Pas seuls au monde? par Gedalia





Chapitre premier.





Un soir, dans la maison de Shiguré.

Shiguré : Yuki vient d’appeler. Il rentrera tard car sa réunion..

Kyô, le coupant : Et alors, je m’en fiche !

Shiguré : Ah ? Je croyais que tu serais content de pourvoir aller chercher Tohru pour une fois… Sinon, elle va rentrer toute seule et se perdre, ou alors se faire attaquer par des rôdeurs… Ce n’est pas grave, c’est moi qui irai la chercher, je l’inviterai à prendre un café, ensuite on pourra…

VLAM ! Il reçut un coup de poing par Kyô. Une grosse bosse apparut sur la tête de Shiguré, et la grosse veine de Kyô disparut.

Kyô : c’est bon, je vais aller la chercher !

Sur le chemin.

Kyô : pfff quelle imbécile ! Elle ne peut même pas rentrer toute seule ! Pourquoi est-ce que je vais la chercher ? Qu’elle se débrouille ! pfff Ca m’énerve…

Ahhhhhhhh Nooooonn

Kyô : Une voix de femme qui hurle… Ce n’est pas Tohru, ouf ! … Je vais quand même aller voir ce qui se passe…

La voix était celle d’une petite fille, attachée à un arbre. Trois hommes, armés (fouet, nunshaku, chaînes), se tenaient devant d’elle. L’un d’eux fouettait férocement la malheureuse.

Kyô s’interposa immédiatement ; une violente bataille commença.

Kyô se fit dominer rapidement et tomba par terre, presque inconscient.

La fillette, hurlant : Transforme toi ! Transforme toi ou tu vas y rester aussi ! Sers toi de ta forme combative !

Kyô, pensant : Ma forme combative ? Elle veut que je me transforme en monstre ? Mais... comment sait-elle ? … Vite, pas le temps de réfléchir…

Kyô ôta son bracelet… et se transforma.

Agresseur n°1 : Ah ! Un chat ! Encore un chat !

Agresseur n°2 : Pas de panique, on a vaincu les autres, on vaincra celui-ci aussi ! A l’attaque !

Agresseur n°3, le chef : NON, STOP : Ce n’est pas n’importe quel chat ! Il a une forme de sauterelle ! C’est la race la plus puissante, je ne savais pas qu’il en existait encore. Mieux vaut battre en retraite. Pour l’instant !

Agresseur n°2 : OK, allons nous en !

Agresseur n°2, tout en fuyant : Mais pourquoi est ce qu’il pue ce chat là ?! Il ne se lave jamais ou quoi ?

Kyô remit son bracelet et reprit forme humaine. La jeune fille était inconsciente. Il la détacha (après s’être rhabillé bien sûr ^^). Il voulut la porter, mais il ne put pas car son corps était raide. Alors il la traîna par le pied jusqu’à la maison de Shiguré.

A la maison.

Shiguré, les yeux grands ouverts : Oh mon Dieu Kyô ! Qu’as-tu fais à cette jeune fille ?

Kyô, grosse veine : Rien ! Qu’est ce que tu crois ! Aide moi plutôt !

Shiguré, tout en portant l’inconnue : Et Tohru ? Où est-elle ?

Kyô : Je ne sais pas ! Je l’ai oubliée !

Tohru, qui venait de rentrer à l’instant : Je suis rentrée !

Tohru, voyant la scène, et paniquant : Oh ! Mais qu’est ce qui se passe ? Elle est morte ? Elle est blessée ? Vite, je vais appeler Hatori !

Shiguré : Non, Il ne soigne que les Soma ! Il faut plutôt l’emmener à l’hôpital…

A ce moment là, l’inconsciente se réveilla et s’assit d’un coup.

La fillette : NON. Pas l’hôpital.

Shiguré et Kyô firent un bon en arrière, Tohru tomba dans les vapes.





Chapitre deux.





La fillette, tournant la tête vers Kyô : J’ai cru comprendre que tu t’appelles Kyô. Je vais rester ici. Dans cette demeure qui est la tienne. Mon sommeil va me régénérer et durera 8 jours. Tu ne dois pas partir, tu dois rester et veiller sur moi. Ne laisse rien, ni personne, m’approcher. Ne me réveille qu’en cas d’urgence. J’ai ta parole ?

