupçonnée.
Mère de Yuki - “Yun Yun” ? Qu’est-ce que cela veut dire ?
Kimi explique fièrement.
Kimi - C’est le petit nom de Yuki ! Yun Yun c’est plus mignon ! C’est Kakéru qui l’a trouvé !
Elle sourit discrètement mais Yuki ne l’ayant jamais vu avec un tel visage, le remarque immédiatement.
Mère de Yuki - Je suis désolée mais je n’ai pas vraiment d’idée... Mais... est-ce que ça dérangerait que je reste à côté de vous... pour continuer ma lecture ?
Elle montre le livre qu’elle a dans la main. Yuki explique, balbutiant.
Yuki - Et bien... bien... C’est à dire que... ce sera assez bruyant... et certainement pas confortable pour lire, mère...
Machi intervient.
Machi - Peut-être madame Soma veut-elle se joindre à nous pour l’après midi ? Auquel cas, nous en serions ravis...
Kimi saute sur place.
Kimi - Oh oui ! Madame Yun Yun avec nous !
La femme s’assoit sur le canapé avec grâce et calme, tout près d’eux, et reprend sa lecture. Yuki est perplexe, dévisageant discrètement sa mère. Machi, à côté de lui, murmure.
Machi - L’eau glaciale autour de toi s’est peut-être réchauffée sans même que tu ne t’en rendes compte...
Il sourit à Machi et murmure à son tour.
Yuki - En effet... Cette fois-ci, j’ai l’impression de ne plus couler mais de juste flotter à la surface... Je n’ai pas pied, mais au moins je ne manque pas d’oxygène...
Ils se lancent un regard complice que sa mère ne manque pas de voir du coin de l’œil.





Chapitre 11





Au même moment...
Deux personnes couvertes de pèlerines se déplacent de buissons en buissons dans la propriété Soma. Arrivées devant le pavillon d’Akito, l’une s’arrête.
Pensée Tohru - Je vais le revoir... Akito san... Mais il m’en voudra certainement...
Elle regarde autour d’elle et s’aperçoit qu’elle est toute seule.
Tohru - Ah ? Uo chan ?
La blonde, déjà entrée dans le pavillon, revient la chercher.
Arisa - Et bien Tohru ? Ne traîne pas...
Tohru la rejoint et entre à son tour. Elle est très anxieuse. Elles arrivent devant une porte en papier de riz et Arisa tape sur un pant de bois : c’est une sorte de code. Juste après, avant même attendre de réponse, Arisa entre. Lorsqu’Akito, à l’autre bout de la salle, voit l blonde, il se précipite sur elle.
Akito - Arisa-kun ! Quel plaisir de te voir !
Il a une voix qui choque Tohru : fluette et douce. Ses yeux aussi pétillent de gentillesse. Mais il change d’attitude en voyant Tohru dans le couloir.
Akito - Toi ?
Arisa fait entrer Tohru.
Arisa - Ah oui ! Voici mon amie Tohru Honda ! Elle voulait absolument te parler !
Akito s’éloigne, un peu paniqué.
Akito - Je ne dois pas la voir...
Il s’énerve.
Akito - Je t’avais autorisée à rester ici si tu restais loin de moi !
Tohru se met immédiatement à genoux devant Arisa perplexe.
Tohru - Je vous en prie ! Vous ne pouvez pas laisser Kyo dans cette situation ! Ayez pitié de lui !
Arisa grimace.
Arisa - Hu ? Qu’est-ce qui se passe avec Kyon kyon ? Cette tête de carotte a encore fait des bêtises ?
Le chef de famille demande, intrigué.
Akito - “Kyon kyon” ? Tu le connais, Arisa kun, ce monstre ?
La blonde grimace.
Arisa - Kyon kyon est pas facile à vivre mais de là à le traiter de monstre, tu vas un peu loin, Ren...
Tohru remarque le détail.
Pensée Tohru - Elle l’a appelé “Ren” ?
Elle voit qu’Arisa taquine le chef de famille et que celui-ci est totalement différent du garçon qu’elle a connu. Il murmure.
Akito - Vous semblez... bien aimer ce... garçon toute les deux, je me trompe ?
Arisa lui fait un clin d’œil.
Arisa - C’est surtout Tohru qui l’aime particulièrement, si te vois ce que je veux dire...
Tohru rougit un peu et Akito se penche vers elle, mais il n’y a pas de haine dans son regard.
Akito - Vous... l’aimez...?
Tohru est gênée.
Tohru - Heu... Et bien...
Il comprend, au visage rouge de la fille, que c’est le cas. Il murmure alors.
Akito - La vieille Soma a dit que tous le détestaient... que c’était un monstre... Pourtant, vous... vous venez me demander de le libérer...?
Tohru demande, hésitante.
Tohru - Vous... vous n’êtes pas Akito, n’est-ce pas ?
Le chef de famille est troublé.
Tohru - R... Ren ? C’est... votre... vrai nom ?

Deux jours plus tard.

