Le Nouvel An par Opéra





Note de l’auteur
: Voilà ma première fic ! J’ai essayé de faire en sorte que les personnages aient la même psychologie que dans le manga mais je ne suis pas sûre d’avoir réussi ! ^^
Enjoy !
ATTENTION : Il est préférable que vous ayez lu les traductions car cette fic contient des spoilers.





Chapitre 1





Tohru est dehors et étend le linge derrière la maison de Shigure.

Pensée Tohru : Nous avons beau être en hivers, le soleil est encore chaud et je peux étendre mon linge, c’est vraiment agréable.
Pensée Tohru : J’aimerai quand même voir de la neige comme l’année dernière.

Une fois sa besogne terminée, la nigiri, rentra à l’intérieur.

Pensée Tohru : Il fait beau mais…Je suis quand même inquiète, car…

Flash back

On retrouve La nigiri avec Kyô et Yuki assis autour de la table, ils sont en train de manger. Shigure arrive et s’assis à sa place.

Kyô : Alors, qui c’était ?
Shiguré (enjoué) : Personne !
Kyô : Tu te fous de moi ou quoi, y’avait forcément quelqu’un !
Yuki : Shigure, arrête t’exciter cet imbécile et dis-nous la vérité !
Kyô (petite veine) : Espèce de sale…
Shiguré (le coupant) : Au fait, vous savez que le nouvel an arrive dans une semaine ?
Kyô : Ne change pas de sujet !
Yuki : Si c’est pour aller à la résidence que tu nous dis ça, ce sera comme l’année dernière: je n’irai pas en laissant Tohru toute seule !
Shiguré : Ah mais ne vous inquiétez pas ! Cette année, Tohru vient avec nous !

Silence

Tohru (surprise) : Eh ? Je peux venir ?
Shiguré : Bien sûr que tu peux !
Tohru (triste) : Mais…


Flash back


Akito : Tu n’as qu’une étrangère ! Ne viens pas interférer !
Tohru (triste): Vous êtes sûr que je peux venir ? Après tout je ne suis qu’une étrangère !

Yuki et Kyô la regardent, un peu surpris de sa réaction

Shiguré (levant un doigt) : Et si je te dis que c’est Akito lui-même qui t’invite à venir assister à la fête ?

Silence

Tohru (étoiles dans les yeux) : Quoi ? Mais…c’est trop d’honneur ! Une simple fille comme moi ne peut pas assister à ce genre de fête ! J’ai l’impression d’être une princesse !
Shiguré : Mais voyons Tohru, tu es une princesse !
Kyô : Ah arrêtes, tu veux ? Tu es encore en train de la manipuler !

Pendant que les deux se disputent, Yuki regarde Tohru, il a l’air soucieux et perplexe à la fois.
Tohru : Yuki-kun ! Quelque chose te dérange ?
Yuki : Non rien !
(souriant) Je trouve que c’est fantastique que tu puisses venir ! Cela veut dire que tu fais partie de la famille maintenant !

Fin du Flash back

Tohru est à présent dans la cuisine, elle prépare le petit déjeuner. Elle entend quelqu’un descendre les escaliers et va accueillir le nouveau venu.

Tohru : Ah ! Bonjour Kyô-kun ! Est-ce que tu as bien dormi ?
Kyô : Hum… Oui ! Et toi ?
Tohru : Très bien ! Je vais t’apporter ton petit déjeuner !

La nigiri file dans la cuisine et revient quelques instants après. Kyô s’est assis à table. Tohru pose les affaires devant le neko.

Tohru : Alors Kyô ? Quels sont tes projets ?
Kyô la regarde sans comprendre.
Tohru : Que vas-tu faire aujourd’hui ? Tu vas retourner au dojo de Shishio-san ?
Kyô (réalisant ce qu’elle veut dire) : Ah ! Oui, je pense… Mais je vais encore y voir Kagura ! Et toi ?
Tohru : J’ai prévu de sortir avec Kisa-chan et Hiro-chan, aujourd’hui !
Kyô : Où vas-tu les emmener cette fois ?
Tohru (souriant) : C’est une surprise !
Shiguré (entrant) : Salut les jeunes !
Kyô (frôlant la crise cardiaque) : Ahhhhhhh ! Shigureeeeeee ! Ne fais plus jamais ça !
Shiguré : Voyons Kyô ! Tu es tellement stupide que tu n’arrives même pas à m’entendre entrer ? C’est affligent…
Kyô (petite veine) : Arrêtes ou je t’étrangle !
Tohru (voulant les arrêter) : Hum…Shigure-san ! Kyô-kun !
Yuki (descendant les escaliers) : Qu’est ce qu’ils ont encore à faire autant de bruit dès le matin ?
Tohru (se retournant) : Yuki-kun ! Bonjour !
Yuki : Bonjour Honda-san ! Tu es prête pour demain ?
Tohru : Eh ?
Yuki : Demain, c’est le nouvel an !
Tohru (surprise) : Ah ! J’avais oublié ! Oui, je suis prête !

Pensée Yuki : Pas moi…
Si Akito veut la voir… C’est qu’il veut encore la manipuler ou pire, la faire souffrir ! Et je ne suis pas sûr de pouvoir la protéger de lui…





Chapitre 2





Kagura et Kyô sont tous les deux au dojo, ils discutent. Kagura a appris que Tohru allait venir pour le nouvel an et en est surprise.

Kagura : Cela ne ressemble pas à Akito-san d’inviter Tohru ! Surtout que j’ai entendu dire qu’il l’avait griffée à la plage, cet été ! Kyô, c’est vrai ?
Kyô : Oui…
Kagura : Ca veut dire qu’il ne l’aime pas ! Il y a sûrement une raison à cette invitation ! Kyô, je sais que tu es amoureux, d’elle !
Kyô la regarde d’un mauvais œil.
Kagura : Allons Kyô ! Je l’avais deviné depuis longtemps ! Ca saute aux yeux ! La manière dont tu la regardes, dont tu lui parles… Et si Akito blesse Tohru dans son cœur de manière ineffaçable, je sais que tu seras très triste et je ne veux pas que ça arrive ! Alors, demain, nous feront tous tout notre possible pour la protéger, d’accord ?
Kyô ne répond pas. Kazuma arrive et le cours commence, mettant fin à la discussion des deux adolescents.