Kyô regardait la fillette, qui ressemblait à un zombi, s’approcher de lui tout en parlant… ne sachant que répondre, et devant la pression, il répondit par l’affirmative.

Elle tomba d’un coup par terre, et semblait de nouveau inconsciente !

Ne sachant que faire d’elle, Kyô finit par la transporter dans sa chambre, pensant qu’elle se réveillerait un peu plus tard, comme il y avait quelques instants.

Pendant ce temps, Yuki était rentré, et s’informait auprès de Shiguré pour savoir pourquoi Tohru avait l’air bouleversée….

Shiguré : Il y a une fille dans le lit de Kyô !

Yuki, les yeux grands ouverts : Quoi ?! Qu’est ce que tu racontes encore ?!

Tohru : Oui, c’est vrai… Elle était inconsciente de nouveau, on ne sait même pas de qui il s’agit et …

Yuki : Racontez moi tout, miss Honda.

Dans la chambre de Kyô…

Kyô : Eh ! Réveillez-vous ! Dites moi au moins qui vous êtes !

La fillette, sans bouger : Si tu ne devines pas qui je suis, je ne peux pas te le dire. Mais tu peux m’appeler par mon prénom, Kawaïshia.

Kyô : Kawaïshia… heu… comment… comment avez-vous su pour… vous savez… et qui était ces hommes…

Kawaïshia, le coupant : Peu importe. Il faut que je me rendorme, et tu ne dois plus me réveiller pour rien. Tiendras tu ta promesse ? Ne sors pas de cette maison, et ne laisse personne entrer dans cette pièce.

Kyô : C’est que… Je dois aller en cours et…

Kawaïshia : Je te ferai rattraper ce que tu auras manqué pendant les huit jours à venir... Ne sors pas de cette maison.

Elle referma ses yeux.

Le lendemain matin

Tohru : Mais alors Kyô, tu vas vraiment rester ici ?

Kyô : Je n’ai pas le choix. J’ai promis.

Yuki : Et tout ce que tu sais d’elle, c’est son prénom ? Tu n’as pas réussi à en savoir plus ?

Kyô, se levant et partant : Fiche moi la paix, sale rat !

Tohru : Mais Kyô…

Yuki : Laissez le Miss Honda, ce n’est pas bien grave. Ce n’est jamais qu’une semaine à passer. Ne vous inquiétez pas. Venez, on va être en retard…

Le soir même, Tohru monta dans la chambre de Kyô pour prendre de ses nouvelles car ce dernier n’était pas venu à table…

Toc Toc Toc

Tohru : Kyô ? Je peux entrer ?

Kyô, ouvrant d’un coup la porte : NON !

Il referma la porte derrière lui. (Note de Selphie : mdrrrrrrr!! XD)

Kyô : Désolé, je ne voulais pas crier… mais j’ai promis que personne n’entrerait dans cette chambre alors …

Tohru : Oh, ce n’est pas grave… Je t’ai apporté à manger, comme tu n’es pas venu…

Kyô, lui prenant le plateau et le posant par terre : Merci, c’est très gentil. Ne t’inquiète pas pour moi. Ca ira.

Tohru : Mais, où va tu dormir cette nuit ? Encore sur le toit ?

Kyô, détournant la tête, gêné : oui… Mais je te répète que ça ira. Arrête de t’inquiéter tout le temps !

Tohru : Ah ! Je t’ai apporté les cours que l’on a eus aujourd’hui. Tu veux que l’on descende en bas étudier tous les deux ?

Kyô : D’accord

Mais, malgré sa bonne volonté, Tohru n’arrivait pas à expliquer correctement et s’embrouillait elle-même !

Tohru : Je sais, je vais aller voir Yuki ! Lui il saura…

Kyô, grosse goutte : Non ! Je ne veux rien à avoir à faire avec lui…

Tohru, se levant quand même : Mais Kyô, c’est important ! Attends, je reviens tout de suite…

Kyô : Il faut toujours qu’elle se mêle de tout…Je ne veux pas l’aide de ce rat !

Tohru monta voir Yuki. Il n’est pas emballé par l’idée de devoir aider cet idiot de chat, mais devant l’insistance de Tohru, il descendit avec elle…

Kyô, agressant Yuki : Je n’ai pas besoin de toi !

