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Full Version: AKITO-domo (tout sur Akito)
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frenchsunset

Dans tout ce que j'ai lu sur la psychologie d'Akito (et je remercie tout le monde pour leurs points devues éclairés et éclairants), je me demande si Takaya ne se sert pas d'Akki pour mettre le doigt sur le statut de la femme japonaise actuellement, et son évolution.
(Basileus a justement parlé du clivage entre modernité et tradition que l'on retrouve aussi bien dans le manga que dans la réalité...)

Les japonaises on mis longtemps avant de pouvoir avoir droit à une vie de femme moderne (boulot indépendance), ce qui n'empêche pas que les préjugés ont la vie tenace: une femme de 30 ans qui n'est pas mariée, restera célibataire...
Du coup, l'évolution du Japon dans sa mentalité se fait beaucoup grâce aux japonaises qui veulent briser le carcan dnas lequel on les élève (on peut dire la même chose pour les autres pays, je ne fais que prendre un exemple). Comment peuvent-elles le briser? En s'affirmant en tant que femmes, avec leur féminité, leur sensibilité...
Cela ne rappelle-t-il pas le destin d'Akito?

C'est une malédiction imaginée par un homme (dieu), et il faut admettre que les hommes sont naturellement plus autoritaires que les femmes en général (vois, stature, et des millénaitres de culture sur le sexe dit "fort"). Akito, fait appel au chantage affectif pour lier les maudits à elle (il paraît que c'est typiquement féminin si on en croit certains mâles wink.gif), ce qui ne fait qu'exacerber chez elle son besoin d'être désirée... lire les posts de Sumi et Basileus, beaucoup mieux écrits que ce que je pourrais faire...

Akito n'a jamais demandé à être un dieu, on lui a imposé ce destin, alors qu'elle n'était qu'une petite fille tendrement choyée par son père...Elle s'est retrouvée enfermée dans un rôle qu'elle ne cherchait pas, d'où peut-être cette envie qui se profile de connaître l'amitié, d'oublier ce que l'on lui demande d'être.

Bon, je m'exprime très mal et de manière maladroite (mais je suis pressée mille excuses!!!), mais j'espère que vous voyez le parallèle que je veux souligner.

La malédiction sera brisée à cause/grâce à la femme. et le Japon, ainsi que tous les pays occidentaux évoluent pour la même raison (et je ne suis pas féministe huh.gif!!!)
Basileus
QUOTE(frenchsunset @ Jan 17 2006, 05:39 PM)
Dans tout ce que j'ai lu sur la psychologie d'Akito (et je remercie tout le monde pour leurs points devues éclairés et éclairants), je me demande si Takaya ne se sert pas d'Akki pour mettre le doigt sur le statut de la femme japonaise actuellement, et son évolution.

Exactement! Je me rappelle que Sumi avait déjà posté à ce sujet: indéniablement, Fruits Basket est un manga sur LA femme (on les voit toutes: La jeune femme en fleur, pleine de compassion qu'est Tohru, la mère [Kyoko], la femme épanouie [Rèn], la femme frustrée dans son corps [Akki], la femme qui refuse son statut de mère [la mère de Yuki], la jeune fille [Kisa]...) Je crois que Sumi avait di qu'il existait dans l'image littéraire traditionnelle quatre sortes de femmes: la mère, la vierge, la prostituée et la sorcière [hm... je crois... elle avait parlé de Lilith, c'est pourquoi je dis ça... Excuse-moi si je me trompe, Sumi!!]

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Les japonaises on mis longtemps avant de pouvoir avoir droit à une vie de femme moderne (boulot indépendance)

On peut même dire qu'elle n'ont toujours pas ce statut... Encore maintenant, comme tu le dis très bien toi-même, Frenchsunset, à trente ans si une femme n'est pas mariée, c'est une tare (c'est pourquoi sont organisés les O-Miai (mm... je crois que ça s'écrit ainsi...^^') c'est-à-dire, les rencontres organisées par la famille de la femme afin qu'elle se trouve *enfin?* un mari. De plus, la vie japonaise n'est pas de tout repos: le salaryman veut rapporter l'argent de la famille et sa femme reste au foyer (d'ailleurs, d'après un sondage, 60% des femmes interrogées étaient contentes d'être nées femmes tant la vie de salarié japonais est dure.))