Tohru se balade dans la rue. A ses côtés : Kisa et Hiro. Ils arrivent tous les trois devant le cinéma. Une gigantesque affiche « Mogueta » est exposée à l’entré.

Hiro : Pfff ! Je me demandais où tu pouvais nous emmener ! Mais je ne pensais pas que ce serait ici ! Sais-tu le nombre d’heures de vie que l’on perd à regarder ce genre d’imbécillités !
Tohru : Je suis désolé Hiro-chan ! Je pensais vous faire plaisir…
Kisa : C’est merveilleux ! Je ne savais pas qu’il y avait un nouveau film de Mogueta de sortie ! Merci, grande sœur ! Je suis sûr que l’on va bien s’amuser !
Tohru : Ah ! C’est que…
Hiro (la coupant) : Je te pardonne pour cette fois ! Mais, la prochaine fois, tu nous diras où on va au lieu de nous faire poireauter pendant une heure !
Kisa : Hiro…
(souriant): Mais, ça n’aurait pas été une surprise si je vous avais dit où nous allions !

Hiro la regarde alors qu’elle continue de discuter avec Kisa.

Pensée Hiro : Cette fille… aura toujours cette apparence naïve et optimiste mais…
Ce à quoi j’ai pensé cet été, qu’elle cachait quelque chose, plus je suis à son contact et plus cela devient une certitude. Comme Kisa l’a dit, je ne peut pas la connaître à 100 % mais… de cela, au moins, je suis sûr. Elle aide toujours les autres à régler leurs problèmes. Il faudrait que quelqu’un soit là pour l’aider, elle aussi. Pour ouvrir son cœur…


On retrouve Shiguré entrant dans la résidence Soma. Il est venu aider aux préparations pour la fête et voir Akito, il en profite pour visiter Hatori.

Shiguré (s’asseyant) : C’est vraiment une surprise qu’Akito l’invite !
Hatori : Ca, tu peux le dire ! Après ce qu’il s’est passé cet été, je pensais qu’elle le verrait aussi souvent que Kyô le voit, c’est à dire 1 fois par an, en moyenne.
Shiguré : Et toi ? Qu’est ce que tu en pense ?
Hatori : Je pense qu’il va forcément la blesser. Et je ne suis pas le seul à vouloir éviter ça !
Shiguré : Oui… Tous ceux qui ont été « sauver » par elle, pressentent les mauvaises intentions d’Akito. Tout le Jûni-shi l’aime énormément et il est certain qu’il va se dérouler quelque chose de capital en ce qui concerne nos vies…non, pas nos vies mais la malédiction elle-même. Demain…Nous allons tous apprendre quelque chose…
Hatori : Serais-tu au courant de ses projets en ce qui concerne Tohru ?
Shiguré : Non. C’est Kureno qui m’a téléphoné pour m’annoncer qu’elle était invitée et il ne m’a rien expliqué. C’est en partie pour ça que je vais voir Akito, aujourd’hui. Pour savoir…
Hatori : Momiji était paralysé de peur lorsqu’il l’a appris. L’épisode de cet été l’a traumatisé. Je pense que cette fois-ci il ne la laissera pas se faire blesser sans réagir.
Shiguré : Peut-être…
(souriant) J’ai vraiment hâte à demain !
Hatori (soupir) : Tu es irrécupérable !


Plus tard, Shiguré et Akito discutent. Ils sont dans une pièce très sombre.
Kureno s’est retiré. Shiguré aborde la raison de sa visite mais Akito ne veut pas en entendre parler.

Akito : Qu’advienne ce que voudra ! Mais je peux te promettre de faire des efforts pour la supporter et être patient avec cette débile mentale, si ça peut te rassurer! Mais si elle dépasse les limites, elle n’aura que ce qu’elle mérite ! Je l’avais pourtant prévenu qu’il ne fallait pas se mêler de nos affaires, mais elle n’en a fait qu’à sa tête : elle est aller poser des questions à Kazuma et elle s’est alliée avec cette imbécile de Rin pour se rebeller contre moi !
Shiguré: Elle veut briser la malédiction pour aider Yuki et Kyô comme Rin veut aider Hatsuharu, c’est compréhensible ! Mais ils sont très attachés à elle. Si tu la violente, ils ne seront peut-être pas aussi dociles que d’habitude.
Akito : Ce monstre ? Docile ? Cela se voit bien que tu n’étais pas avec lui cet été ! Ah ! Rien que d’y penser, je me sens encore sale de l’avoir tellement touché ! Il a fallu que je le brise mentalement, que je le fasse céder avant qu’il ne veuille bien m’écouter ! Mais je t’avoue que j’ai pris du plaisir à le voir souffrir !
Shiguré : Ce que je voulais dire, c’est que Kyô se laisse facilement dominer par ses émotions ! Quant à Yuki…Il a changé, il est devenu moins réticent à se lier avec les autres et il voudra absolument protéger celle qui l’a aidée à sortir de son impasse !
Akito : Hum… Je vois…
(sourire mauvais) Demain, dès que tu arrives, amène-la moi !


Tohru est maintenant dans la cuisine, elle prépare un goûter pour Kisa et Hiro qui sont venus avec elle après la séance de cinéma. Une fois tous assis devant la table, Kisa n’arrête pas de raconter à quel point elle a trouvé que Mogueta et Arytamis-Don-Panina-Taïos, en un mot Ary, étaient courageux.

Pensée Hiro : Au moins, elle s’est bien amusée ! Mais j’aimerai qu’elle dise la même chose de moi !
Yuki (descendant) : Ah ! Bonjour vous deux ! Honda-san, je pars au lycée, je reviendrai ce soir donc, garde-moi quelque chose à manger, d’accord ?
Tohru : Oui ! Est-ce qu’il y a un problème ? Avec l’association des élèves ?
Yuki : Oui, cet imbécile de Kakeru s’est encore fourré dans le pétrin !
Tohru : Bon alors, courage Yuki-kun ! Gambatte !
Yuki : Merci ! A plus tard !


Juste après le départ de la nezumi, le téléphone se met à sonner. Tohru va décrocher. C’est Uo qui demande si elle ne va pas falloir « intervenir » cette année encore pour qu’elle ne passe pas le nouvel an seule. Tohru la rassure et lui dit qu’elle a été invitée par le chef de famille, lui-même ! Uo est rassurée et va pour raccrochée (après avoir souhaité la bonne année pour le Prince, l’écrivaillon et la tête d’orange), mais Tohru la retient !