Yuki, levant les yeux au ciel : Ca m’est égal. Je suis venu aider Miss Honda.

Tohru : Non, s’il vous plait ! Arrêtez ! Vous vous battrez plus tard ! Allez Yuki, explique nous ….

Et ce fut ainsi pendant les jours qui suivirent…





Chapitre trois.





Le week-end arriva enfin.

Tohru : Mais kyô, il était prévu qu’Arisa et Hana viennent demain !

Kyô : Eh bien appelle les et annule ! Avec ce zombi qui dort là-haut, on ne sait pas se qui peut se passer. C’est plus prudent. Personne ne vient ce week-end, y compris les autres Soma. Si Kisa et Hiro débarquent, renvoie-les !

Tohru, résignée, en le regardant partir : Mais… Bon, très bien, comme tu voudras.

Yuki : Il a raison, pour une fois. (Ne lui dis pas que j’ai ça !) Laissons passer tranquillement les quelques jours qui restent.

Tohru, avec un grand sourire : Oui, Yuki, tu as sûrement raison.

Le week-end devait se passer tranquillement… Mais le dimanche matin, tous furent réveillés par les miaulements des chats…

Yuki : Chat stupide, fais les taire ! Qu’est ce qu’ils leurs arrivent à tous ces chats ?!

Kyô : Ne me donne pas d’ordre ! Je ne sais pas ce qui passe… c’est bizarre, je comprends ce qu’ils miaulement…. Je vais aller voir

Tohru : Fais bien attention Kyô…

Dehors, tous les chats étaient rassemblés autour d’un autre qui avait l’air d’agoniser.

Ils se turent et s’écartèrent pour le laisser s’approcher. Le chat au centre était en sang. Il semblait lui dire « aide moi ». Kyô voulait lui porter secours, mais ne savez pas comment. Il se rappela les paroles de Kawaïshia « Ne laisse rien ni personne entrer dans cette pièce » Bon, il veillera à ce que le chat ne monte pas à l’étage.

Il le porta à l’intérieur, et entreprit de le soigner. Le chat se laissait faire. Mais au bout d’un moment, il sauta à terre et voulu monter au premier… Kyô l’en empêcha, mais le chat insistait. Mais étant à bout de force, le chat laissa tomber.

Kyô le confia à Yuki (qui n’était pas d’accord) et monta dans sa chambre. Kawaïshia dormait toujours.

Kyô : Eh ! Réveillez vous ! Il se passe des trucs bizarres !

Kawaïshia, ouvrant les yeux : Qu’y a-t-il ? Attends, ne dis rien… … … Je sens la présence de Minette… elle est dans cette maison ! Comment est-elle entrée ?

Kyô : C’est moi qui fait entrer la chatte. C’est étrange, je comprend pas ce qu’elle veut et…

Kawaïshia : Tu es imprudent. Minette est ma chatte, alors cela ira. A part elle, tu ne dois plus laisser entrer personne, humain ou pas ! Et peu importe ce qu’il se passe à l’extérieur de la maison, tu ne dois pas sortir. C’est clair ?

Kyô : Oui, c’est clair, mais dites moi au moins…

Kawaïshia : Quoi ?

Kyô : Pourquoi je ne comprends pas les chats qui sont dehors, vous qui avait l’air de tout savoir…

Kawaïshia : Tu ne les comprends pas car ils ne parlent pas la même langue que toi. C’est tout. Tu as l’air surpris ? Les humains parlent plusieurs langues, c’est aussi le cas chez les animaux. Va chercher Minette maintenant, qu’elle se repose à coté de moi, et que je puisse me rendormir.

Kyô : Comme vous voulez. Vous allez encore dormir 3 ou 4 jours ?

Kawaïshia : 8, j’ai besoin de dormir 8 jours sans interruption.

Kyô : QUOI ! Encore 8 jours ! Eh ! Ne vous rendormez pas déjà !

Trop tard, elle avait déjà refermé les yeux. Désespéré, il redescendit.

Dès qu’il le vit, Yuki, lui relançant la chatte :

Yuki : Ce n’est pas trop tôt !