C’est l’après midi. Kyo est dans sa cage, guettant avec espoir les alentours. Deux hommes ouvrent la porte et le sortent hors de sa prison.
Homme 1 - Bon, tu vas nous suivre bien gentiment, Akito sama veut te voir !
Homme 2 - Et pas de bêtises, tiens-toi tranquille !
Pensée Kyo - Qu’est-ce que je fais ? Je m’en vais ? Je fonce et m’échappe ?
Il cherche le bon moment pour prendre la fuite quand une voix résonne dans sa tête : “Ton attitude est lamentable”, mots que lui avait lancé Yuki.
Pensée Kyo - Et je m’enfuirais, tel un monstre qui a quelque chose à se reprocher, devant me cacher pour vivre libre et voir mes amis...
Cette idée lui déplait immédiatement. Kyo, toujours sous sa troisième forme, se laisse emmener dans les quartiers d’Akito. Les deux hommes l’obligent à se mettre à genoux, devant Akito qui es t à l’autre bout de la pièce.
Homme 1 - Voilà, Akito sama, nous vous l’avons amené.
Akito - Vous pouvez nous laisser...
Homme 2 - Mais voyons ! Ce monstre pourrait vous attaquer ! Il est dangereux !
Il leur lance un regard noir.
Akito - Dehors j’ai dit !
Ils obéissent avec regret. Une fois seul avec Kyo, le chef de famille perd de son assurance et recule doucement. Il balbutie.
Akito - Hum... Nous sommes seuls... vous pouvez venir !
? - Merci, Ren sama.
A la surprise du Chat, des personnes sont cachées derrière un paravent et en sortent : Yuki, Kazuma et Tohru. Son père adoptif s’accroupit devant Kyo, inquiet.
Kazuma - Tu vas bien, Kyo ? Ils ne t’ont pas fait de mal ?
Kyo - Sh... Shishio ?
Yuki, les bras croisés, s’approche lui aussi. Il regarde Tohru qui tourne autour de Kyo, cherchant à se rassurer qu’il n’a aucune blessure sur son corps.
Yuki - Vous voyez, Tohru san, qu’il n’y avait pas de crainte à avoir... Ce sac à puce va bien...
Tohru - Oui, heureusement...
Kyo se relève, un peu choqué de les voir tous débarquer subitement de nulle part.
Kyo - Mais qu’est-ce... vous faites là ?
Ren, toujours à l’autre bout de la pièce, balbutie.
Ren - Tohru kun... et vous tous... Vous ne devriez peut-être pas... vous approcher... si près...
Tohru lui sourit.
Tohru - Ne vous inquiétez pas, Ren sama, il ne me fera rien.
Kyo fixe Ren.
Kyo - Ren ? Qu’est-ce que cela veut dire ?
Kuréno, toujours caché, sort lui aussi de derrière le paravent et vient se positionner devant Ren.
Kuréno - Tu t’approches d’elle et tu es mort, j’espère que j’ai été clair.
Tohru le défend.
Tohru - Mais Kyo ne lui fera rien, n’est-ce pas Kyo ? Ren sama est notre alliée, elle va nous aider.
Lisant de la peur dans les yeux de Ren, réplique exacte d’Akito, il se rassoit. Elle a beau lui ressembler, son regard est doux et bon, malgré la peur. De plus, Tohru semblant lui faire confiance, il décide de faire de même.
Kyo - Je... Je ne bougerai pas d’ici.
Tous s’assoient près de Kyo, Yuki un peu en retrait tout de même. Tohru explique.
Tohru - Cette personne n’est pas Akito san, mais Ren sama, la sœur d’Akito. Les Soma l’ont obligés à prendre sa place. Elle t’a fait enfermé seulement parce qu’on le lui avait demandé.
Kyo grimace.
Kyo - L’homme qui me sert de père biologique j’imagine...
Ren - En... en effet...
Tous la regardent.
Ren - La vieille Soma m’a dit d’agir comme l’aurait fait mon frère... Alors elle m’a expliqué comment il se comportait, comment il parlait, ce qu’il faisait...
Sa voix est triste.
Ren - Pourtant... au fur et à mesure que cette femme dressait son portrait, je ne reconnaissais rien... Akito venait très souvent me voir, il s’assurait que je ne manquais de rien, il était bon et gentil...
Ces paroles étonnent les personnes présentes, surtout Yuki qui l’a connu sous ses côtés les plus noirs pendant son enfance.
Ren - Je sais, d’après ce que m’a dit Tohru kun, que vous n’aimiez pas mon frère... que vous le trouviez tous méchant ou cruel... Mais avec moi il ne l’était pas...
Une petite larme perle le long de sa joue.
Ren - J’ai... du mal à croire qu’il n’était pas le même avec moi et avec vous... Pourtant c’est la vérité, il m’a protégée toute ma vie...
Yuki - Protégée ?
Kuréno prend la parole et s’agenouille aux côtés de Ren.
Kuréno - Si jamais celui qui est choisi pour devenir le chef de famille devait avoir un jumeau ou une jumelle, cet enfant devra immédiatement mourir. Ceci est fait afin que le chef ait les pleins pouvoirs sur les Maudits ainsi que le reste des Soma et que le second n’entre pas en conflit avec lui. Pour éviter tout conflit, le deuxième nouveau né est exécuté.
Ren - D’après ce qu’Akito m’a dit, notre mère n’a pas supporté qu’on lui vole son autre enfant. Aussi, elle a accouché en secret de tous. Elle n’est revenu qu’avec un seul des deux enfants : Akito. Les Soma ont toujours cru que je n’avais jamais existé.
Yuki - Qu’a t’elle fait de vous, Ren sama ?
Ren - Elle... m’a confié...
Elle regarde Kuréno qui répond à sa place.
Kuréno - A mes parents... Ils étaient proches de leur mère et elle les savait de confiance. Aussi, j’ai toujours veillé sur elle de mon mieux, surtout depuis que mes parents ont décédés il y a de cela quelques années. J’étais le seul, avec Akito, à connaître son existence...
Ren - Maintenant, déjà trois Maudits savent que j’existe et Kazuma dono, Arisa kun et Tohru kun... Que va t-on faire ?
Kazuma intervient et parle d’une voix calme et sûre. Il regarde Ren avec une certaine joie, comme s’il pensait qu’elle pourrait tous les sauver à sa manière.
Kazuma - Je l’ignore. Mais ce qui est sûr, c’est qu’on ne peut pas laisser la famille Soma décliner ainsi... Vous devez faire quelque chose, Ren sama.
Ren - Moi ?
Kazuma - Puisque vous êtes le nouveau chef, vous devez faire ce que vous pensez être le mieux. Peut être que vous pourriez vous comporter avec nous... comme le faisait Akito pour vous...
Elle ferme les yeux.
Ren - Je ne sais pas... C’est un peu embrouillé dans ma tête et je ne sais même pas quels sont réellement mes vrais pouvoirs... Laissez moi y réfléchir...
Kazuma s’excuse de l’avoir brusquée d’un mouvement respectueux de la tête.
Tohru demande encore une dernière chose.
Tohru - Et en ce qui concerne Kyo ? Vous ne pouvez pas le laisser enfermé dans cette cage, la punition du Chat est injuste...
Ren est gênée.
Ren - Selon les livres du chef de famille, le Chat doit être enfermé pour protéger la famille Soma.
Tohru - Comment ça ?
Ren - En fait... Le Chat, dès sa naissance, a en lui un sentiment de haine profonde pour la Souris à cause de la légende...
Kyo et Yuki s’échangent un regard.
Ren - Selon la suite de la légende, Dieu demanda au Chat de ne plus en vouloir à la Souris et de lui pardonner son attitude et son mensonge. Mais le Chat refusa et continua de poursuivre le Souris. Aussi, pour le punir de son entêtement et de sa désobéissance envers lui, il lui a donné une nouvelle apparence : hideuse et nauséabonde... Mais cela n’a fait que renforcer la haine du Chat pour la Souris... mais aussi pour Dieu lui même... Pour les protéger tout deux, le Chat est enfermé très jeune, lorsque sa force est trop ingérable et sa haine à son paroxysme...
Elle fixe Kyo un instant, d‘un regard tendre bien qu‘encore un peu apeuré.
Ren - Mais malgré cela... Lorsque je regarde devant moi... Je vois certes un monstre... mais il n’a pas l’air de vouloir me tuer... Et il est à côté de la Souris et n’essaye pas de l’attaquer non plus... Est-ce là aussi un mensonge des Soma ?
Kazuma explique.
Kazuma - Je pense que... le Chat peut apprendre qu’il faut pardonner... Il lui faut juste un peu de temps... Et le temps les autres Chats ne l’avaient pas toujours avant d’être enfermé... Et puis au fur et à mesure, on a considéré de base que les Chats maudits seraient toujours méchants... sans même leur laisser une chance.
Ren acquiesce en hochant la tête, regardant autour de Kyo.
Pensée Ren - Peut-être que tous les autres Chats n’avaient tout simplement pas de bonnes personnes autour de lui... Et que ce Chat là a eu de la chance...
Elle se lève doucement, sous les yeux de Kuréno méfiant, et s’approche des autres, ne quittant pas Kyo des yeux. Mais au fur et à mesure qu’elle avance, elle voit bien qu’il ne songe pas à lui sauter dessus comme un animal. Tohru s’écarte pour la laisser voir Kyo.
Ren est tout d’abord dérangée par l’odeur que dégage la troisième forme de Kyo, puis s’assoit devant lui. Elle inspire une grande bouffée d’air, comme pour se donner du courage, et demande.
Ren - Pouvez-vous... tendre votre main... vers moi ?
Kyo est surpris. Puis, très délicatement et sans faire de geste brusque, il fait ce qu’elle lui demande. Yuki s’est levé et reste à côté d’elle et de Tohru. Ren, elle aussi sans geste brusque, met sa main dans la poche de son kimono et en sort une fil sur lequel dix-huit perles rouges et blanches sont enfilées. Elle saisit les deux extrémités avec chacune de ses mains et entoure doucement le poignet du monstre puis le referme et le noue. Kyo reprend alors sa forme humaine. Tohru lui donne des vêtements pendant que Ren lui explique d’une voix calme :
Ren - J’ai demandé à Isuzu san, le Cheval, de me donner de ses cheveux, le crin de cheval étant réputé très résistant. Quand aux perles, ce sont le Lapin, le Mouton et le Tigre qui me les ont retrouvé.
Elle fixe Kyo dans les yeux.
Ren - Ainsi c’est mieux... Nous nous rencontrons réellement pour la première fois, Neko san*. (*Monsieur le Chat)
Il regarde son corps et voit qu’il a maintenant des mains à la place des pattes et une peau rose. Yuki soupire.
Yuki - Tu pourrais au moins la remercier !
Kyo lui envoie un regard noir et soupire, lui répondant.
Kyo - J’allais le faire, sale rat, laisse moi le temps !
A ces réactions, Ren recule d’un pas, commençant à paniquer. Kyo la rassure immédiatement.
Kyo - Ah... Heu... Non, n’ayez pas peur !
Toujours à genoux, il se penche respectueusement devant elle.
Kyo - Je vous remercie infiniment pour le bracelet !
Il regarde ensuite autour de lui.
Kyo - Et... pour ce qui est de la Souris... et de ma haine pour lui...
Il y a un grand silence : tous écoutent attentivement ce qu’il va dire.
Kyo - Je... j’ai compris que... qu’elle n’a aucun sens... Après tout, c’est la Souris de la légende... qui a dupé le Chat de la légende... Tout cela est loin...
Yuki le cherche.
Yuki - Oh... Ton cerveau se serait donc mis à marcher ?
Kyo grimace.
Kyo - Toi, ne profite pas trop de la situation et du fait que je n’ose pas bouger pour ne pas effrayer la jeune fille !
Ren se met à sourire de la scène.
Ren - Je comprends ce que tu voulais dire, Tohru kun, lorsque tu parlais de “petite dispute entre un petit chat et une petite souris”.
Tohru lui sourit.
Tohru - Comme vous le voyez, ils ne s’aiment pas mais ils ne se détestent plus.
Kyo et Yuki se regardent et grimacent. Puis ils ne peuvent empêcher un petit rire. Kyo pose sa main sur la tête à Tohru.
Kyo - Et toi ça t’amuse, hein ?
Il voit un large sourire illuminer le visage de la jeune fille, puis Kazuma qui semble ravi de voir comment son fils a évolué et grandi.