QUOTE
Akito, fait appel au chantage affectif pour lier les maudits à elle (il paraît que c'est typiquement féminin si on en croit certains mâles wink.gif), ce qui ne fait qu'exacerber chez elle son besoin d'être désirée... lire les posts de Sumi et Basileus, beaucoup mieux écrits que ce que je pourrais faire...

Espéront que ceci n'est pas typique des femmes, parce que j'aurais l'impression d'avoir rater ma vocation!! (autrement dit, il aurait été préférable que je sois un mec! ^^'') Merci pour ta gentille remarque, Frenchsunset, mais je trouve que ton post est très intéressant aussi [Hé hé! Sinon, je n'y aurais pas répondu!! XD]

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La malédiction sera brisée à cause/grâce à la femme. et le Japon, ainsi que tous les pays occidentaux évoluent pour la même raison (et je ne suis pas féministe huh.gif!!!)
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Mais si! Soyons un peu féministes, ça changera!! ^^
Sumi
QUOTE(Basileus @ Jan 19 2006, 11:40 PM)
Exactement! Je me rappelle que Sumi avait déjà posté à ce sujet: indéniablement, Fruits Basket est un manga sur LA femme (on les voit toutes: La jeune femme en fleur, pleine de compassion qu'est Tohru, la mère [Kyoko], la femme épanouie [Rèn], la femme frustrée dans son corps [Akki], la femme qui refuse son statut de mère [la mère de Yuki], la jeune fille [Kisa]...) Je crois que Sumi avait di qu'il existait dans l'image littéraire traditionnelle quatre sortes de femmes: la mère, la vierge, la prostituée et la sorcière [hm... je crois... elle avait parlé de Lilith, c'est pourquoi je dis ça... Excuse-moi si je me trompe, Sumi!!]

Je parlerai prochainement de la femme, du désir et de la maternité dans Fruits Basket, aussi reviendrai-je sur les très intéressantes questions que vous soulevez, frenchsunset et Basileus.
Pour l'instant, je vais rappeler les trois archétypes classiques de la femme dans la littérature et la mythologie ; on a coutume de classer les personnages féminins en trois catégories, la mère, la vierge et la prostituée, c'est-à-dire qu'on reprend les images d'Ève, de Marie et de Madeleine. Ces dernières années, les études sur le genre en littérature, en Histoire, en psychologie, etc. ont ajouté une quatrième femme que les écrits religieux ont pris soin de gommer, il s'agit de Lilith, à savoir la femme qui ne s'est pas soumise à Adam, celle qui a choisi d'être libre.
Aussi avons-nous à présent quatre figures féminines et Fruits Basket reprend à merveille cette trame de lecture en mélangeant les archétypes (Bravo Basileus, tu avais tout bon !).
Ainsi Tohru est-elle la vierge par excellence, mais elle prend parfois l'aspect de la mère ; aux yeux d'Akki, elle se conduit même comme une « traînée ». Et on pourrait aussi penser que Tohru, dans son obstination à faire basculer la malédiction, est également l'insoumise, une nouvelle Lilith.
Observons à présent Akki, puisque nous sommes dans son topic ; elle est la déesse, elle est donc la mère symbolique, celle qui nourrit les maudits, mais elle est aussi la vierge, la déesse inaccessible. Pourtant, elle se comporte également en prostituée, car elle ne sait pas aimer et confond l'amour avec la possession. Enfin, elle est aussi l'insoumise, mais bien malgré elle, parce que sa naissance en tant que femme fait d'elle la première faiblesse de la malédiction.
Le mélange des archétypes se retrouve aussi chez Kyoko, chez Ren ou chez tous les personnages féminins du manga.
Une femme ne gouverne pas comme un homme et c'est pour cela que la tradition patriarcale des Soma va s'effriter ; aussi, si la malédiction tombe, c'est d'abord parce que deux femmes, l'une volontairement (Tohru), l'autre involontairement (Akki), auront entraîné sa perte. Mais les maudits masculins ont toutefois leur rôle à jouer et ils ne sont pas si passifs, ce qui nous amène à dire que les femmes peuvent changer le monde, mais qu'elles le changeront avec les hommes et non sans eux (et c'est la féministe qui parle ! ;-) ).
Fruits Basket n'oppose pas les hommes et les femmes, c'est un manga qui les réconcilie et montre combien les relations humaines doivent être égalitaires et non hiérarchiques (ce qui est un autre problème du manga, car destituer un dieu et le remplacer par une femme, c'est non seulement une lutte des sexes, mais c'est aussi une lutte sociale). mad.gif
Basileus
Merci à toi, Sumi!!