Tohru : Attend Uo-chan !
Uo: Qu’est ce qu’il y a, Tohru ? Un problème te tracasse ? Les garçons t’embêtent ? Tu peux le dire et j’irai leur dire (gentiment) un mot !
Tohru (rouge) : Non, ce n’est pas ça du tout !
Pensée Tohru : Il faut que je lui dise ! Il faut que je l’avertisse que son Kureno est bien Kureno Soma !
Tohru : Hum…Est-ce que tu as reçu des nouvelles du garçon que tu avais rencontré à la supérette ?
Uo :…
Non, je ne l’ai pas revu…
Tohru : Hum…Tu sais, je t’avais dit que je connaissais Kureno Soma et que je pensais que c’était lui !
Uo : Oui…
Tohru : Et bien, tu comprends, je voulais être sûre que ce n’était pas lui et…
Uo : Ne me dis pas que tu as été le voir !
Tohru (petite voix) : Si.
Uo (pétant un câble) : Non mais, ça va pas ! Tu as été le voir sans autorisation, j’imagine ? Et tu as pris des riques énormes pour aller voir un mec que tu ne connaissais même pas ! Tu aurai pu te faire prendre par un garde ou quelqu’un d’autre !
Tohru : Mais je ne me suis fait pas prendre et je l’ai vu !
Uo : …
Et alors ?
Tohru : Et bien… Je lui ai demandé s’il ne connaissait pas Arisa Uotani. Et… c’était lui…
Uo : Quoi ? Alors je serais tombé amoureuse d’un mec qui serait de la même famille que Kyonkyon ?
Tohru : Oui et aussi de Yuki-kun ! Je lui ai donné tes coordonnées ! Je pensais qu’il t’aurai au moins appelée ! Tu comprends, c’est qu’il m’a dit que…

Tohru, s’interrompt, se rendant compte qu’il ne faut pas qu’elle fasse perdre espoir à son ami.

Uo : Quoi ? Qu’est ce qu’il t’a dit ?

Flash back

Kureno : Je ne compte pas la revoir…
Tohru : Je suis sûre qu’il a eu un contre-temps et qu’il n’a pas pu t’appeler, c’est sûrement ça !
Uo : ???
Tohru : Ah ! Je lui ai aussi donné une copie de la pièce de théâtre ! Et puis, je le vois demain, donc…
Au revoir Uo !

Tohru raccroche avant qu’Uoh puisse dire quoi que ce soit !

Uo : Ehhhh ! Tohru ! Qu’est ce qu’il t’a dit ? Tohru ? Zut ! Elle a raccroché ! Et merde !

Uo sourit tristement. Elle pense que la nigiri voulait juste lui remonter le moral mais, elle est encore plus désespérée maintenant qu’elle sait qu’il ne l’appellera jamais.





Note de l’auteur : Voilà pour le deuxième chapitre, j’espère que ça vous plaît toujours ! ^^
Une chose importante que j’ai oublié de préciser dans le premier chapitre : lorsque Shigure revient et que Kyô lui demande qui c’était, j’ai oublié de dire qu’ils venaient de recevoir un coup de téléphone, celui de Kureno ! Gomen ! Je ne suis qu’une sale baka !





Chapitre 3





C’est le soir, le soleil est en train de se coucher. On voit Kyô sur le toit. Il regarde le magnifique paysage.

Flash back

Tohru : Alors Kyô ? Quels sont tes projets ?
Pensée Kyô : Mon unique projet…
C’est de rester auprès de toi le plus longtemps possible et te protéger aussi longtemps que je peux…

