Chapitre 70 - tome 12


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Hatsuharu vient d'apparaître devant eux.

Rin à l'air très contrariée de le voir là.
Elle n'ose pas le regarder dans les yeux.
Il s'approche d'elle.

Rin (s'esquivant) : N'avance pas plus!! Je ne veux pas que tu me touches!!

Il la regarde calmement.

Haru : Tu ne veux vraiment pas que je t'approche?

Il la défie du regard.

Haru : Bien, alors dans ce cas, cela n'a pas d'importance si je meurs.

Subitement il la prend dans ses bras et l'embrasse langoureusement sur la bouche!
Rin est tellement surprise qu'elle se laisse faire!

Haru tient toujours Rin serrée dans ses bras, celle-ci ne cherche plus à s'en aller.

Haru : Bien sûr je mentais en disant ça, je ne peux pas en mourir.
Rin, dis moi ce que je n'ai pas compris.
J'ai pourtant toujours essayé de pouvoir être à tes côtés...
Rin, ai-je manqué ton plus grand chagrin?
Comme à cette époque, es-tu toujours incapable de...

BAF! Rin se libère et disparaît dans la nature.

Haru (pensif et la joue rouge) : Elle avait tellement pleuré ce jour là...

Yuki : Heu, Haru, tu ne cours pas après elle?

Haru : Humm? Non, il n'y a aucun moyen de la rattraper quand elle se met à courir sérieusement.
Pour cette chose là au moins, elle est bien un cheval.

Yuki : Tout cela ne semble pas t'inquièter...

Haru : Hum? Si, mais ce n'est pas ça...
Je crois juste que je viens de comprendre quelque chose.
Ah oui, aussi, désolé pour son agressivité...

Yuki : Ah, non! Ca ne me dérange pas. Mais...

Haru : Yuki, je vais prendre les choses en main maintenant, à propos de Rin.
Tu n'as donc plus à t'inquièter pour ça.
Et puis, je crois qu'il y a des choses plus importantes qui méritent ton attention.
Le conseil des étudiants par exemple, je pense que c'est une très bonne chose pour toi...

Yuki : Vraiment?
Il n'y a pas de problème...si je me mets moi-même en priorité?

Pensée Yuki : Mais n'y a-t-il pas quelque chose d'autre qui devrait passer avant tout?
Ce n'est pas grâce à ma propre volonté que j'ai pu me ressaisir...
Et je n'ai toujours rien pu donner en retour...

Haru (regard en coin) : Pourquoi tu hésites?
Serais-tu faible?
Je crois surtout que tu es trop gentil!
N'hésite pas, lance toi!
Et occupe cette place que tu désires tant.

Yuki : Haru, tu es trop indulgent avec moi...

Haru : Qui sait, peut-être que nous étions des soeurs dans une vie antérieure!

Yuki : Hein? Des soeurs?
Mais heu, pourquoi ça?

Haru : Depuis que je te vois ainsi...
Je pense que la personne qui pourrait te comprendre, que la personne qui pourrait t'aimer, est déjà occupée à t'attendre.
Alors tiens bon.

On ne voit pas le regard de Yuki mais il a l'air très touché par ses paroles.
Une larme coule sur sa joue.

Pensée Yuki : Je ne peux pas, je ne sais pas si j'en ai la force...
Je sais juste que je ne peux pas continuer d'avancer...tout seul ainsi.


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Tohru est au chevet de son grand père, ce dernier est très heureux de la voir.
Il lui dit qu'il n'a pas mal, elle ne doit donc pas s'inquièter.

Grand père : Une fois de plus, j'ai rêvé de Kyoko et de Katsuya.
Cela me rappele tellement de souvenirs!
Katsuya et moi ne nous entendions pas très bien.
Mais grâce à Kyoko, un pont fut comme construit entre nous.

Humm, Katsuya avait quelque fois des comportements un peu bizarres.
Je me demandais si ça allait vraiment marcher entre eux...