Chapitre 12





Au bout d’un moment, une personne tape sur un pant de bois des portes en papier de riz.
Arisa - Hé ! Je commence à en avoir marre de faire le guet dehors toute seule ! Je peux savoir ce que vous faites ici à la fin ?
Kyo est étonné.
Kyo - Ah ? Que fait la Yankee ici ?
Ren se lève et va lui ouvrir.
Ren - C’est bon, Arisa kun, tu peux venir maintenant !
Elle entre et voit Kyo.
Arisa - Ah ben te voilà toi ! Hé, tu sais que tu as inquiété Tohru au moins ?
Kyo désespère.
Kyo - Il falloir qu’on m’explique tout ce que j’ai manqué... Ca fait un peu plus d’une semaine que j’ai été enfermé et on dirait que ça fait un an...
Tohru lui murmure pendant qu’Arisa discute avec Ren et Kuréno.
Tohru - Arisa est au courant pour Ren mais pas pour la malédiction. C’est pour cette raison que nous lui avons demandé de rester dehors...
Yuki - Aussi, fais attention à ce que tu dis devant elle...
Kyo réplique.
Kyo - Pas la peine de me le dire, j’avais compris !
Une nouvelle bataille commence entre les deux garçons quand Ren les rejoint. Kyo, qui semble avoir de la gratitude et du respect pour la jeune fille, s’arrête immédiatement de bouger. Elle vient parler à Tohru.
Ren - Tohru kun... Je souhaiterai te parler en privé.
Les deux garçons sont surpris, tout comme Tohru qui balbutie.
Tohru - Heu... oui... si vous voulez...