Image d’Akito
Même si je dois m’opposer à lui !
Pause.
(souriant) Et si je lui disais…
Retour à l’intérieur de la maison.
On entend la porte d’entrée se fermer.
Yuki : Tadaïma !
Tohru (surgissant) : Okaeri Yuki-kun ! Alors ça s’est bien passé ? Tu as réussi à régler le problème de Manabe-san ?
Yuki (souriant) : Oui ! De justesse !
A ce moment, Yuki remarque sur le palier de l’entrée une paire de chaussures inhabituelle.
Yuki : Eh ? On a un invité ?
Tohru : Ah ! Oui c’est vrai ! En fait, c’est…
Tohru n’a pas le temps de finir sa phrase que l’on entend un grand bruit en provenance du salon.
Ayame (souriant) : Ah ! Serait-ce mon cher petit frère que j’entends arriver ?
Yuki (aura noire) : Ayame… Qu’est ce que tu fous là ?
Ayame : Et bien…
Je suis venu parce que je n’avais pas pu profiter d’être avec mon petit frère adoré cet été alors que même Akito était avec vous ! Je trouvais ça tellement injuste que l’on ne m’ait pas invité à la plage ! Alors, je me suis dit que je pouvais vous faire une petite visite de courtoisie, mais je ne suis pas venu les mains vides ! Vu que c’est demain le nouvel an, j’ai apporté des cadeaux pour tout le monde ! Pour Tohru, cette princesse merveilleuse, pour mon adorable Shigure, et sans oublier le plus important : pour toi Yuki, l’être qui m’est le plus cher au monde !!!
Tohru : Hum…et Kyô-kun n’en a pas, lui ?
Ayame (surpris) : Kyonkyon ? Ah ! Je me disais bien que j’avais oublié quelque chose en partant !
Kyô (surgissant) : Arrête de m’appeler comme ça ! Et puis j’en ai rien à foutre de ces %#°=$ de cadeaux !
Yuki (aura noire) : Et tu comptes rester longtemps ?
Ayame : Shigure m’a permis de rester cette nuit et je vous accompagnerai à la résidence principale demain matin !
Tohru (étoiles dans les yeux) : Quand est-ce qu’on pourra ouvrir nos cadeaux ?
Ayame : Il ne faut pas les ouvrir d’ici demain vu que ce sont des cadeaux du nouvel an ! Mais si tu me permets de dormir dans ta chambre, je peux faire une exception pour toi, ma petite Tohru ! (petits cœurs)
Yuki & Kyô (le frappant) : Il n’en est pas question !!!
Ayame (en pleurs) : Shigure ! Ils sont de plus en plus mal élevés ces petits polissons ! Ils frappent leurs aînés ! Et bientôt ils fumeront des joints et formeront des gangs dans la rue !
Shiguré : Allons allons… Calmes-toi Aya ! J’ai exactement le même avis que toi ! Au fait, où vas-tu dormir cette nuit ?
Kyô (se rappelant un mauvais souvenir) : Pas avec moi, sinon je t’étripe !
Ayame : Je n’aurai qu’à aller avec Tohru (encore) !
Yuki : Surtout pas !
Shiguré : Bon, je crois qu’il va falloir t’installer dans le salon, Aya !
Ayame : Quoi ? Mais un roi d’un prestige aussi grand ne peut pas dormir dans un canapé !
Yuki : Pourquoi tu ne vas pas avec Shigure ?
Ayame : Gure-san ? Voyons Yuki tu sais bien qu’il ne me laisse pas dormir !
Shiguré (innocent) : He he he ! Mais c’est parce que j’ai tant de choses à te montrer à chaque fois que tu viens !
Kyô : Arrêteeeeeeeezzzzzzz !
Tohru (ne pige pas) : Eh ?
Yuki (soupir) : Bon, finissons-en ! Si tu promets de bien te tenir, je peux éventuellement te faire dormir dans ma chambre !
Tous le regardent médusés. Ayame sort son portable, celui avec le porte-clés souris, et commence à taper : T-O-R-I- -S-A-N ! Yuki essaye de l’en empêcher mais, c’est sans espoir. Kyô, exacerbé, finit par monter dans sa chambre et Shigure regarde la scène avec amusement. Torhu, elle, débarrasse la table où ils venaient de manger.
Pensée Tohru : C’est bien qu’ils se rapprochent comme ça, ils ressemblent déjà plus à des frères. Et puis…
Image de Kyô
Eux aussi, je sens qu’ils se rapprochent, ils ne s’en rendent peut-être pas compte mais cela fait déjà un bon moment que je ne les ai pas vus se bagarrer. Ce serait bien si cela pouvait continuer pendant toute la période des fêtes et même après ! Mais il ne faut quand même pas trop rêver !
Yuki (s’approchant) : Hum.. Honda-san ?
Tohru : Oui ?
Yuki : Hum… J’ai un peu faim ! Est-ce que tu as gardé quelque chose pour moi ?
Tohru : Oui ! Je vais le chercher ! Installe-toi !
Yuki : Je vais d’abord t’aider à débarrasser !
La nigiri file dans la cuisine avec toutes les assiettes sur les bras. Yuki la suit en portant une bonne partie des plats ! Ayame déclare alors à Shigure qu’il va "s’installer" chez son frère ! (ndrl : Imaginez le bordel qu’il va laisser ! ^^). Shigure prétextant qu’il doit travailler rentre dans son bureau. Une fois la table propre puis mise à nouveau pour le retardataire, Yuki et Tohru s’assoient l’un en face de l’autre. Mais la souris paraît soucieuse.
Tohru : Yuki-kun ? Quelque chose ne va pas ?
Yuki : Oui… Je me fais peut-être du soucis pour rien mais…
Tohru : Mais… ?
Yuki : Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’Akito t’a invitée à la fête de demain pour te faire du mal.
Tohru (comprenant) : Ah ! Merci de te faire autant de soucis pour moi mais je t’assure qu’il n’y a pas à s’inquiéter ! Je suis persuadée qu’Akito-san m’a invitée pour une autre raison.
Yuki : Qui serait… ?
Tohru : L’année dernière vous n’êtes pas aller à la fête Kyô et toi. Parce que vous ne vouliez pas me laisser seule. Je vous en suis très reconnaissante mais je pense qu’Akito-san n’a pas été très content de ne pas vous voir ! Et cette année, il a voulu que vous veniez et c’est pour ça qu’il m’aurait invitée, je crois…
Yuki : Tu crois mais tu n’en ai pas sûre ! Je connais mieux Akito que toi et je sais qu’il ne laisse rien au hasard ! Ta théorie est juste mais Akito ne s’en contenterait pas ! S’il voulait absolument que nous venions, il aurait pu agir autrement…
Mais il t’invite ! Je suis certain qu’il y a un autre sens caché derrière tout ça !
Tohru : Peut-être, mais je préfère penser comme ça ! Yuki-kun, tu penses à Akito-san comme à un être vil et méprisable, mais… Personnellement, bien qu’il m’ait griffé cet été et m’ait dis des paroles méchantes, je préfère penser, qu’au fond de lui, il n’est pas comme ça ! Akito-san…je trouve que c’est une personne très seule qui s’est assombrie parce qu’il n’avait personne pour l’aider au moment où il en avait le plus besoin ! Je veux croire en lui ! Croire qu’il n’est pas aussi mauvais que tu le prétends !
Yuki : …

Flash back

On revoit Tohru et Yuki en train de protéger le potager de la tempête. (ndrl : Souvenez-vous dans le 2ème tome !^^)
Tohru : Ma mère m’a toujours dit qu’il valait mieux croire que douter ! Car les gens ne naissent pas gentils. Ce qu’ils obtiennent, en naissant, ce sont seulement des instincts. Comme l’envie de manger ou l’envie de posséder quelque chose… Ce sont des sentiments liés à la survie ! Mais, développer sa conscience, c’est comme faire grandir son corps. C’est faire grandir ce que l’on a au plus profond de soi. C’est pour ça que chacun a sa propre forme de gentillesse… une forme qui est unique. Yuki… ta gentillesse, elle est comme une bougie ! Tout à coup, elle fait apparaître de la lumière. Et cette lumière me rend si heureuse que j’aie envie de sourire.
C’est ça la forme de ta gentillesse !

Fin du flash back

Yuki : Tu… crois en lui ?
Tohru (souriant) : Bien sûr, comme en chaque personne en qui j’ai confiance ! Et je peux te le dire, il y en a beaucoup !
Yuki : Confiance…
(souriant) J’aimerai pouvoir être capable de croire en lui, moi aussi, mais…
(triste) pour moi, c’est déjà trop tard…
Tohru : Il ne faut jamais dire ça ! Il ne faut jamais perdre espoir, car ça ne conduit à rien ! Gambatte !!!!!
Yuki : Oui… tu as raison… A partir de maintenant, moi aussi, je vais essayer de croire en lui, même si cela ne sera pas évident !

Flash back

On revoit Akito avec son pinceau en train de repeindre le mur en papier de riz en noir
Akito : Ce monde... mon monde…est rempli de noirceur…
(…) J’ai été désiré !