Mais ils avaient l'air si heureux ensemble!

Pour cette raison, quand ils sont partis tout les deux, j'ai souhaité les revoir...
Et maintenant...même s'ils sont sans doute des esprits...
Je souhaite encore les revoir...

Je voudrais tant pouvoir les rejoindre...

Tohru : S'il te plaît ne dis pas ça!

Son grand père s'est endormi.

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Tohru marche maintenant dans la rue.

[Flash back. Elle revoit le visage triste de sa mère.

Kyoko : Je voudrais tant pouvoir le rejoindre.

Petite Tohru : Maman, ne dis pas ce genre de choses...
S'il te plaît soit heureuse...
Je ferais n'importe quoi.
Je dirai n'importe quoi!

S'il te plait papa, ne viens pas...ne viens pas chercher maman.
Je ne veux pas qu'elle parte elle aussi!]

Vaincue par ce souvenir, Tohru tombe à genoux sur le trottoir.

[?] : Que se passe-t-il? Tu ne te sens pas bien?

Kyo est sorti de nulle part!
Il s'est accroupi juste devant elle et la regarde, inquiet.

Kyo : Tohru! Hey!! Ca va?

Tohru : Ce...ce n'est rien...
...juste un souvenir que j'avais essayé d'oublier...

Elle relève la tête et lui sourit tristement.

Tohru : Tu m'as surprise Kyo! A un moment, j'ai cru que le Christ était arrivé!

Kyo : Huh? Mais qu'est-ce que c'est supposé dire?
Serais-tu devenue folle?
Bien, il ne faut pas que tu te fasses du mal comme ça.
Tu sais, c'est normal que tu t'en fasses si un membre de ta famille est malade.
On y va?

Tohru : EEH? Mais, humm, tu n'es pas venu ici parce que tu avais quelque chose à faire?

Kyo la regarde calmement.

Kyo : Tu as l'intention de rester ici toute ta vie?

Il la prend par le bras et la remet d'autorité sur ses pieds.

Kyo : .... Tu es si mince...pour ne pas dire si petite!

Tohru (rouge) : EEH! Ce...ce n'est pas vrai!!

Kyo ramasse le sac qu'elle avait oublié par terre.

Kyo : Ne me dis pas que tu veux devenir aussi grande qu'Uotani!
Franchement! Qu'est-ce qu'elle va pouvoir faire si elle dépasse le mètre quatre-vingts?
Elle veut devenir top-modèle??

Tohru : Ah! Oui, ce serait chouette!!
Ce serait vraiment très bien!!

Kyo : ....

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Haru apparaît à la porte du bureau de Shiguré.
L'écrivain est devant son ordi mais il n'a pas l'air très productif.

Haru : Sensei...Rin était ici n'est-ce pas?

Shiguré : C'est vrai, elle était ici. Et alors?

Haru : Pourquoi vous parlez toujours comme si vous testiez votre interlocuteur?
Vous n'aurez jamais de copine si vous continuez ainsi.

Shiguré : Ha Ha! Je sais! Je sais!
Vous êtes si jeunes tout les deux... luttant pour pouvoir vivre...
Vous essayez de ne pas vous noyer... même si en vous laissant flotter vous atteindrez le même résultat.

Haru : La récompense de cette lutte, c'est qu'après l'avoir gagnée, nous saurons ce que c'est que de vivre pleinement.

Shiguré : Je vous envie.
Dans ce cas, continuez...
Mais s'il y a des questions que tu te poses, je crois juste que tu devrais interroger la bonne personne.
Elle est ton ancienne petite amie après tout.

Haru : Donc vous êtes au courant.
Que s'est-il passé? Elle a acheté votre silence?

Shiguré : Quelque chose comme ça. Mais je dois vraiment tenir ça secret.

Hatsuharu s'approche tout près de lui.

Haru : Et si je t'appele "chéri", tu me le diras?

Shiguré (très mal à l'aise) : Non, je crois que cela me rendrait plutôt malade.