Kyô, en remontant : La ferme ! Je fais ce que je peux !

La chatte se blottit contre sa maîtresse, et Kyô sortit de sa chambre.

Kyô : Pff, je vais devoir encore attendre 8 jours ! Encore ! J’en ai assez ! Il va encore falloir que je supporte ce sale rat tous les soirs !

Yuki, le faisant sortir de ses pensées : Alors ? Qu’est ce qui passe ?

Kyô : Ca ne te regarde pas !

Yuki : Tout ça inquiète beaucoup Miss Honda, et ça ne me plaît pas.

Kyô, en allant voir Tohru : Fiche moi la paix, sale rat !

Toc Toc Toc

Kyô : Tohru ? Je peux entrer ?

Tohru, ouvrant la porte : bien sûr Kyô.

Kyô : Voila… Je voulais te dire de ne pas t’inquiéter. Elle veut dormir 8 jours sans interruption, et donc, le compteur est remit à zéro !

Tohru : Oh, je suis désolée pour toi. Et comment va la petite chatte ?

Kyô : Elle s’est endormie avec Kawaïshia, sa maîtresse…

Tohru : J’ai une idée ! Fais les dormir avec moi, comme ça tu pourras récupérer ta chambre !

Kyô : Ca ne va pas la tête ! Heu… je veux dire qu’elle n’accepterait pas.

Tohru : Ah ? Bon tant pis.

Et c’est ainsi, que pendant les jours qui suivirent, les autres Soma se firent recaler à la porte de Shiguré, y compris Ayamé pour le malheur de Shiguré, et le bien-être des autres.
Kyô et Yuki durent encore faire de gros efforts pour s’entendre le soir en faisant leurs devoirs, mais leur dispute se faisait de plus en plus violente, et au final, ils en virent aux mains. Kyô perdit encore.

Kyô, qui ne pouvait pas sortir, passait ses journées à s’entraîner. De toute façon, il n’arrêtait pas de pleuvoir, alors cela ne le dérangeait pas. Mais voir le rat se mettre ne valeur tous les soirs, ça, il ne le supportait plus. Il ne rattrapait plus ce qu’il manquait en classe. Quelle importance, de toute façon, vu ce que l’avenir lui réservait…





Chapitre quatre.





Shiguré : Kyô, combien de temps encore avant qu’elle ne se réveille ?

Kyô : C’est aujourd’hui normalement. J’ai hâte d’en finir !

Yuki : J’espère seulement qu’elle partira une fois debout

Tohru : c’est vrai ça ! Et si elle décidait de rester ici ?

Shiguré : C’est hors de question. C’est ma maison et nous sommes déjà bien assez nombreux !

Kyô : Elle ne partira pas sans m’avoir donné quelques explications….

Kawaïshia : Bonjour tout le monde

Ils se retournèrent dans sa direction. Ils ne l’avaient pas entendue s’approcher. Apparemment, elle venait même de raccrocher le téléphone ! Elle s’installa à table, sans dire un mot de plus, et commença à se servir, comme si elle était chez elle.

Kawaïshia, s’adressant à Tohru : eh toi ! Va chercher un bol de lait pour Minette !

Tohru, se levant : heu… oui, tout de suite !

Kyô : non mais ça ne va pas ! Ce n’est pas votre domestique ! Pour qui vous prenez-vous ?

Tohru, revenant un bol de lait à la main : ce n’est pas grave, tenez…

Kawaïshia : pas à moi ! à ma chatte !

Tohru : ah ! Excusez moi…

Tohru, en posant le bol par terre : tiens petite chatte…

Kyô : voilà, vous êtes contente, vous pouvez partir maintenant !

Kawaïshia regarde alors droit dans les yeux Shiguré.

Kawaïshia : vous êtes le plus vieux, je présume donc que c’est votre maison ?

Shiguré, surpris : oui, mais vous ne pouvez pas rester ici…

Kawaïshia, le coupant : pourquoi ? 3 garçons contre un fille… la pauvre doit être épuisée !

Shiguré : mais… non, ce n’est pas ce que vous croyez, avec ces deux là, elle ne risque pas de…

Kawaïshia : je parle de ménage, bien entendu. J’ai remarqué qu’elle rentre tard le soir, et que par conséquent vous mangez tard. Je peux donc vous préparer de bons petits plats, ce qui la soulagerait aussi, et..