Yuki : C’est peut-être vrai après tout…
Tohru : Eh ?
Yuki : Il a peut-être besoin d’aide…





Note de l’auteur : Ah ! Ayame, comme je t’aime ! Comme tu fais chi** tout le monde mais je t’aime et il n’y a que ça qui importe !
Pour ceux/celles qui n’ont pas compris le petit flash back de Kyô, il faut voir le premier chapitre, c’est à ça que ça fait référence et pas à un passage du manga !
Si vous voulez commentez cette fic, rendez-vous sur ce topic (ici) voilà ! ^^





Chapitre 4





Tohru tire le rideau et laisse entrer un flot de lumière dans sa chambre. Puis elle se demande comment elle pourrait s’habiller ce matin pour ce jour si particulier.

Pensée Tohru : Nous sommes le 1er janvier, c’est un grand jour ! D’autant plus que je vais le passer à la résidence Soma ! Pour l’occasion, j’aimerai bien mettre la robe blanche qu’Ayame-san m’a offerte, mais ce sera peut-être un peu pompeux ! Hum…
Oh puis, je n’ai qu’à m’habiller comme tous les jours et puis on verra au moment de partir.

Tout le monde est autour de la table en train de papoter (ndrl : surtout Ayame). Tohru se demande si elle peut questionner les garçons à propos de la robe.

Ayame : J’étais tellement excité à l’idée de dormir auprès de Yuki, que je n’ai pas fermé l’œil de la nuit ! J’ai veillé sur son sommeil ! Je suis un véritable ange gardien ! ^^
Si on imaginait trois frères dans ce monde, je serais sûrement le plus attentionné et le plus attentif des trois !
Yuki (cerné) : Tu parles, tout ce que tu as fait c’est m’empêcher de dormir en racontant des imbécillités sur tout et n’importe quoi ! Pendant toute la nuit !!!
Shigure : Aya ! Je pensais que tu prendrais plus soin de Yuki en étant aussi près de lui !
Ayame : Mais je prends soin de lui ! Je l’ai bercé de mon amour toute la nuit durant !
Tohru (hésitante) : Hum… Ayame-san ? Je ne voudrais pas vous déranger mais… J’ai une question !
Ayame : Bien sûr Tohru ! Je ferai tout pour aider ma tendre princesse !
Tohru : Croyez-vous que je puisse mettre la robe que vous m’avez offerte pour fêter le nouvel an ? Je veux dire… vous ne trouvez pas que c’est un peu trop pompeux ? Pour Akito-san ?
Ayame (heureux): Ca me fait tellement plaisir que tu propose de la mettre ! Bien sûr que tu peux et au diable Akito si c’est pour te rendre plus jolie ! Après tout, un vêtement est fait pour être porté !
Shigure (petite bouille) : Tu ne devrais pas dire « au diable Akito » !
Ayame : Ah ? Tu crois ?
Kyô (craignant le pire) : Quelle robe ? Qu’est-ce qu’Ayame a voulu te faire porter ?
Yuki : Tais-toi baka neko ! Tu es trop stupide pour voir quelque chose de beau lorsque c’est sous tes yeux ! Tu n’as aucune sensibilité !
Kyô (petite veine) : Quoi ? Répète ça pour voir ! Sale rat !
Yuki : Monsieur est dur de la feuille ? Alors je veux bien répéter, juste aujourd’hui vu que c’est le nouvel an : « B-A-K-A N-E-K-O »
Kyô (plein de grosses veines): Toi… JE VAIS TE TUER !
Yuki : Pff ! Tu peux toujours essayer, tu n’y arriveras pas ! Tu es beaucoup trop faible !
Tohru : Hum… les garçons ?
Shigure : Allons Tohru… tu sais bien qu’une fois partis, ils ne vont pas s’arrêter jusqu’à ce que Kyô ai encore reçu une défaite écrasante !
Kyô : TOI, ON NE T’A RIEN DEMANDE !
Tohru : Bon alors je vais la mettre de ce pas !
Kyô : Attends ! Rah ! Elle est partie ! J’imagine le pire pour cette histoire de robe.
Yuki : Tu veux dire que Tohru ne pourrai pas être jolie ?
Kyô : C’est pas du tout ce que je voulais dire !
Shigure : J’ai hâte de la voir en robe !
Kyô : Shigure ! Espèce de pervers !
Ayame : Je t’assure qu’elle est charmante ! D’ailleurs, Yuki en est resté littéralement bouche bée lorsqu’il l’a vue comme ça ! Et c’est ainsi que ce jour est devenu l’anniversaire du fant…
Yuki (plaquant sa main sur la bouche de son frère) : Encore un mot et j’appelle les pompes funèbres !
Ayame : Ce serait tellement triste ! Du noir pour ce jour si important ! J’espère que tu ne vas pas t’habiller en noir, tout de même ?
Yuki : Je pensais plutôt pouvoir te mettre dans un de leurs cercueils !
Shigure (étoiles dans les yeux) : L’anniversaire du fant… ? Ayame, tu me dois des explications !
Kyô & Yuki (soupirs) : Je vis dans une maison de fous !
Kyô : De nous deux, c’est toi le plus fou !
Yuki (en même temps) : Et c’est toi le plus fou !

Les deux adversaires se regardent méchamment sans dire mot. (ndrl : Pour une fois que Kyô ne démarre pas au quart de tour ! Se serait t’il assagie ? Peut probable ! ^_^) Mais Tohru arrive à ce moment-là, habillée avec cette célèbre robe blanche qui fait d’elle une belle princesse. Tous se tournent vers elle. Et les réactions sont immédiates.

Ayame : Tohru ! Tu es tellement belle comme à chaque fois ! Cette robe te sied à ravir et rehausse ta finesse !Tu es même tellement belle que je te…
Yuki (souriant et plaquant sa main sur la bouche de son frère) : Tu es encore plus ravissante que la dernière fois, Honda-san !
Shigure (dans les vappes) : Jamais…vu…quelque chose…de plus…excitant !!!
Yuki (le frappant) : Arrête tes bêtises, tu veux ?
Tohru (préoccupée) : Hum…Kyô-kun…?

Tous se tourne alors vers Kyô stupéfixé comme une vraie statue de sel.

Tohru : Hum…tu n’aimes pas ma robe Kyô-kun ?

Silence

Ayame : Rahhhhhhh !
Ce jour va devenir le jour anniversaire du fantasme de Kyô !
Shigure : Eh oui eh oui ! Notre Kyonkyon vient enfin de se rendre compte que Tohru n’était pas qu’une vulgaire femme de ménage !