Elles s’éloignent ensemble dans la cour privé du chef de famille.
Tohru - Qu’est-ce qui se passe, Ren sama ? Vous semblez anxieuse...
En effet, l’inquiétude et la peur se lisent clairement sur son visage.
Ren - Je me pose des questions. Sur le futur de la famille Soma et le miens aussi... J’ai peur des représailles de la vieille femme qui m’a menacée.
Tohru - Cette femme ne pensait sûrement pas que vous vous feriez des amis aussi rapidement.
Ren sourit.
Ren - J’ai été seule tant de temps que j’ai plein d’amour et d’amitié à donner !
Elle s’adosse à un arbre.
Ren - Akito était tout pour moi... Il n’était jamais en colère, n’élevait pas la voix, souriait en permanence... J’ai encore du mal à croire qu’il était si différent en dehors de moi... Akito ne cessait de dire qu’il voulait me voir à ses côtés, que je serais la douleur et lui la force et qu’ainsi le chef de famille serait complet. Il avait beaucoup de mal à supporter la malédiction tout seul...
Tohru lui sourit.
Tohru - Peut-être qu’il en voulait aux autres Soma de devoir vous cacher ainsi et qu’il les détestait tous. C’est ce qui expliquerait qu’il gardait tout son amour pour vous et montrait tant de haine et de méchanceté pour ceux qui en avait inconsciemment pour vous...
Les yeux de Ren s’illuminent.
Ren - C’est pour moi qu’il aurait fait ça ? Pauvre Akito qui avait déjà tant de malheur sur lui, il s’en ait crée d’avantage en se faisant détester des autres...
Tohru - Je pense qu’Akito serait heureux de vous voir maintenant entourée... Et surtout à votre véritable place : celle de chef de famille. Comme il vous l’a dit, vous seriez la douceur des Soma...
Elles regardent vers les garçons.
Ren - Et d’après le peu que j’ai vu, de la douceur il en faudrait vraiment beaucoup...
Tohru hoche la tête. Ren lui prend les deux mains, reconnaissante.
Ren - Merci Toru kun ! Depuis deux jours, nous discutons ensemble et tout ce que tu me dis m’aide beaucoup. Et aussi Arisa kun est une amie très précieuse. Ca ne m’étonne pas que vous vous entendiez aussi bien. Je suis heureuse de vous avoir à mes côtés !
Tohru lui sourit.
Tohru - Tant mieux !
Ren - Je ne sais pas encore ce que je ferai, mais je ne peux pas rester insensible à ce que j’ai vu. Malgré que les Soma aient voulu ma mort à ma naissance, on m’a donné tant d’amour que je dois en partager. Je veux que les Soma soient plus heureux...
Tohru - Ce ne sera pas facile, mais nous vous aiderons.

Tohru pense que la conversation est terminée et commence à s’éloigner mais Ren la retient.
Ren - Toru kun... Ton nom de famille c’est Honda, c’est ça ?
Tohru - Oui, Honda !
Ren - J’ai... J’ai rencontré une Kyoko Honda un jour...
Tohru écarquille les yeux, surprise.
Tohru - Un jour ? Où ? Quand ?
Ren - Et bien... C’était il y a une dizaine d’années, elle se baladait sans autorisation dans la propriété Soma, elle cherchait un Soma, un enfant apparemment...
Tohru - Ma mère... connaissait les Soma ?
Elle commence à avoir la tête qui tourne.
Ren - Elle a discuté avec moi un moment. C’était la première fois que je parlais à quelqu’un en dehors d’Akito ou la famille de Kuréno... Elle était très gentille. Elle m’a dit qu’elle voulait remercier un petit garçon qui avait aidé sa fille... Je n’en sais pas plus, elle est reparti après notre discussion. De temps en temps, je la voyais passer, elle semblait aller voir ce garçon. Mais à chaque fois, elle me disait bonjour. Elle passait par la brèche du mur et entrait et sortait d’ici comme si c’était chez elle...
Tohru murmure, penaude.
Tohru - Oh oui... C’est tout maman ça...
Puis elle réfléchit.
Tohru - Remercier un garçon ? Je me demande de quoi elle parlait...
Ren - Tout ce dont je me rappelle, c’est qu’elle avait une casquette rouge dans la main la première fois... Elle disait que c’était “sa seule preuve quant à l’identité du mystérieux sauveur”.
Tohru comprend immédiatement que ça a un rapport avec le petit garçon a la casquette. Ren continue.
Ren - Quoi qu’il en soit, je voulais te dire que tu me la rappelais quelque part, elle était souriante et pleine de vie et ne jugeait pas sur des a priori... Pour cela : merci.
Tohru rougit.
Tohru - Ah mais non voyons...
Ren lui sourit et va voir les autres. Seule, Tohru s’interroge.
Pensée Tohru - Quel genre de relation ma mère a pu avoir avec les Soma... et qui est ce mystérieux garçon à la casquette ? Ce serait donc un Soma ? Et si oui, est-ce que je le connais ?
Elle laisse ses interrogations de côté et rejoint les autres.

Dans un collège de la ville.