Yuki, osa enfin dire un mot, malgré le regard de la chatte qui semblait le dévorer sur place, et qui le rendait particulièrement, et sans qu’il ne sache pourquoi, très mal à l’aise…

Yuki : Pourquoi ? Vous n’avez pas de parents ? Personne ne vous attend ?

Kawaïshia : Si, mais suite à un terrible incendie, toute la propriété familiale a été détruite. Résultat, nous sommes tous éparpillés un peu partout. Les travaux vont prendre quelques mois. Je pensais que vous m’accueillirez pendant ce laps de temps.

Kawaïshia, regardant Yuki : Mais rassurez vous, Minette ne restera pas ici. Elle va rejoindre son chenil, qui n’a pas été touché par le feu. Cela vous convient-il ?

Yuki : Le problème n’est pas là.

Kawaïshia : j’ai cru comprendre que cette fille, Tohru, n’a pas de lien de parenté avec vous et que vous l’avez carrément adoptée ! Je ne compte pas m’installer ici, mais juste poser mes affaires le temps des travaux, est-ce trop vous demander ?

Kyô : Attendez comment vous pouvez savoir tout ça !

Kawaïshia : c’est toi qui m’en as parlé, pendant que tu pensais que je dormais…

Kyô : quoi ? Vous ne dormiez pas !

Kyô essaya de se remémorer tout ce qu’il avait dit lorsqu’il se plaignait dans sa chambre… Elle avait pourtant l’air de dormir profondément !

Kyô : Si vous ne dormiez pas…

Kawaïshia, le coupant : Je dormais à poings fermés, mais même si je ne t’écoutais pas, je t’entendais…

Kyô : je ne comprends rien !

Kawaïshia, accompagnée de sa chatte, se leva, débarrassa la table, alla à la cuisine et commença à faire la vaisselle sous leurs regards ahuris, et malgré leurs contestations.

Tohru la rejoint : laissez, je vais le faire…

Kawaïshia : je te laisse faire les lessives, car j’ai horreur de faire la lessive ! D’ailleurs, tu n’en as pas une à faire justement ?

Tohru : heu… si ! Sûrement ! Très bien j’y vais !

La voyant sortir précipitamment de la cuisine, Kyô voulu parler à Kawaïshia. Mais arrivé à la porte, il s’arrêta net, et écouta les miaulements de la chatte :

Minette : C’est de la folie pur et simple de rester seule ici !

Kawaïshia : Je ne crains rien. Tu es la seule à pouvoir me localiser. Et si par hasard ils me retrouvaient, Kyô s’occuperait d’eux.

Minette : mais je comprends pas ! Pourquoi tiens tu à rester ici ?

Kawaïshia : Kyô m’as sauvé la vie. Il s’avère qu’il n’est pas heureux, pour des raisons que tu as toi-même entendues.

Minette : oui, c’est vrai… Je vois ce que tu veux faire… mais ça risque de prendre du temps, beaucoup de temps…

Kawaïshia : il faudra également du temps à tout le monde, dans tous les camps, pour se remettre sur pieds. Tu rentres et tu assures leurs protections, au cas où.

Minette, résignée : mais…

Kawaïshia : point final. J’ai fini. Je te souhaite un bon voyage.

Minette : comme tu voudras, c’est toi le chef.

Kyô entra à ce moment dans la cuisine, et vit la chatte partir. Avant qu’il n’ait pu dire un mot, Kawaïshia s’en alla à son tour.

Le soir même, Tohru faisait en sifflotant de la place pour accueillir sa nouvelle compagne de chambre.

Kyô : Mais enfin Tohru ! Ne lui fait pas de la place, sinon elle va vraiment rester !

Tohru, un grand sourire aux lèvres : Mais Kyô, elle ne peut pas rentrer chez elle… On ne va quand même pas la mettre dehors ?

Kyô : Très bien, fait ce que tu veux, je m’en fiche !

Le lendemain matin, Yuki se leva de très bonne heure. Il croisa Shiguré dans le salon, qui avait l’air saoul, vraiment saoul, ce qui est très bizarre de sa part !