Pensée Shigure : Le jour anniversaire du fantasme de…?
Je comprends, Yuki a dû avoir la même réaction ! Après tout, ce sont des hommes eux aussi ! Et puis je commençais à m’inquiéter pour eux : ne pas avoir d’idées perverses à leur âge, c’est désolant ! Enfin, je suis rassuré !

Yuki (continuant la conversation) : Laissez ce baka neko tranquille ! Il n’a aucune sensibilité ! Il ne sait même pas différencier quelque chose de beau de quelque chose de laid !

Silence.
Tous attendaient en effet la réaction enflammée de Kyô qui aurait dû se faire entendre suite à cette remarque plus que déplaisante.

Tohru (gênée) : Hum… Si tu ne l’aime pas je vais me rhabiller tout de suite. Je suis désolée, je n’aurai pas dû vous demander votre avis !
Kyô (reprenant vie, rouge) : Ah ! Non… C’est pas ça ! Je t’assure ! Tu peux…tu peux…tu peux…
Tohru : Oui ? Qu’est que je peux…?
Ayame : Kyonkyon ! Tu as des problèmes d’élocution, maintenant ? C’est très grave !
Shigure : Ca y est ? Tu as fini de penser à des choses perverses ?
Yuki : C’était mieux quand tu restais figé, ça nous faisait des vacances de ne plus entendre tes jérémiades!
Kyô : Rah ! Allez tous au diable !

Le chat sort de la maison en claquant fortement la porte d’entrée. Tohru se précipite à sa suite, elle est très inquiète. Elle le cherche partout dans le jardin et dans la forêt avoisinante. Elle finit par le découvrir assis sur une branche en haut d’un arbre. Il est en pleine réflexion et semble ne pas vouloir être dérangé. Tohru, qui sait très bien qu’elle n’arrivera pas à grimper, reste en bas à attendre qu’il s’aperçoive de sa présence. En effet, au bout d’un petit moment, le neko redescend sur terre (au sens propre comme au sens littéral).

Kyô : Tohru ? Qu’est ce que tu fais là ?
Tohru : J’étais inquiète et je suis partie à ta recherche après que tu ai claqué la porte si violemment.
Kyô : Hum… Je suis désolé !
Tohru : De quoi ? D’avoir claqué la porte violemment ?
Kyô : Non ! Pour ma réaction de tout à l’heure, je suis désolé !
Tohru : Tu n’as pas à t’excuser Kyô-kun ! Je pensais te faire plaisir en m’habillant ainsi mais si ça ne te plait pas, je vais l’enlever quand on rentrera !
Kyô (attendri) : Non non ! C’est pas ça ! Au contraire, garde-la ! C’est juste que je t’ai trouvée tellement jolie que j’en suis resté muet ! Alors, s’il te plait, restes comme ça !
Tohru (souriant) : D’accord ! On y va ?
Kyô : Attends ! J’ai quelque chose à te dire !
Tohru : Eh ?

Ils s’assoient tous les deux dans la mousse encore fraîche du matin.

Kyô (sérieux) : Tu sais, tu as fait tellement de chose pour moi que je ne peux même plus les dénombrer et j’aimerai bien t’aider moi aussi ! Je sais que tu caches des choses dans ton cœur ! Tu les garde cachées pour ne pas faire de peine à ceux qui t’entourent. Mais en faisant ainsi, ceux qui t’entourent s’aperçoivent que tu n’es pas dans ton état normal, que tu es plus mélancolique et ça les rend triste ! Ca me rend triste ! Alors moi aussi, je veux t’aider, je veux que tu sois toujours heureuse donc si tu as un problème…
(la regardant) dis-le-moi ! Je pourrai peut-être te soulager ou autre chose…
Tohru ( pleurant) : Ne dis pas ça ! Ne dis pas ça ! Je fais tout mon possible pour que les gens ne s’aperçoivent de rien ! Je vis sous un toit, entourer de mes amis les plus chers, je ne devrais pas être triste avec cette immense chance que j’ai ! Alors ne dis pas ça !
Kyô : Tohru ! Calme-toi ! Je ne disais pas ça pour te faire pleurer ! Mais, tu vois, j’avais raison, tu pleure, tu te rends triste ! Alors moi, je veux que cette tristesse disparaisse ! Et que tu souris, toujours… Et sache que je serais là si tu as besoin de te confier !
(essuyant ses larmes) Tu sais, tu es tellement belle quand tu porte cette robe !
Et puis, c’est dommage de pleurer le jour du nouvel an !

Le silence s’installe. On entend juste les sanglots de Tohru de plus en plus rares et les bruits caractéristiques d’une forêt : le chant des oiseaux, le bruissement des feuilles, et, au loin, le bruit d’une rivière qui coule. Cette ambiance calme et paisible a tôt fait de calmer la nigiri qui arrête de pleurer.

Tohru : Merci Kyô-kun ! Merci d’être là et d’avoir dit ces choses gentilles ! Je ne les oublierai jamais !
Kyô (souriant) : De rien, jolie princesse ! Tu sais, je suis jaloux, tu t’habille comme ça pour faire plaisir à Akito-san, mais je préfèrerai que tu t’habille comme ça pour moi. Et lui ne va même pas se rendre compte de tous les efforts que tu fais !
(réalisant) : Ah mais tu vas te salir en t’asseyant ici !
Tohru : Hi hi hi ! Ne t’en fais pas Kyô-kun !
(se relevant) On rentre ? Les autres vont finir par s’inquiéter !
Kyô (tendre sourire) : Oui !

Les deux adolescents rentrent main dans la main. Finalement, la robe de Tohru n’est pas tachée comme le craignait Kyô. De retour à la maison, tous se préparent pour partir (c’est Ayame qui va, « pour ce jour si spécial », conduire). Les préparatifs enfin terminés, tous se serrent dans la voiture en route pour la propriété principale des Sôma.





Note de l’auteur : Ah que j’aime ce chapitre ! Il est drôle, romantique à la fin, une pointe de bagarre, bref, que du bonheur ! Pour ceux qui n’ont pas compris le mot « stupéfixé », c’est une référence à Harry Potter. L’un des sorts présents dans ce film/livre permet de figer quelqu’un sur place, le sort de stupéfixion (je crois…) !