Hiro, Kisa et Mégumi marchent dans la rue. Cartables sur le dos, ils sortent de classe et rentrent chez eux ensemble. Ils semblent bien s’entendre, même les deux garçons. Cependant, les deux Maudits sont de chaque côté de Mégumi et évitent de se regarder, mal à l’aise.
Mégumi - Vous semblez bien silencieux tous les deux...
Le Mouton soupire.
Hiro - Pas envie de parler...
Kisa, elle, baisse la tête, résignée. Ces réponses font grimacer Mégumi.
Mégumi - Ce n’est pas parce que la malédiction qui pèse sur vous a repris que tout est fini...
A cette phrase, les deux Maudits le fixent, étonnés. Le brun continue tout naturellement.
Mégumi - Il me semble que pendant un moment, la famille Soma n’avait plus de malédiction qui pesait au dessus d’elle mais maintenant, ça n’est plus le cas.
Hiro - Hé ! Comment t’es au courant toi !?
Il lui sourit.
Mégumi - Simple : je sais reconnaître une malédiction là où il y en a une...
Hiro - Simple ?!
Kisa murmure.
Kisa - Ce n’est pas facile en ce moment... La malédiction nous affecte tous...
Mégumi fixe Hiro.
Mégumi - Et c’est pour cette raison que tu restes éloigné de Kisa san ?
Hiro - Ca ne te regarde pas !
Mégumi hausse les épaules et soupire. Ils tombent ensuite nez à nez avec Saki qui venait à la rencontre de son petit frère.
Saki - Mégumi, te voilà...
Mégumi - Grande sœur ? Il y a un problème ?
Hiro et Kisa s’arrêtent eux aussi, inquiets. Mais au contraire, Saki leur sourit.
Saki - Non, que des bonnes nouvelles ! Tohru kun vient de m’appeler pour me rassurer : elle a retrouvé Arisa et elle va bien. Il semble qu’ils soient tous chez les Soma en ce moment...
Hiro - Chez les Soma ?
Elle regarde le Mouton et soupire.
Saki - Mais il semble que cette pauvre Arisa ne soit pas dans la confidence d’après ce que j’ai pu sentir à la voix de Tohru... La pauvre, elle est la seule à tout ignorer au sujet de la Malédiction...
Pensée Hiro - Ah !? Mais c’est pas possible, tout le monde est au courant !
Saki - Bien que je ne sache toujours pas en quoi consiste la malédiction, je sens que les Ondes autour de vous sont plus douces... Il a du se passer quelque chose, je pense.
Mégumi observe à son tour Hiro et Kisa.
Mégumi - Je ne vois pas les Ondes, mais il est vrai que la Malédiction est moins amère qu’avant...
Le frère et la sœur se regardent avec complicité, laissant Hiro perplexe.
Hiro - Hé ! Vous allez arrêter de parler devant nous comme si on était pas là ?!
Ignorant le Mouton, Saki met sa main sur les cheveux de Mégumi.
Saki - Laissons-les tranquille maintenant. Tu verras tes camarades demain à l’école, ils ont sûrement beaucoup de choses à faire...
Mégumi acquiesce et s’éloigne avec elle.
Mégumi - A plus tard !
Hiro n’en revient pas, leurs apparitions et départs aussi mystérieux qu’étranges le perturbe, tandis que Kisa lui dit au revoir de la main.
Kisa - Je les trouve gentils tout les deux.
Hiro - Ils sont bizarres surtout...
Puis il réfléchit.
Hiro - C’est peut-être pour cette raison que je m’entends si bien avec lui... Parce que lui aussi est différent des autres...
Il prend son courage à deux mains et saisit la main de la jeune demoiselle, l’entraînant à côté de lui.
Hiro - Bon, il a dit que des choses avaient changées ! Allons voir ça à la maison !
Kisa dit oui en hochant la tête et en lui souriant.

Trois jours plus tard

Tohru est seule au cimetière où sa mère est enterrée. Devant sa tombe, elle place un gros bouquet de fleurs blanches. Elle parle à voix haute comme pour s’adresser à Kyoko.
Tohru - Mère, beaucoup de choses se sont passées... La famille Soma a été très choquée en découvrant la véritable identité de Ren. Tous étaient ravis de faire sa connaissance car à l’inverse d’Akito, Ren a une présence rassurante et purifiante qui fait sourire et non pleurer. Les Soma étaient contre l’idée qu’elle puisse prendre la place du chef de famille, mais au bout d’un moment, Ren a réussi à les convaincre...
Elle sourit.
Tohru - Il faut dire aussi que Ren fait se faire entendre quand elle a quelque chose dans la tête... Je l’aime beaucoup moi aussi. Et puis Uo chan est toujours avec Ren, elle travaille pour les Soma maintenant comme compagne de Ren !
Il y a une grande rafale de vent et Tohru retient ses cheveux pour qu’ils ne viennent pas sur son visage. Elle ajoute une fois le temps calmé.
Tohru - Ren sama... a dit qu’elle ne savait pas pourquoi la Malédiction avait été levée à la mort d’Akito. Cela n’était jamais arrivé auparavant, il n’y a pas d’explication. Mais ainsi tous les Maudits ont pu en profiter pour enlacer ceux qui aimaient au moins une petit moment...
Elle reste pensive un long moment, ne lâchant pas ses cheveux car le vent souffle toujours aussi fort, et ajoute, plus triste.
Tohru - Je cherche discrètement à savoir qui était le mystérieux garçon à la casquette... mais je dois dire que mon enquête fait du sur-place... Je me demande si je ne devrais pas directement leur poser la question, peut-être que les Soma pourraient me renseigner ? Il y en aurait bien un qui la reconnaîtrait...