Mais, oui!! Lilith, l'insoumise!! Bien sûr! Ce qui est intéressant avec Fruits Basket, c'est que les persos féminins sont très capables de représenter les quatre archétypes...
Tohru => la vierge (ou Marie): c'est la petite oie blanche, un peu naïve, qui apporte toute sa pureté à la famille Sôma. La mère (Eve): c'est un peu la maman protectrice des enfants *et même des adultes par certains côtés* Sôma, Cf, sa relation avec Kisa, Hiro et même Momiji [même si à un moment du manga, il se met à mûrir physiquement et qu'il se met à l'aimer...]. La prostituée (Madeleine): en tout cas aux yeux d'Akki!! ^^' . L'insoumise (Lilith): puisqu'elle veut anéantir la malédiction qui aux yeux des Sôma est une institution inébranlable...

Rèn => La prostituée: elle est une femme épanouie qui n'hésite pas à recourir à ses charmes pour arriver à ses fins. L'insoumise: alors qu'elle n'était qu'une simple servante, elle s'est unie au chef des Sôma, de plus, après la mort d'Akira elle refuse de se soumettre à l'idée que sa fille est le dieu de la famille. La vierge: euh... Là, je sèche... ^^' . La mère: La notion de mère est très importante chez Rèn tout simplement parce qu'elle refuse ce statut.

Akki => L'insoumise: de par sa nature de femme-dieu, ce qui auparavant était une abération... Ainsi que par son obstination à rechercher l'amour des 12 (malgré leur haine intrinsèque.) La vierge: Parce que malgré tout, elle reste vierge d'esprit... Elle n'a reçu aucune éducation, aucun amour maternel, elle me fait penser à une plante sauvage qui continue de pousser contre vents et marées... La mère: en tant que déesse nourricière (je reprends les propos de Sumi...) La prostituée: elle donne son corps à Kuréno comme un objet, comme un gage afin qu'il reste auprès d'elle.

Kyoko => La mère: C'est LA mère par excellence. L'image idéale de la mère, à tel point que même morte, Kyoko reste vitale pour Tohru pour qui c'est une déchirure que de la quitter. La prostituée: Aux yeux de la famille de Katsuya! ^^ . L'insoumise: En tant qu'ancienne Yankee, en tant que mère extraordinaire, en tant que mère célibataire... La vierge: Peut-être lors de sa rencontre avec Katsuya?? ^^'

mad.gif
frenchsunset
QUOTE
Rèn => La prostituée: elle est une femme épanouie qui n'hésite pas à recourir à ses charmes pour arriver à ses fins. L'insoumise: alors qu'elle n'était qu'une simple servante, elle s'est unie au chef des Sôma, de plus, après la mort d'Akira elle refuse de se soumettre à l'idée que sa fille est le dieu de la famille. La vierge: euh... Là, je sèche... ^^' . La mère: La notion de mère est très importante chez Rèn tout simplement parce qu'elle refuse ce statut.


Vierge? on peut dire qu'elle a gardé la même pureté de sentiments pour Akira, malgré les années écoulées depuis sa mort; et c'est pour ça qu'il est d'autant plus difficile pour elle d'accepeter le fait qu'il ait donné un objet à Akki, comme une dernirèe pensée pour elle, et non pour Ren...

Avec la précipitation des événements, on peut s'interroger sur la portentielle évolution des relations entre la mère et la fille... car, si tous les maudits finissemnt par apprendre que Akki est en réalité une femme, ça va "l'humaniser", donc, mettre en retrait l'image de dieu qu'elle a dû se forger. Est-il possible alors que Ren puisse aussi changer son regard sur sa fille? Parcequ'elle n'aura plus de grand rôle à jouer (ce qui les mettre sur un plan d'égalité), qu'elle redeviendra une femme, donc, la fille qu'elle avait eu avec Akira...?

J'ai conscience qu'en 9 chapitres, Takaya manquera snas doute de temps pour développer cette relation, mais je pense que c'est intéressant de se poser la question... ça ne peut qu'aider à comprendre les personnages et leur évolution... mad.gif


sukis à tous!
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