Chapitre 5





Alors que la voiture file (ndrl : Ayame ! Respectes un peu les limitations de vitesse, je t’en prie !), que Aya blablate avec son cher et tendre ami, que Shigure se contente d’acquiescer parce qu’il peut pas en placer une, le silence à l’arrière est surprenant de lourdeur. En effet, nos trois amis ruminent chacun des pensées plus ou moins sombres.
Pensée Kyô : Je lui ai dit ! Peut-être pas tout mais je lui ai vraiment dit !
(la regardant) J’espère qu’elle me dira ce qui la ronge, je veux vraiment la rendre heureuse.
Pause.
Flash back
Kagura : Kyô, je sais que tu es amoureux, d’elle !
Pensée Kyô : Oui, tu as raison Kagura mais il ne faut pas qu’elle s’en rende compte ! Parce que si elle le sait, lorsque ce jour arrivera, lorsque je serai enfermé, elle aura trop de peine. Alors, il ne faut pas qu’elle sache !
(petite bouille) Et puis de toute façon, elle ne s’en apercevra jamais, elle est tellement gourde !
(la regarde tendrement) Mais ça fait aussi parti de son charme !
Pause.
C’est bientôt l’heure…
Flash back
Kagura : Nous ferons tous tout notre possible pour la protéger, d’accord ?
Pensée Kyô : Oui, c’est d’accord !
(la regardant) Il ne faut pas que tu sois blessée, tu dois être protégée et comme ça, tu pourras continuer ta quête, comme Rin ! Avec Rin ! Toutes les deux, ensemble…
Pensée Yuki : Croire…en Akito…?
Est-ce vraiment possible pour moi ? Je le connais assez bien, je l’ai assez longtemps fréquenté pour savoir qu’il faut s’en méfier comme de la peste. Est-il possible qu’il puisse changer en bien ? Grâce à l’aide de Honda-san ?

Pause.
(la regardant) J’ai peur… J’ai peur pour toi, Honda-san…
Tu veux croire en lui mais lui ne croit en personne.
Flash back
Tohru : Je trouve que c’est une personne très seule qui s’est assombrie parce qu’il n’avait personne pour l’aider au moment où il en avait le plus besoin.
Pensée Yuki : Aurait-il eu besoin de moi ? Sans que je m’en rende compte ? Alors qu’on était toujours ensemble tous les deux, seuls, m’aurait t’il envoyé un appel au secours sans que je m’en rende compte ? La première personne qui a eu besoin de moi, c’était Honda-san, je m’en souviens très bien, mais lui…
Pause.
Je doute. Je ne crois pas. Je n’y arrive pas. Je suis trop faible, trop inutile…
J’ai peur…
(regardant Tohru) Et toi, tu m’acceptes malgré cela, comme tu acceptes Akito…
Comment fais-tu ?
Tu es…tellement précieuse…
Pensée Tohru : C’est tellement silencieux ! Je n’aime pas cette atmosphère ! Pourquoi ne se disputent-ils pas ? Je ne comprends pas ! Est-ce que je les aurais mis en colère ? Kyô-kun m’a pourtant dit que ce n’était pas à cause de ma robe qu’il s’était enfuie de la maison, c’est peut-être à cause de quelque chose que j’ai dit ou fait ?
Flash-back
Kyô : Je sais que tu caches des choses dans ton cœur ! Tu les garde cachées pour ne pas faire de peine à ceux qui t’entourent. Mais en faisant ainsi, ceux qui t’entourent s’aperçoivent que tu n’es pas dans ton état normal, que tu es plus mélancolique et ça les rend triste !
Pensée Tohru : Je ne veux pas ouvrir cette porte, personne ne doit savoir ! Je suis désolée Kyô-kun mais même si ce que tu m’as dit m’a fait très plaisir, je ne peux rien t’avouer, je n’ai pas le droit d’inquiéter inutilement ceux qui m’entourent pour mes petits tracas !
J’ai la chance de vivre comme je le veux, avec mes amis ! Il ne faut pas qu’ils sachent, je ne veux pas, je n’ai pas le droit d’en demander plus !
J’ai déjà eu suffisamment !