Un moment plus tard, elle revient chez Kazuma.
Tohru - Je suis rentrée !
Elle n’obtient aucune réponse.
Pensée Tohru - Bizarre... Pourtant Shishio san et Kyo devraient être là...
Elle continue un peu plus loin dans la maison et s’approche des chambres. Elle entend alors Kyo et Kazuma qui discutent. Elle ouvre la porte.
Tohru - Vous êtes là ?
Elle n’en croit pas ses yeux lorsqu’elle voit que son lit de chez Shiguré se trouve dans la pièce et que Kyo et Kazuma empilent des cartons contre un mur.
Tohru - Ah ? Mais qu’est-ce qu’il se passe ici ?!?
Kazuma - Tohru ? Bon retour ! Désolé, nous ne t’avons pas entendu entrer...
Kyo ajoute.
Kyo - Et avec tous ces cartons c’est pas étonnant...
Tohru - Mais... mais j’aurais pu apporter tous ces cartons moi-même ! Les déménageurs ne devaient pas arriver avant ce soir !
Le Chat passe devant elle et part chercher un dernier carton dehors. Elle le suit.
Kyo - C’est pas grave, ce n’était pas lourd, et puis c’est pas un truc de fille...
Elle sourit.
Toru - Merci, Kyo !
Il fait une petite moue et ajoute.
Kyo - Ah... et puis... Bon retour.
Il prend le dernier carton et s’apprête à rentrer quand Yuki apparaît près d’eux. Kyo part au quart de tour.
Kyo - Oy ! Qu’est-ce que tu fais ici, sale rat ?! Tu es sur la propriété du Chat, du balai !
Yuki lève les yeux au ciel et murmure.
Yuki - N’importe quoi... La “propriété du Chat” ? C’est surtout la maison de Kazuma dono et elle ne m’est pas interdite...
Kyo - Mais tu n’es pas non plus le bienvenu !
Il entre dans la maison, bougon, son carton toujours dans les mains. Yuki s’approche de Tohru et lui tend un paquet en carton. Il explique.
Yuki - Les déménageurs ont amené ça chez moi par erreur. C’est à vous je pense.
Elle l’ouvre.
Tohru - Oui ! Ce sont mes statuettes du juni-shi ! Merci Yuki kun !
Kyo apparaît à la fenêtre de la chambre de Tohru et lui envoie.
Kyo - Oy ! Qu’est-ce que tu fiches encore là toi ?
Yuki soupire.
Yuki - On est moins souvent ensemble mais il ne manque jamais que me chercher dès qu’on se croise...
Tohru sourit et demande.
Tohru - Au fait, comment se passe ton retour chez tes parents ?
Yuki - Bien... Mes relations avec ma mère semblent s’améliorer peu à peu... Enfin, je crois. A chaque fois qu’elle pose les yeux sur moi, je lis en elle un sentiment de regret et elle est très attentive à mon égard. Je pense qu’elle essaye de se racheter. Et puis elle a autorisé toutes les venues des membres du conseil des élèves du collège, ainsi Machi, Kakéru et les autres peuvent venir me voir autant qu‘ils le veulent.
Tohru - C’est super !
Yuki - Ma mère semble beaucoup les apprécier... Surtout Machi avec qui elle discute de temps en temps...
Il rougit un petit peu ce qui fait sourire Tohru. Il change de sujet, gêné.
Yuki - Et vous ? Ce sale Chat ne vous embête pas au moins ?
Tohru - Non, pas du tout ! Et puis Shishio san s’occupe bien de moi !
Yuki - Tant mieux...
Il s’éloigne un peu mais elle l’arrête.
Tohru - Attends, Yuki kun... J’ai une question à te poser, pourrais-tu entrer un instant ?
Yuki - Moi ?
Elle lui fait signe de le suivre, ce qu’il fait, intrigué.
Tohru - Ce ne sera pas long, promis !





Chapitre 13





Elle le fait entrer dans le salon où sont Kyo et Kazuma, assis autour de la table basse. Kyo, qui revient à peine de ranger le carton, n’en croit pas ses yeux.
Kyo - Alors là c’est trop !
Tohru calme la situation.
Tohru - C’est moi qui lui ai demandé de rentrer ! Ne bougez pas d’ici, je reviens de suite !
Yuki s’assoit à son tour autour de la table devant Kyo perplexe. Kazuma continue sa lecture tranquillement. La jeune fille revient avec la fameuse casquette rouge et la pose au centre de la table.
Tohru - Voilà, j’aimerais savoir si l’un de vous saurait à qui appartient cette casquette.
C’est la surprise générale à la vue de l’objet et à la question posée. Kyo a reconnu sa vieille casquette et Yuki sait que c’est lui qui lui a donné... Tout deux ne savent quoi répondre. Kazuma relève enfin ses yeux de son livre et s’exclame.
Kazuma - Oh ! Cette casquette !
Tohru est aux anges.
Tohru - Quoi ?? Vous la reconnaissez ?!?
Kazuma répond tout innocemment.
Kazuma - Oh oui, bien sûr, c’est moi qui l’ai offerte à Kyo à son anniversaire ! Je m’en souviens très bien...
Elle regarde avec espoir Kyo qu’elle pense être son sauveur mais celui-ci se lève subitement.
Kyo - C’était peut-être ma casquette... Mais ce n’est pas moi qui te l’ai donné... Enfin, pas la première fois...
A cette phrase énigmatique, il quitte le salon et sort de la maison, fusillant la Souris du regard. Tohru est perplexe.
Tohru - Je crains de ne pas comprendre... “Pas la première fois” ?
Yuki explique.
Yuki - En vérité, elle appartient bien à Kyo... Mais par un concours de circonstances, c’est moi qui l’ai récupérée. Et puis par hasard je vous ai aidé dans la rue, ce jour là, à retrouver votre chemin. C’est la première fois que nous nous sommes rencontrés avant le collège...
Tohru commence à comprendre.
Tohru - C’était donc toi, Yuki kun...
Elle a les yeux qui brillent.
Tohru - J’ai enfin retrouvé mon sauveur !!
Yuki sourit.
Yuki - J’ai été heureux de voir votre mère ce jour là... C’était il y a longtemps, mais je m’en souviens très bien... Au moins je l’aurais vu une fois dans ma vie, même si c‘était de loin.
Tohru fronce les sourcils.
Tohru - Une fois ? Tu ne l'as jamais revu après ?
Yuki réfléchit.
Yuki - Non, jamais...
Kazuma sifflote pour attirer leurs attentions et pointe discrètement Kyo du doigt, celui était dans le jardin, visible depuis la porte du salon ouverte. Il cligne de l’œil et reprend sa lecture, l‘air de rien.
Kazuma - Surtout, je ne vous ai rien dit...
Tohru comprend que c’est à Kyo qu’il faut parler de sa mère et se lève. En passant derrière Yuki pour sortir, elle se penche vers lui et l’embrasse tendrement sur la joue. Elle lui murmure.
Tohru - Merci de m’avoir sauvé ce jour là, Yuki kun... Tu as été un vrai prince !
Il la regarde sortir avec surprise, posant sa main à l’endroit où elle l’a embrassé.
Pensée Yuki - Non, c’est moi qui te remercie...