Yuki : Shiguré ? Est-ce que ça va ? On dirait que tu as la gueule de bois ! Toi !

Shiguré : j’ai voulu me débarrasser de cette fille… on a fait toutes sortes de jeux, et à chaque fois, j’ai perdu ! Même au concours de boissons !

Shiguré tourna la tête vers Yuki et remarqua l’état de son visage…

Shiguré : Mais, et toi ? D’où vient ce cocard ?! Et ton œil !

Yuki, détournant la tête : moi aussi j’ai essayé de la faire partir, de force, mais en vain…

Puis il sortit de la maison en claquant la porte. Shiguré resta seul.

Plus tard, Tohru se leva et alla préparer le petit déjeuner.

Elle ne remarqua pas l’état de Shiguré.

Puis se fut l’heure de manger. Elle appela tout le monde, mais Shiguré n’avait pas d’appétit, Yuki n’était pas là, et Kawaïshia dormait encore, elle s’était couchée tard. Il ne restait plus que Kyô, qui était sur le toit et qui n’avait pas faim non plus, mais pour lui faire plaisir, il accepta ce qu’elle lui apportait.

A l’école, Yuki informa les autres Soma de la situation : Elle s’était invitait pour « quelques » mois, et à la suite des échecs de Shiguré, elle avait obtenu toutes sortes de promesse. Parmi les promesses, ils n’avaient plus le droit d’inviter qui que soit à la maison sans son accord, et en plus, ils n’avaient pas le droit de déménager. Elle n’était là que « temporairement ». Yuki ignorait les autres promesses, mais Shiguré avait l’air vraiment déprimé.

Le soir, Yuki voulu monter voir Tohru, mais Kawaïshia le stoppa :

Kawaïshia, d’un ton autoritaire : Elle parle avec Kyô, ne va pas les déranger !

Yuki : Mais…

Kawaïshia, menaçante : Je t’ai prévenu… Laisse les. Tu la verras tout à l’heure, à table.

Yuki monta dans sa chambre, sans dire un mot. Puis il entendit cogner à sa porte.

Kawaïshia : C’est moi. J’entre !

Yuki, sur la défensive : Qu’est ce que vous me voulez ?

Kawaïshia : je veux juste faire la paie, car tu m’as l’air remonté contre moi. Autant que tout se passe bien. Je suis désolée, je n’ai pas remarqué tout de suite que tu es attiré par Tohru…

Yuki, rouge : Non, ce n’est pas ça…

Kawaïshia, un sourire aux lèvres : donc, ça ne te pose pas de problème qu’ils passent du temps ensemble dans ce cas ?

Yuki : …

Kawaïshia, insistant : Ton silence veut–il dire que cela te dérange ? Pourquoi ?

Yuki, qui aurait bien voulu partir, mais qui était déjà dans sa chambre : Ce ne sont pas vos affaires !

Kawaïshia, d’un ton étonnement très doux : Ecoute, je suis reconnaissante envers Kyô de ce qu’il a fait pour moi, et c’est pourquoi j’aimerais l’aider un peu. Cela dit, je ne veux pas rompre votre équilibre à tous, ou te rendre malheureux. Je vais te laisser tranquille, mais sache que je ne suis pas ton ennemie.

Kawaïshia sortit une pommade de sa poche : tiens, pour ton visage. Tu verras que c’est très efficace. A tout à l’heure.

Après sa sortie, Yuki resta perplexe, ne sachant pas quoi penser. Il se décida à essayer la pommade, qui soulagea la douleur instantanément.

Lorsqu’il se leva le lendemain, Shiguré avait l’air très en forme. Il était au téléphone avec son frère, donc Yuki se dirigea rapidement dans la direction opposée. Il alla dans la salle de bain, et constata avec surprise que ses blessures ne se voyaient presque plus. Tohru avait déjà préparé le petit déjeuner, et Kyô était déjà en train de goinfrer. Il se demanda où était Kawaïshia.

Tohru : elle s’est levée tôt se matin. Elle m’a dit qu’elle cherchait quelque chose, mais j’avoue ne pas avoir compris quoi. Elle m’a dit de ne pas m’inquiéter, qu’elle rentrera tard ce soir.

Yuki, avec un petit sourire : merci Tohru.





A suivre…

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