Et alors que le silence était de plomb, tous entendent Tohru sangloter !
Yuki : Honda-san ? Qu’est-ce que tu as ?
Tohru (en larmes) : Excusez-moi, je suis désolée ! Snirf ! C’est juste que…Snirf ! Que…
Le reste, noyé dans le chagrin, est incompréhensible. Shigure et Ayame, ayant brutalement stoppé leur discussion, commencent à réprimander les deux garçons.
Shigure : Franchement…
Ayame : Vous n’avez pas honte ?
Shigure : Faire pleurer notre jolie princesse…
Ayame : Par un aussi beau jour qu’aujourd’hui !
Kyô (petite veine) : Ayame ! Regarde devant toi !
Yuki : Mais Honda-san ! Explique-nous !
Tohru (séchant ses larmes) : Je suis désolée de vous inquiéter, ce n’est que passager !
(essayant de sourire) C’est vrai, vous avez raison Ayame-san, c’est un jour magnifique, je ne dois pas le gâcher !
Ayame : Oui, j’ai toujours raison !
Yuki (petite goutte) : Non, pas toujours ! Par exemple, tu as tort lorsque tu essayes de me remonter le moral en racontant des imbécillités ! Ca ne marche pas du tout et, au final, je suis encore plus déprimé !
Ayame : Mais voyons Yuki ! Je fais ça parce que je t’aime !
Yuki : Je préfèrerai me passer de cet amour !
Tohru : Hi hi hi !!! Arrêtez !
Shigure : C’est quand même mieux lorsque tu ris, non ?
Tohru : Oui…
Kyô (préoccupé) : …
Ayame : Nous sommes arrivés, tout le monde descend !
Nos cinq compagnons rentrent dans la propriété. Tohru, comme vous pouvez l’imaginer est S-T-R-E-S-S-E-E !!! Une domestique surgit alors, perturbant sa panique mentale.
Domestique (s’adressant à Shigure) : Somâ-san, veuillez me suivre, Akito-san désire vous voir !
Shigure (la suivant) : Oh mais vous êtes nouvelle ! Vous savez, tout le monde ici m’appelle par mon prénom, vous devriez faire de même parce que si vous m’appelez « Somâ-san » à chaque fois, ça pourrait prêter à confusion ! Dites-moi, vous savez…
Sa voix se perd à mesure qu’ils s’éloignent !
Ayame : Bon ! Je vais me préparer, je vous laisse tous les trois ! Et surtout ne faîtes pas de bêtises ensemble, à votre âge…
Yuki (le frappant) : Vas te préparer pour la cérémonie tout de suite !!!
Tohru : Se préparer ? Ah !
Est-ce que Ayame-san va danser durant la cérémonie ?
Kyô (fatigué) : Non, pour lui, c’est l’année prochaine !
Tohru : Alors pourquoi doit-il se préparer ?
Yuki (lui aussi fatigué) : Parce qu’Ayame fait toujours tout pour être le plus beau de la journée à chaque fois et on sait qu’il met toujours trois heures pour se trouver une tenue !
Tohru : Ah d’accord !
Mais alors, qui va danser cette année ?
Avant que Yuki n’ouvre la bouche pour lui répondre, on entend…
??? : EXCUSEZ-MOIIIIII !!!
On voit alors Momiji et Ritsu sortir d’un des bâtiments. Ils sont tous les deux vêtus de costumes…euh…traditionnels…? (ben vous savez, quoi, les costumes !)
Ritsu : Je demande au monde entier de m’excuser ! Rien que ma présence ici ne fait que perturber le bon déroulement de la cérémonie ! Excusez-moi ! Je ne peux pas danser, je gâcherai tout !
Momiji : Calme-toi Ritsu ! Ce n’est pas la fin du monde ! Akito-san est malade, tu comprends bien qu’Hatori-san ne peut pas quitter son chevet ! Il faut juste que tu le remplace pendant la cérémonie, ce n’est pourtant pas si compliqué de danser. Et puis c’est surtout un moyen de bien s’amuser tous ensemble ! Tu ne crois pas ?
Ritsu : Ah non ! Parce que je vais tout gâcher ! Excusez-moi !
Momiji : Mais non ! Tu ne vas rien gâcher et puis je serais là, moi aussi, je danserai avec toi vu que l’année du lapin se termine, alors je pourrai t’aider !
Ritsu (petite bouille déconfite) : Oui…
Kyô (goutte de sueur) : Tohru-kun, je crois que ça répond à ta question…
Tohru : Euh…oui…
Mais, Akito-san est malade ?
Yuki : Bah ! Ca ne l’empêchera pas d’assister à la cérémonie et de faire ce qu’il veut !
Kyô : De faire tout son possible pour embêter tout le monde, tu veux dire !
Yuki : Ici au moins, tu devrais tenir ta langue espèce de baka neko !
Kyô (petite veine) : Quoi ?
Tohru : Je suis quand même inquiète…
Ritsu et Momiji viennent de s’apercevoir de la présence de Kyô, Yuki et Tohru. Ils viennent à leur rencontre. Momiji saute littéralement dans les bras de Tohru tellement il est content de la voir et il se transforme en lapin, c’était prévisible ! Kyô le frappe en le traitant d’imbécile ! Yuki traite Kyô d’immature de s’emporter ainsi et s’en suit l’habituelle bagarre. Momiji s’est réfugié dans les bras de Tohru qui discute avec Ritsu.
Tohru : Ritsu-san ! Cela fait plaisir de vous revoir !
Ritsu : Oui, c’est vrai que cela remonte loin, le jour de ma visite chez Shigure ! Et encore une fois merci de m’avoir dit ces gentilles paroles ! Je suis désolé de vous avoir causé des soucis !
Tohru : Mais non voyons ! Cela m’a fait plaisir d’en discuter avec toi ! Vraiment, c’est plutôt à moi de te remercier !
Ritsu : Non, c’est à moi !
Momiji (coupant court) : Quand est-ce que tu as été voir Tohru ?
Ritsu : Euh…
Tohru : C’était juste avant les vacances de cet été !
Ritsu : Excusez-moi ! Je ne m’en souvenais plus ! Excusez-moi !
Momiji : Et c’était quoi les gentilles paroles ?
A ce moment Tohru et Ritsu se font un sourire entendu mais Momiji n’obtient pas de réponse car Shigure arrive. Il veut que Tohru le suive, il semblerait qu’Akito veuille la voir.
Yuki : Maintenant ?
Shigure : Immédiatement !
Momiji (terrorisé) : Non ! Si elle y va… si elle y va…
Shigure (posant une main sur sa tête pour le calmer) : Allons Momiji ! Ne t’inquiètes pas, je serai là !
Pensée Yuki : C’est pas vraiment rassurant !
Tohru (souriant) : Ne vous en faîtes pas ! Je suis sûre que tout va bien se passer !
Kyô : Est-ce que je peux vous accompagner ?
Ritsu : Kyô-kun, je ne pense pas que ce soit judicieux.
Kyô : Qu’est ce que tu insinues ?
Ritsu : Ah ! Excuse-moi ! Je ne voulais rien insinuer !
Momiji : C’est vrai que je serais plus rassuré si quelqu’un allait avec toi !
Tohru : Hum…Shigure-san sera là…
Silence.
Pensée Yuki : Apparemment je ne suis pas le seul à penser que ce n’est pas rassurant d’avoir Shigure auprès de soi.
Shigure : Eh ! Pour qui me prenez-vous ? Un pervers qui essayerait d’abuser d’elle ?
Yuki : Exactement ! Bon, je vais accompagner Honda-san ! Allons-y avant qu’Akito ne s’impatiente !
Tohru : Euh Yuki-kun…? Tu n’es pas obligé de faire ça, tu sais ?
Yuki : Rassures-toi, ça me fait plaisir de t’accompagner !
Pensée Shigure : Plaisir de l’accompagner, peut-être. Plaisir de voir Akito, sûrement pas !
Alors que les trois partent ensemble, Momiji se retransforme, ce qui provoque un peu de pagaille, Ritsu lui tend très rapidement ses affaires. Mais Momiji s’empêtre dans le costume. Cependant, une personne ne prête aucune attention à ce qu’il se passe. En effet, alors que les autres camouflent Momiji qui tente de se rhabiller, Kyô regarde Yuki d’un air accusateur.
Pensée Kyô : Tu as intérêt à prendre soin d’elle, sale rat ! Sinon, tu le regretteras…





A suivre...

Note de l’auteur : Je suis désolée mais pour le bon déroulement de mon histoire, il va falloir ne pas prendre compte des 2 derniers chapitres traduits (le n° 94, je m’en fout un peu mais bon…). En effet, notre cher et tendre Kyô n’aura pas refouler ses sentiments pour la nigiri dans la suite de ma fic.