Tohru sort de la maison et s’approche de Kyo qui s’entraîne à faire des coups de poing. Il fait semblant de ne pas la voir.
Tohru - Kyo ?
Le garçon continue ses exercices puis s’en veut de l’ignorer. Il arrête de bouger et voit qu’elle tient dans ses mains la fameuse casquette rouge.
Tohru - Kyo, es-tu le petit garçon que ma mère venait voir ici ?
Il est étonné.
Kyo - Comment le sais-tu ?
Le visage de la jeune fille s’éclaire lorsqu’elle a la confirmation que c’était bien lui.
Tohru - Alors c’était bien toi ! Tu connaissais ma mère !
Gêné, il s’éloigne un peu. Elle le poursuit.
Tohru - Hé ! Attends-moi Kyo ! Dis-moi ce qu’il s’est passé !
Kyo - Heu... Rien d’important...
Elle accélère le pas et se positionne devant lui pour l’empêcher de partir.
Tohru - Kyo...
Le garçon s’arrête. Elle voit à quel point il est gêné de parler de ça. Il s’adosse à un arbre et baisse la tête. Il murmure.
Kyo - Je suis désolé de te l’avoir caché... Je ne savais pas comment et quand te le dire... Tohru, oui en effet je connaissais Kyoko Honda... Je l’ai rencontré quand j’étais petit.
Tohru a les yeux qui brillent.
Tohru - C’est super ! Fantastique ! Vous avez connu maman, Yuki et toi !
Elle s’approche encore plus de lui, curieuse.
Tohru - Comment ça s’est passé ? Vous avez discuté ? Qu’est-ce que vous avez dit ?
Kyo - Ca ne te ressemble pas d’être curieuse comme ça...
Elle lui fait sa petite tête décidée. Il soupire.
Kyo - D’accord...
Il se laisse glisser le long de l’arbre et s’assoit sur le gazon. Tohru fait de même.
Kyo - Et bien... Je m’entraînais à faire des mouvements de Karaté dans le jardin de chez Shishio quand cette femme a débarqué de nulle part.

[ Flash Back
Kyoko se ballade dans la propriété Soma, la casquette rouge à la main. Elle tombe sur le petit Kyo et lui saute littéralement dessus.
Kyoko - Toi ! Oui, toi, la mandarine ! Je cherche Kyo Soma ! Est-ce que tu sais où il est ?! J’en ai marre de tourner en rond ici !
Kyo prend peur et s’en va en courant mais Kyoko le poursuit.
Kyoko - Oy ! Je t’ai posé une question ! Ne pars pas avant d’y avoir répondu ! (“Oy !” est l’interjection utilisée par Kyo ^^ On sait d’où elle vient maintenant ^^)
Le gamin accélère le pas et fait tomber la serviette qui était posée sur ses épaules. La femme la ramasse et voit le nom de Kyo écrit dessus, sur une étiquette cousue. Elle retourne la casquette et voit la même étiquette cousue à l’intérieur.
Elle continue son chemin et arrive dans une cour remplie de buissons touffus. Des cheveux roux dépassent d’un buisson et Kyoko y plonge la main dedans, ressortant petit Kyo et le tenant en l’air. Elle lance glorieusement.
Kyoko - Trouvé !

Un peu plus tard, ils discutent sur un banc. Elle lui tend la casquette.
Kyoko - Tiens, c’est la tienne ! Regarde à l’intérieur, y a ton nom.
Kyo grimace.
Kyo - J’en veux plus ! Le Rat l’a touchée !
Kyoko - Le Rat ?
Elle le décoiffe avec énergie.
Kyoko - Oy ! Tu ne parles pas de ma fille au moins ?
Le gamin se lève.
Kyo - Non ! Je parle de Yuki, du Rat ! Je l’aime pas ! Il m’a piqué ma casquette, il l’a touchée et j’en veux plus !
Kyoko grimace, ne comprenant rien à son explication.
Kyoko - D’accord, c’est comme tu veux...
Elle pose la casquette dans le creux du mur près d’eux.
Kyoko - Je la pose là alors. Tu la récupèreras quand tu voudras.
Elle s’éloigne et il la poursuit un peu, changeant complètement d‘attitude.
Kyo - Vous partez ?
Elle se baisse vers lui et, main fermée, elle lui fait un petit signe d’au revoir et lui donnant un petit coup amical sur sa main.
Kyo - Qui sait, peut-être que nous nous reverrons, mandarine !
Fin du Flash Back ]

Kyo regarde Tohru qui a une petite larme d’émotion.
Kyo - Voilà comment on s’est rencontré.
Tohru fixe la casquette dans ses mains.
Tohru - Heu... Mais si ma mère te l’a ramenée... Pourquoi est-ce que je l’ai toujours ?
Kyo - C’est parce que tu es une pleurnicheuse, voilà pourquoi.
Tohru - Hein ?
Kyo - Ta mère est revenue deux jours plus tard. Elle est venu voir si j’avais récupéré la casquette mais elle était toujours posée là où elle l’avait laissée. Je venais souvent voir si cette femme ne reviendrait pas par miracle comme la première fois. Bien des fois je me suis dit “elle ne reviendra pas”... Et un jour je suis tombé nez à nez avec elle, j’étais heureux ! Elle m’a alors expliqué que sa fille était triste parce que sa casquette avait disparu et qu’elle n’avait pas eu le cœur de lui dire que c’était elle qui l’avait rendue. Et puis elle est restée avec moi un moment et on a discuté... Elle est revenu plusieurs fois. Et puis un jour elle m’a dit que tu pleurais à cause de ça et que tu semblais y accorder beaucoup d’importance...

[ Flash Back
Kyo et Kyoko discutent encore au même endroit. La femme lui tend une photo de Tohru.
Kyoko - Tiens, voilà. C’est elle mon trésor, c’est ma fille Tohru. Elle est jolie, hein ? Mais à cause de moi, elle est malheureuse...
Kyo regarde la photo avec attention. Kyoko point alors la casquette toujours posée dans le creux du mur et demande.
Kyoko - Est-ce que tu sais où ton papa l’a achetée ? J’aimerais en avoir une identique comme ça elle ne pleurerait plus... Elle me fait de la peine, je ne sais plus quoi faire.
Captivé par la petite fille sur la photo, Kyo monte subitement debout sur le banc et attrape la casquette avec dégoût. Il arrache l’étiquette avec son nom écrit dessus et la tend à Kyoko. Il dit d’une voix maladroite.
Kyo - Donnez-la à la petite fille qui pleure ! C’est un cadeau !
Kyoko apprécie le geste et l’embrasse sur la joue.
Kyoko - Tu es très gentil au fond, petite mandarine !
Elle prend a casquette et ils se font leur signe d’au revoir, un brin de complicité dans leur regard.
Fin du Flash Back ]

Kyo - Après ça, les Soma ont découvert les allées et venue de ta mère. Je l’ai vu de loin se faire emmener vers la sortie de la propriété, la casquette à la main. C’est la dernière fois qu’elle est apparue devant moi.
Tohru sourit.
Tohru - Je suis contente de savoir tout ça !
Elle serre la casquette tout contre elle.
Tohru - Elle a encore plus de valeur à mes yeux... Maman, Yuki et toi...
Elle le regarde ensuite toute curieuse.
Tohru - Quand as-tu su que c’était ma mère ?
Kyo - Dès les premiers jours où nous nous sommes rencontré. Je ne pourrais pas te dire quand exactement mais ça fait un bon moment...
Elle lui prend les deux mains.
Tohru - Je suis contente ! Merci !
Un long silence entoure le jeune couple. Il se dévisagent l’un l’autre et se sourient. Puis Kyo fixe son bracelet, un peu gêné et murmure, se confiant à elle, trouvant leur tête à tête propice à révéler ses sentiments.
Kyo - Tohru... Tu sais, j’ai été très touché que tu n’ai plus peur de ce monstre en moi... C’est certainement la plus belle chose que tu ais fait pour moi, très égoïstement... Tu as allégé mon cœur tout en m’acceptant tel que je suis...
Il s’arrête quelques secondes et ajoute.
Kyo - Mais surtout ne te sens obligé de rien.... La malédiction est revenue et je suis encore moins débarrassé de cette troisième forme, il vaudrait peut-être mieux que tu t’éloignes de nous et que tu reprennes une vie normale... Tu as tant fait pour chacun de nous, on te peut pas te demander quoi que ce soit de plus.
Elle le regarde avec tendresse.
Tohru - C’est très rare que tu te confies autant...
Il rougit.
Tohru - Mais au contraire, j’ai beaucoup de chance ! Je ne veux pas partir, surtout pas !
Il lâche ses mains et enlève son bracelet, serrant les dents et les yeux pour contenir un cri de douleur tant la transformation est difficile à supporter. Il se retrouve face à elle en troisième forme. Il murmure devant Tohru étonnée.
Kyo - Tu vas vivre dans la même maison que ça, Tohru... Cette chose hideuse et peut-être dangereuse qui sait ? Je sais que tu n’as plus peur mais...
Elle s’approche de lui et, malgré l’odeur désagréable, elle se blottit contre lui, posant sa joue sur son torse.
Tohru - C’est vrai que comme ça tu ne sens pas très bon... mais on finit pas s’y habituer... Et surtout comme ça, je peux être contre toi sans que tu te transformes... J’ai de la chance car tu es le seul des Maudits à avoir ce pouvoir...
Il l’enlace de ses grandes pattes et verse une petite larme de joie. Un long moment de silence s’installe. Tohru semble ne plus être gênée par l’odeur et encore moins par son physique. Les yeux toujours fermés, elle murmure.
Tohru - Je... Je ne suis pas douée pour... ce genre de chose mais... Moi aussi... Je... Je crois que je tombe amoureuse de toi... toujours plus chaque jour...
Elle avait prononcé les même paroles que Kyo plusieurs mois auparavant. Le Chat ouvre grand les yeux à ces mots, pesant toutes leurs importances dans la bouche de celle qu’il aime plus que tout et ce depuis toujours. Il sourit, heureux.
Au bout d’un moment, il retrouve sa forme humaine et doit se libérer de Tohru, à contre cœur. Il remet son bracelet et pose sa main sur la joue de la jeune fille avec tendresse.
Kyo - Reste près de moi surtout... Je me suis trop habitué à ta présence... Je ne suis plus tout à fait moi même à présent... Et puis... Et puis je t’aime...
Tohru lui sourit, émue, et pose sa main sur celle de Kyo qui se trouve toujours sur sa joue. Lui aussi sourit et devient rouge.

Alors que ce moment de romantisme atteint son paroxysme, Yuki apparaît derrière Tohru.
Yuki - Vous voilà... Kazuma dono se demandait où vous étiez...
Kyo grimace d’être dérangé par la Souris.
Kyo - Pourquoi t’es encore là, toi ?
D’une voix détachée et calme, Yuki répond.
Yuki - Parce que c’est le chemin pour aller chez moi, Chat stupide...
Kyo s’avance vers lui en le pointant du doigt.
Kyo - Et ben t’as qu’à prendre un autre chemin !
Yuki - Et faire un détour pour toi ? Tu rêves !
Tohru les voit se disputer comme d’habitude et finit même par les laisser faire, les abandonnant sans crainte. Elle est encore émue par tout ce qui a été dit entre eux et marche à pas lent tout en serrant la casquette contre son cœur.
Elle retrouve Kazuma dans le salon qui lui sourit.
Kazuma - Ils se disputent encore et toujours, n’est-ce pas ?
Tohru sourit.
Tohu - Leurs petites querelles continuent mais c’est devenu un jeu pour tout les deux... Je ne suis plus inquiète.
L’homme lui demande.
Kazuma - Vous comptez continuer vos études au moins ? Vous irez à l’Université avec les garçons demain ?
Elle le rassure.
Tohru - Bien sûr ! Je suis très heureuse d’y aller, je n’ai pas l’intention d’arrêter !
Il lui sourit.
Kazuma - Je suis content que vous ayez accepté de rester vivre ici. Je suis rassuré de vous savoir en sécurité avec Kyo et moi.
Tohru - Et moi je suis très contente d’être ici, au milieu des Soma ! Nous sommes tous réunis à la propriété Soma où il fait maintenant bon vivre, les Maudits n’ont plus à fuir. Je vous remercie infiniment de bien vouloir prendre soin de moi !
Ils se regardent avec complicité puis sourient en regardant par la porte ouverte Kyo et Yuki se rapprocher de la maison en se disputant gentiment, Kyo souriant à la jeune fille de temps en temps pour la rassurer. Tohru regarde ensuite la photo de sa mère posée sur un meuble du salon, montrant qu’elle fait partie intégralement de la maison de Kazuma.

Pensée Tohru - Regarde moi maman ! De là où tu es, tu dois voir que je suis heureuse ici, comme tu l’as toujours su quelque part... Je suis sûre que c’est toi qui a guidé mes pas jusqu’à la maison de Shiguré où j’ai posé ma tente le premier jour... Et je t’en remercie, oh oui je t’en remercie infiniment, car je suis heureuse avec eux !






FIN

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